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Apres une heure et demie de visionnage des boires et déboires d’un réfugié sikh en France, une conclusion s’impose. On est loin d’un Bollywood, très loin même. On est même loin d’un film de cinéma. Un coup d’oeil à la liste des co-producteurs (Zee Network et France Télévision) achève de nous convaincre qu’il s’agit d’un formatage téléfilm. Le résultat est assez sympathique mais en aucun cas transcendant (pas d’effet de caméra adapté au grand écran, un habillage musical inexistant, des acteurs franchement moyens). Bien que le nombre de noms à consonance indienne soit élevé dans ce long-métrage, il ne s’agit pas d’un film indien, il s’agit d’un film avec des Indiens. L’humour est très loin de l’humour des studios du sous-continent. La religion, les anciens, les convenances et la morale sont foulés aux pieds. Notre héro sikh ne porte son turban que la moitié du film. On ment, on vole, on triche sans jamais s’en indigner, la survie justifiant tout. La Chair, ah la Chair... on s’embrasse à pleine bouche (et plus vu qu’on a des affinités), on ne nous cache pas les corps (mais pas de femmes indiennes, ouf, « l’honneur est sauf »), au contraire, on ne manque jamais une occasion de nous dévoiler, qui un sein, qui une paire de fesses (fort jolis j’en conviens).
Alors une perte de temps ce One Dollar Curry ? Franchement ? Non.
Il ne faut pas s’attendre à un chef d’œuvre, on a là un Black Mic-Mac avec un Indien au lieu d’un Africain. Avec quelques moments réellement drôles et d’autres relativement émouvants, quelques musiques et chansons de bonne qualité (celle du générique de fin en particulier), le Paris qui s’étend de « Chapelle » à « Gare de l’est », l’ancien OFPRA (Office Français Pour les Réfugiés et les Apatrides) de Fontenay-sous-Bois, etc. Aller voir One Dollar Curry ne sera pas une perte de temps si vous vous intéressez à l’Inde mais préférez la première séance pour ne pas payer plein tarif...
Lire l’article de Maya sur One Dollar Curry.
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