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Slumdog Millionaire

Traduction : Le pouilleux millionnaire (Quebec)

LanguesHindi, Anglais
GenreFilms sociaux
Dir. PhotoAnthony Dod Mantle
ActeursAnil Kapoor, Irrfan Khan, Mahesh Manjrekar, Freida Pinto, Dev Patel, Celador Films
Dir. MusicalA. R. Rahman
ParolierGulzar
ChanteursTanvi Shah, Maya Arulpragasam
ProducteursHeimat Films, Christian Colson
Durée120 mn

Bande originale

Jai Ho

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Fiche IMDB
Page Wikipedia
La critique de Fantastikindia

Par Señorita - le 22 janvier 2009

Note :
(9/10)

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Question à 20 millions de roupies : Pourquoi le film Slumdog Millionaire a-t-il gagné autant de Golden Globes majeurs ?

A. La cérémonie est truquée
B. Danny Boyle est un génie.
C. La chance sourit au film.
D. C’était écrit.

Mumbai. Jamal Malik (Dev Patel), un jeune serveur (chaiwallah), vient d’atteindre la dernière question du jeu télévisé Qui veut devenir millionnaire ? quand il est arrêté par la police qui le soupçonne de tricherie. En effet, le policier qui l’interroge (Irfan Khan) reste persuadé qu’un pauvre serveur des bidonvilles, un « slumdog », ne peut pas répondre à toutes les questions du jeu sans avoir un complice pour l’aider. Sous la torture, Jamal Malik avoue qu’il connaissait les réponses. Il commence alors à faire le récit des moments de sa vie qui se cachent derrière chaque question…

Adapté du best-seller de Vikas Swarup, Slumdog Millionaire était attendu depuis plusieurs mois aussi bien par les lecteurs de ce livre à la critique unanimement positive, que par les passionnés de cinéma indien, pour la présence, dans l’équipe, de deux acteurs indiens connus, Irfan Khan et Anil Kapoor, et du compositeur, A. R. Rahman, mais également parce que le film se déroule et a été tourné en Inde. Les Golden Globes obtenus par le film, quelques jours avant sa sortie en salle, n’ont fait que renforcer l’attente. Qu’en est-il alors du nouveau film de Danny Boyle ?

Le réalisateur s’éloigne ici considérablement de son Royaume-Uni natal, puisqu’il plonge au cœur même de Mumbai, énorme métropole indienne. Sa décision de tourner au cœur des bidonvilles, comme Dharavi, le plus grand bidonville d’Asie, donne au film une force qu’il n’aurait sans doute pas pu avoir s’il avait été tourné en studio. Danny Boyle et son équipe se sont ainsi équipés de petites caméras légères de façon à être plus mobiles et à pouvoir aller dans des endroits ne servant habituellement pas aux tournages et encore moins aux tournages de films occidentaux. Slumdog Millionaire montre ainsi des images de l’Inde qui sont loin de celles offertes par la plupart des films hindis (mais déjà beaucoup plus proches de films tamouls), puisque crasse et amoncellement de détritus font souvent partie du paysage. Le film ne propose pas une vision édulcorée de l’Inde, mais une vision plutôt de l’ordre du réalisme. On ne voit pas cette gigantesque ville qu’est Mumbai avec les yeux d’un touriste, mais bien à travers le regard du héros du film. Danny Boyle précise lui-même qu’il ne voulait pas filmer l’Inde comme dans Darjeeling Limited, où la beauté des paysages était mise en avant. Ce n’est pas une superbe esthétique qui est visée ici et pourtant il aurait été facile de l’atteindre, au vu de la multitude de couleurs présente dans n’importe quel environnement indien. Cet aspect réaliste vient renforcer bien évidemment l’histoire de cet enfant des bidonvilles qui devient millionnaire du jour au lendemain et c’est pourquoi le film n’en est que plus puissant.

Toutefois, ces images prises sur le vif dans les bidonvilles ne seraient rien si le montage ne venait pas les mettre en avant et leur donner du rythme. On le sait, le montage est une des spécialités de Danny Boyle : souvenez-vous du film-culte qui l’a propulsé sur le devant de la scène, Trainspotting. Il n’est donc pas étonnant que Slumdog Millionaire soit un film extrêmement bien monté et, ce qui serait surprenant, c’est qu’il n’obtienne pas l’Oscar pour cela. En effet, quoi de plus difficile que de raccorder des plans tournés sur le vif dans les bidonvilles grouillants de monde de Mumbai ? C’est pourtant ce que réussissent à faire avec brio le réalisateur et son équipe, offrant ainsi au spectateur un film au rythme époustouflant sans pour autant lui donner le vertige. Sans doute grâce à l’équilibre que réussit à trouver le film en alternant scènes de jeu télévisé, qui reposent plus sur une tension dramatique, et scènes de la vie de Jamal Malik, souvent pleine d’action.

Le scénario est ainsi un autre des atouts majeurs de ce film. Le livre était pourtant difficile à adapter : si le style de Vikas Swarup était très scénaristique (il écrit au présent et décrit beaucoup les actions), le grand nombre d’histoires et le bouleversement chronologique de la trame narrative rendaient son adaptation au grand écran très difficile. C’est le scénariste de The Full Monty, Simon Beaufoy, qui a relevé le défi avec succès une fois encore. De fait, si l’on considère le film d’un point de vue puriste, on se rend vite compte que le livre n’a pas été adapté tel quel : toutes les histoires ne sont pas présentes, des noms ont été changés, des événements aussi. Toutefois, l’esprit de Les Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire est là. Même si la chronologie de l’histoire a été restituée dans le film pour une meilleure compréhension, la construction éclatée a été conservée puisque Slumdog Millionaire voyage, pendant une grande partie du film, entre trois strates temporelles. On retrouve aussi bien d’autres éléments du livre comme la dénonciation du jeu télévisé Qui veut gagner des millions ?, l’idée de destin, l’histoire d’amour entre Jamal et Latika. Celle-ci est d’ailleurs fortement mise en valeur et se présente comme le fil rouge du film, renforçant la tension dramatique. Un scénario réussi donc, bonne adaptation d’une œuvre pourtant délicate à transposer sur grand écran, qui laissera plus d’un spectateur cloué sur son siège : un Golden Globe mérité pour Simon Beaufoy.

J’évoquais plus haut la tension dramatique, qui ne cesse d’augmenter pendant tout le film jusqu’à arriver à son point culminant, lorsque Jamal doit répondre à la dernière question du jeu télévisé. Cette scène-clé repose sur un suspense important, mis en avant par le montage parallèle qui montre Latika tentant de regarder le jeu à la télé. Elle doit également, comme tout le film, beaucoup à l’interprétation des acteurs. Dev Patel, qu’on avait pu voir dans la très bonne série anglaise Skins en jeune adolescent pakistanais tiraillé par les hormones, exprime ici tout son talent de jeune acteur, en interprétant avec justesse ce garçon prêt à tout pour la fille qu’il aime. Nul doute que le film va donner de l’élan à sa carrière et le propulser sur le devant de la scène comme un acteur à suivre. Le reste du casting n’est pas à négliger, puisque Anil Kapoor, qui trouve ici son premier rôle dans un film britannique, fait honneur à l’Inde en jouant avec talent le rôle du présentateur sournois et méprisant. A noter aussi la performance des deux petits garçons interprétant Jamal et son frère dans leur enfance ou encore celle de Freida Pinto, elle aussi jeune révélation du film. De plus, la tension dramatique est sans cesse soutenue par la magnifique musique de A. R. Rahman, le « Mozart indien », ainsi qu’il est surnommé dans son pays. Des morceaux comme Ringa Ringa ou O… Saya (chanté par Rahman lui-même) contribuent à donner aux scènes qu’ils accompagnent une puissance incroyable : nul doute que la poursuite sur les toits des bidonvilles restera dans la mémoire des spectateurs. Le compositeur, dont la réputation n’est plus à faire en Inde, mais qui reste méconnu dans d’autres industries cinématographiques, vient de faire une entrée fracassante à Hollywood en remportant le Golden Globe de la meilleure musique.

Au final, Slumdog Millionaire est sans doute un des films les plus réussis de Danny Boyle, n’ayant rien à envier à la qualité de ses premiers films comme Trainspotting ou Petits Meurtres Entre Amis. Il ravira à la fois les lecteurs du livre et les fans du réalisateur, mais aussi les passionnés de cinéma indien qui découvriront que Danny Boyle fait sûrement partie de cette dernière catégorie. En effet, la chorégraphie finale, bien que minimaliste, est une référence certaine et positive au cinéma indien, ainsi que d’autres scènes comme celle de l’émeute. Impossible pour un fan de cinéma indien de ne pas y voir un clin d’œil à Mani Ratnam, réalisateur tamoul unanimement apprécié en Inde. Et sûrement par le réalisateur britannique. Le petit film indépendant qui avait démarré sa carrière comme outsider des Golden Globes est maintenant l’un des grands favoris aux Oscars 2009. Rendez-vous le 22 février.

Question à 20 millions de roupies : Pourquoi Slumdog Millionaire a-t-il gagné autant de Golden Globes ?

D. C’était écrit.

Retrouvez la critique du livre Les Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup : ici.

Commentaires
50 commentaires
En réponse à Ana - le 08/03/2009 à 21:08

Magnifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique

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clem le 21/03/2011 à 19:49

je suis d’accord avec noella et candy, le film n’est décidément pas à la hauteur du livre et est loin d’être le chef-d’oeuvre décrit par la presse, je l’ai même trouvé à la limite du moyen…
Et le plus comique est la séquence dansée (on appelle ça de la danse non ?!) au générique final : comique involontaire cela s’entend !

note : 3,5/10

pbx67 le 03/02/2011 à 12:48

La RTBF1, 1ère chaîne belge, l’a diffusé il y a 3 jours. En prime-time, SVP ! On peut le revoir en streaming pendant encore quelques jours sur ce lien :

http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_slumdog-millionaire?uid=59380930668&idshedule=dcf65cf4f41a1f5deeaba9fd3ed7ac3b&catchupId=10-TCFFG247-000-PR-1&serieId=

Didi le 03/02/2011 à 13:23

ciné cinéma premier le diffuse aussi en ce moment.

Madhurifan le 24/12/2010 à 08:44

Ca c’est bien balancé ! Bravo Noella !

Je suis tout à fait de ton avis. Qu’on nous parle quasiment de chef d’oeuvre indien, comme je l’ai lu dans quelques articles de presse, pour un film anglais qui a vidé de sa substance et de son originalité le bouquin de base (qui lui était passionnnant), je trouve ça un peu fort.

Cela dit, pour moi, SM n’est pas un mauvais film.. anglais. J’aime bien Dany Boyle en général et son style un peu décalé en particulier mais rien à voir avec Bollywood.
A ce tarif, "Le Fleuve", de Jean Renoir est aussi un film indien, et "les 3 lanciers du Bengale" aussi pendant qu’on y est. Tout bien réfléchi, le film de Renoir ça se discute. En tout cas plus que le film de Boyle.

Bref, inutile de s’énerver. Mieux vaut oublier ce film et partir à la chasse pour trouver un bon film hindi, ce qui n’est pas une mince affaire en ce moment.

noella le 23/12/2010 à 23:35

Presqu’une année après …Ce film m’agace pour une raison très simple , c’est que dès que je parle de cinéma "boollywoodien" , on me parle de celui-ci qui n’en est pas un.Plus agaçant encore le commentaire de D. Boyle sur ce film qui prouve qu’il a surtout surfé sur une vague, sans connaissance du cinéma auquel il fait référence et je ne suis pas certaine que A.R. Rahman ait eu finalement envie de se fouler pour quelqu’un qui exploitait un sujet sans le connaître .Dev Patel d’ailleurs a fini par déchanter sur le réel impact de ce film auprès des réalisateurs occidentaux vis à vis des acteurs dits "asiatiques".Tous les thèmes abordés ont déjà été traités en Inde .La problématique des films présentés n’a pas de sens face à ceux récompensés , c’est un vrai coup de Trafalgar que de récompenser un film parlant de l’Inde filmée par un occidental !Quand l’Inde est sans doute le seul pays à faire des films de "masse" alors que cela est plus qu’en voie de disparition, et que le plaisir du cinéma ,ce n’est pas que des chefs d’oeuvre , mais une émotion fugace ou profonde à voir et à revoir en salle, ce qui nous est de plus en plus difficile .Ce n’est pas Laagan que j’aimerais voir et revoir sur grand écran ..

Laurent le 24/12/2010 à 16:19

Assez d’accord, je trouve que c’est un film plutôt mineur, aux effets fatigants et peu "indien" dans son traitement, à sauver pour ses très bons seconds rôles (seuls éléments venant de Bollywood, comme par hasard), Irfan Khan et Anil Kapoor.

Candy le 08/01/2010 à 22:33

en fait, je trouve que l’esprit de Q&A ( le livre ) n’a pas été bien retranscrit dans Slumdog Millionaire. Le fait de changer le nom du héros change beaucoup la donne pour moi. En même temps, il était trop difficile d’exporter ce film à l’international en conservant le nom original puisqu’il aurait été impossible pour un occidental peu au courant de la situation sociale et religieuse en Inde de comprendre le contexte.
Mais justement, ca enlève à l’esprit du livre.

Et puis bon, c’est quand même loin d’être réaliste. On n’apprend pas l’anglais dans les écoles primaires des bidonvilles indiens. Si les habitants de Dharavi savent déjà lire et écrire l’hindi ou le marathi, c’est déjà bien ! Alors l’anglais… Et avec les 3 Mousquetaires en plus ! Parce que 1) au primaire, c’est une oeuvre difficile à aborder 2) d’autant plus quand c’est pas dans ta langue natale 3) ce n’est même pas un livre anglais.

Dev Patel parle mieux anglais que Anil Kapoor dans le film et ça , ça plombe la crédibilité.

En fait, j’ai trouvé ça hollywoodien dans le traitement de l’histoire d’amour. Comme une espèce de curry en boîte tout fade.

Et j’ai été super déçue par A. R. Rahman. Quasiment toute la B.O. vient de M.I.A ( et c’est génial, surtout Paper Planes). Les seuls morceaux qu’ils a composés, c’est à dire plus ou moins seulement Ringa Ringa et Jai HO. J’aime beaucoup Ringa Ringa mais il est abominablement copié sur Choli Ke Peeche Kya Hai, à mon avis. Et Jai Ho est nul, surtout la part en espagnol.
Et Aaj Ki Raat, en plein milieu, alors que ca n’a pas été composé par Rahman, je ne vois pas l’intérêt …

Et je trouve que Jamal Malik n’a pas grand chose à voir avec Ram Muhammad Thomas. Ram est très fataliste, il laisse les choses se passer, à part quand il veut tuer Prem parce qu’il ne sait plus quoi faire d’autre, parce qu’il ne peut plus rien faire d’autre.
Jamal Malik se bat tout le temps contre le système, contre son frère, etc. mais ne perd jamais vraiment espoir. Il est trop hollywoodien, à la fois trop occidental et trop "intègre", honnête et naïf, trop innocent. Ram perd vite son innocence, il a tué quelqu’un, il était prêt à tuer une autre personne. Parce que c’est la vie, pour lui.

Et puis la séquence finale, boooof….

Ana le 08/03/2009 à 21:08

Magnifiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique

pbx67 le 08/03/2009 à 19:16

Ainsi donc, il aurait fallu un Irish comme Danny Boyle pour réussir là où ont échoué les meilleurs réalisateurs indiens…. Je trouve qu’il a dans ce film très bien capté et restitué l’esprit, "le souffle" des grands bollys… Et l’histoire me rappelle étrangement cette belle chanson de Nicole Rieu, India :

"J’ai vu le lotus pousser dans la fange, Et dans l’enfer des rues, J’ai même vu des anges, Etranges, J’ai vu des enfants aux yeux de cristal, En haillons, sourire encore aux étoiles, Banal. Indi, Indi, India"…

k le 09/03/2009 à 11:14

Pbx67 L’Inde a toujours été honoré cinématographiquement dans le monde.Et n’a pas attendu Boyle pour remporter des oscar ou pour gagner en prestige.Satyajit Ray avait remporté l’oscar pour l’ensemble de sa carriére et avant Slumdog c’est Gandhi qui avait raflé pas mal d’oscar dont un pour Bhanu Athaiya et celui du meilleur film.J’en passe sur les prix glanés dans les festivals internationaux.Dont un grand prix à cannes pour "Neecha Nagar" de Chetan Aanand en 1946.Ceci dit,On aime ou on aime pas Slumdog (je vois plus de gens qui n’aiment surtout anglosaxons et indiens) mais Tu as l’âme d’un poète continue..

k le 08/03/2009 à 12:12

Didi je penses que tu t’égares là.Je n’ai jamais dit que mon opinion valait plus que la tienne.C’est juste que tu n’est pas convaincante maintenant tu n’attaques pas mes arguments mais moi.Le principe d’une discussion c’est de confronter aux opinion des autres meme si on n’est pas d’accord.Je pense pas qu’on doit être professionel pour parler de cinema sur internet n’imprte qui est un critique en puissance.Le parti pris cinématoraphique n’est juste qu’un axe d’un film en lui meme un film a d’autres axes.Voilà ,quant à mes "qualifications adjectivaux" comme tu le dis ne regarde que moi …là c’est assez soft j’ai entendu pire sur les films.c’est ton droit de vouloir pousuivre sur le forum moi je viens que par intermittance j’ai déjà été meme d’un site anglophone ça ma ereinter à la longue car les blocs ne bougeaient pas et c’est difficile d’avoir une discussion constructive !

k le 08/03/2009 à 11:27

ceci dit le première heure de Slumdog est nettement meilleur.Laurent pense au seconds roles je trouve pas que Irfan Khan (l’inspecteur), Anil Kapoor (le présentateur)ou MaheshManjrekar(qui avait réalisé Vaastaz, il joue l’anti Héros)soi meilleur ce qui me touche c’est les enfants dans ce films leurs lutte pour survivre dans univers hostile,ou les adultes sont souvent des ennemis et ils n’ont qu’à compter sur eux memes pour en sortir !Le scène culte étant l’enfant qui plonge dans la merde dans une toilette à ciel ouvert pour rencontrer Amitabh.Le lien avec Trainspotting où Ewan Mcgregor fait la meme chose est interessant !

k le 08/03/2009 à 11:02

Haha je le repète SIL est un piètre film du reste il ya tout une selection de piètre film qui ont eu l’oscar du meilleur film…Compare Shakespeare in love avec’ Il faut sauver le soldat Ryan "et tu comprendras que SIL ne fait pas le poids.Pour moi Slumdog tombe dans dans la meme catégorie !!D’accord avec Laurent meme si Sanjay Gupta est assez nul comparé à RGV qui a perdu de sa verve !mais bon tu as raison sur l’axe Anglo Saxon ..On se souvient De "Gandhi" aussi qui est d’être le meilleur film sur ce personnage atique est complexe alors que le ne fait que repeter les épisodes connus de sa vie et le grave dans du marde sans montrer son coté complexe.
Sur les passages chantés dansés je rappel juste que Hollywood a perdu sa tradition du musical ce qui est trés regrettable.Mais je pense pas que Slumdog a été recompense parcequ"’il se demarque d’une production indienne classique on a inseré des danses et des chansons à la fin(de piétre qualité :) et au milieu dans le bordel ce qui presque cliché si on connait la tradition Bollywoodienne).Je voudrais pas tomber dans le piège qui consiste à dire qu’on montre toujors l’Inde pauvre ceque les occidentaux veulent.L’inde ne se cache pas elle se montre dignement avec sa pauvreté endemique.Aprés les films ne sont pas des brochures de touristes et le Réal choisit ses sujets.Mais le fait que des cinéastes (documentaire et de courts métrages) qui font des films sur les aspects polémiques ou pauvres de l’Inde qui sont recompensés ont peut se poser la question s’il n’y a pas une sorte d’exploitation.En tout cas je me le pose..C’est assez inquiétant.Du reste" Priyadarsan a dit avec raison L’inde n’est pas la Somalie"…

Didi le 08/03/2009 à 11:32
en réponse à k le 08/03/2009 à 11:02

Ce n’est pas parce que tu emploies l’adjectif "piètre" dans une syntaxe approximative que cela va me convaincre. J’aurais espéré des arguments cinématographiques. Tu n’aimes pas SIL c’est ton droit, ni Slumdog c’est ton droit, mais formule tes appréciations de façon à ce que l’on sache que c’est ton avis et qu’il n’engage que toi.
Par ailleurs, ce n’est pas parce que Laurent est d’accord avec toi, que tu as raison. Laurent n’est pas un professionnel du cinéma et ses avis n’engagent que lui. Maintenant, je ne réponds plus sur cette page de commentaires, car notre discussion est hors-sujet, mais je suis disposée à engager une discussion avec d’autres types d’arguments que la qualification adjectivale sur le forum.

Laurent le 08/03/2009 à 15:43

Tu as tout à fait raison à mon propos, je ne suis pas un pro’, ce qui a un avantage : je peux donner mon avis de façon désintéressée. Je n’aime pas sacraliser les "pro", ce sont aussi certains d’entre eux qui font du succès avec des petits films peu exigeants comme les Ch’tis ou les derniers Dhawan.

Didi le 06/03/2009 à 16:04

Je ne comprends pas trop le sens de ton commentaire, par ailleurs assez contradictoire. Tu critiques les grosses ficelles du scénario et le ressort principal "la question qui renvoie à un épisode de la vie du héros" qui est justement l’adaptation du roman Q&A. Tu reprends les poncifs que j’ai pu lire sur les commentaires d’utilisateurs de sites lié au cinéma indien, en particulier, je te cite "la xénophobie" des occidentaux à l’égard des indiens. Tu compares ce film à Lagaan alors qu’ils n’ont rien à voir. Bref, ce n’est pas très clair.
Par ailleurs, je signalerai deux choses :
 en France, le film n’a eu aucune promotion sauf le résultat des GG. La critique cinématographique française, qui n’aime pas Boyle, ayant émis des avis mitigés (cf Allociné). C’est surtout le bouche à oreille qui a fait le succès du film.
Quant à Salaam Bombay, je te rappellerai juste que le film a eu une reconnaissance internationale en remportant la Caméra d’Or du festival de Cannes. Et la même Mira Naïr a eu le lion d’or de Venise pour le Mariage des Moussons. L’accusation de "xénophobie" est peut-être un peu abusive, à mon sens.
Effectivement TPZ n’a pas été sélectionné pour la course finale à l’Oscar du film étranger. C’est vrai que c’est dommage. Ensuite, il faut peut-être que l’Inde s’interroge sur les films qu’elle sélectionne pour la représenter : Ekklavya était bien esthétiquement mais c’était à peu près tout. Pourquoi ne sélectionne-t-elle pas des films du Sud ? ou des films bengalis ?
 Aux Etats-Unis, le film est sorti en novembre et a marché aussi grâce au bouche à oreille. Au départ, surtout grâce au prix du public du festival de Toronto. Il faut se dire que nous nous connaissions Anil Kapoor et Irfan Khan, mais à l’international ce sont des (presque) inconnus. Donc ce film sans vedettes a eu une carrière internationale exemplaire (le film marche bien en Espagne, en Russie aussi). C’est peut-être aussi que l’histoire est attachante et que le film n’est pas si médiocre que tu le dis.

k le 07/03/2009 à 14:47

Oui je comprends ce que tu veux dire mais je parlais de "xnephobie"puisque comme j’avais dit tu crois que si ce film avait été fait par un indien meme d’origine ou immigré Tu penses que ce film aurait eu ces oscars.NON
Sur la critique du Q &A ..oui ça vient du roman mais c’est pour ça qu’on parle d’adaptation.Le réalisateur a juste repris l’histoire la structure telle quelle.Aussi je te signale qu’un canditat n’a pas du tout tout ce TEMPs pour repondre à une question !!!!C’est pour ça je parlais que le pousse sa forme de fiction trop loin.Quand je dis fiction c’est qu’on accepte certaine choses dans une fiction par ex le TEMPS s’ecoule plus lentement.Là il s’agit d’un jeu qui est bouclé trés vite et je te signale c’est rarement en DIRECT !!

Sur la xenophobie je parlais des oscars et pas des autres festivals qui sont plus ouverts sur l’inde..Plusieurs films de RAY ont été recompensés.
Comparaison avec Lagaan c’est pour montrer la valeur de Slumdog multi recompensé a celui de Lagaan qui est bien supérieur.Affectivement l’Inde n"est pas toujours inspiré dans ses choix quant aux films le representant pour l’oscar du meilleur film étranger.pour preuve Jeans avait été envoyé.
Sur la séection des films de sud de l’inde plusieurs films ont déjà été envoyé aux oscars comme Thevar Magan,Nayagan…
Les films de Ray ont aussi été envoyé Ganashatru entre autres..
Il faut dire avant on envoyé des films de qualité mainteant on envoie des films commerciaux de Bollywood souvent.Puis c’est hautement politique cette affaire comme pour les National Awards.
Sur l’aspect commercial je pense pas que Slumdog a été ignoré je me souviens que Canal Plus avait parlé du reste le film marche trés bien il ya meme deux versions en Inde une double en Hindi…Il ya pas de quoi le plaindre c’était un petit film au départ plus maintenant.Mais ,il faut jamais faire une equivalence entre la qualité d’un film et sa vie commerciale.De nos jours les medias aident beaucoup les films dans leurs succés.
J’aurai préferé un meilleur film qui represente l’Inde soit recompensé mais un jour ou un autre on comparera les films d’avant , il y avait "No country for old Men""There will be Blood"cette année "Slumdog"Pour moi il y a pas une fossée entre ces films mais un gouffre.Voilà…l’oscar nous a habitué avec ses anneries comme "Shakespeare in love"Slumdog n’est qu’un autre exemple !!

Didi le 08/03/2009 à 01:29
en réponse à k le 07/03/2009 à 14:47

Là, je m’insurge complètement, Shakespeare in love est loin d’être une ânerie !! Qu’est-ce qui te permet de dire ça et d’avoir des jugements aussi catégoriques.

Laurent le 08/03/2009 à 02:13

En effet, c’est un film très mineur et très léger (surtout sur un aussi grand artiste, et incarné par un jeune premier aussi diaphane), pas le grand biopic qu’on espérait, mais c’est tout de même plaisant, surtout pour l’aspect historique, qui sonne juste. Un film de studio assez fin comme en a produits Miramax.

Laurent le 07/03/2009 à 20:02
en réponse à k le 07/03/2009 à 14:47

Je ne sais pas si Slumdog a vraiment été sélectionné grâce à des "relations entre Anglo-Saxons" ; il est beaucoup plus probable que c’est la mise en scène efficace et accessible sans passages chantés et dansés qui a plu (ça aurait pu être réalisé par Ram Gopal Varma ou Sanjay Gupta, au style pompier). D’accord sur No Country… et There Will Be Blood qui sont nettement meilleurs, par contre je trouve que Shakespeare in Love est bien inférieur à Slumdog, ce dernier est plus attachant et a de meilleurs acteurs (les seconds rôles).

k le 05/03/2009 à 19:06

Pas mal surtout le début mais le film en lui meme est assez ridicule je pense le personnage principal est fautif Dev Patel avec son accent anglais ne passe pas du tout pour un jeune issu des bidon villes.Mais on voit les grosses ficelles comme à chaque question ça le renvoit à un épisode de sa vie me semble beaucoup trop demander au spectateur pour une fiction porter par une presse débile !L’histoire est pas mal( trés trés indien)sans qu’on y voit la touche de Boyle pourtant pas mal comme réal.On voit bien la xenophobie c’est à dire seul un film fait par les occidentaux surtout anglais’ sur" peut remporter des prix en occident.Si ç’avait été un indien ce film aurait trés vite DISPARUE !lEn Inde meme on a fait mieux avec Satya..Ou sur l’enfance Salaam Bombay ou Boot Polish..Meme la musique de Ar Rahman est faible pourtant il a raflé deux oscar du reste il l’a accepté lui meme.Mais bon ,on est à l’heure ou il suffit du buzz et des médias pour qu’on gagner quelque chose.Ou est le mérite !!Lagaan est bien mieux que Slumdog..pff

clem le 21/03/2011 à 19:52
en réponse à k le 05/03/2009 à 19:06

Je suis tout à fait d’accord, même le très touchant Swades n’a pas rencontré son succés alors qu’il est cent fois mieux…
Les oscars ne veulent rien dire, Slumdog est un film ridicule !

Didi le 24/02/2009 à 19:36

8 Oscars… c’était écrit ^^

Laurent le 08/02/2009 à 20:10

J’ai enfin vu ce film britannique, et je suis plutôt d’accord avec Tistou et Madhurifan : j’ai été un peu déçu du point de vue émotion, le médiocre et peu expressif Dev Patel étant le gros point faible du film. Je parlerais sans problème de film semi-commercial parce qu’il est assez bâtard, une belle histoire (surtout la première partie, bien que la référence à « Bombay » soit moins émouvante que le Ratnam) racontée sans grande sensibilité par un semi-tâcheron (on est loin du grand artisan de la période écossaise) et avec une mise en scène et une musique lourdes (les gros rap’ agaçants à donf dans le cinéma pour bien montrer que telle scène de poursuite c’est le bordel « sur-monté » à la Michael Bay et ses films avec rappeurs) et pas forcément agréables, on frôle même l’abrutissement dans certains passages de la 2ème partie. Dans l’ensemble, c’est malgré tout un bon film, un petit 7/10 grâce aux très bons Anil et surtout Irfan Khan, qui apportent les rares touches de réelle finesse de tout le film, on aurait aimé que ces personnages soient plus développés, dans leur vie privée notamment. Si les parallélismes-oppositions Jamal/son frère et Jamal/sa copine ne m’ont pas passionné, c’était tout de même distrayant, le film est raconté à un bon rythme, mais je m’attendais à un peu mieux que cette narration systématique bien routinière… Au final, c’est pour moi un bon film de studio anglo-saxon, peu touchant mais divertissant, avec une musique agressive qui m’a un peu déconcerté (disons que je n’ai reconnu, et donc apprécié de Rahman que la réjouissante chanson finale) et des gros effets emphatiques à deux balles qui m’ont fatigué vers la fin ; si je n’avais à retenir qu’un problème qui m’a empêché de m’identifier aux personnages et d’être touché, c’est l’indécision de Danny Boyle, qui oscille entre belle histoire très classique (voire légèrement naïvo-commerciale… comme on aime !), et cynisme tape-à-l’œil avec saupoudrage de pointes de mauvais goût variées, parfois indirectement émouvantes mais on n’a pas toujours le temps de laisser monter l’émotion… En somme : à voir en salles surtout si on est fan des seconds rôles indiens.

HS Oscars : Indépendamment de ça, les récompenses aux GG me semblent toutes exagérées (j’ai déjà cité les oscars de Tom Hanks pour souligner le mauvais goût qu’ont parfois certaines récompenses), bien que je n’aie vu que peu des films concurrents pour les GG/Oscars ; j’espère que Rahman obtiendra un oscar pour une chanson (mais pas pour la BO, pour moi faut que la BO fonctionne avec le film), mais « The Dark Knight » mériterait à mon humble avis plus de récompenses pour sa qualité bien supérieure.

Kendra le 04/02/2009 à 00:54

Totalement sous le charme de ce film, la deuxième fois a été encore meilleure ! J’aime ce qu’a fait Boyle de l’histoire, j’aime les images, j’aime les mouvements de caméra secs et j’aime la musique de Rahman et M.I.A.
Cette course-poursuite dans les bidonvilles au son de O saya m’émeut toujours autant, c’est étourdissant. Paper Planes sur les toits des trains me donnent encore cette impression de liberté. La relation entre les deux frères est très intéressante, j’avoue que je ne vois pas trop les problèmes soulevés dans d’autres coms. Cette relation est basée sur l’ambigüité entre l’amour fraternel et la jalousie maladive de Salim envers Jamal. Boyle a mis dans le mille en ce qui me concerne, et j’avoue être bien heureuse d’avoir autant été sensible à ce film.
Joli article Señorita ;-)

Didi le 04/02/2009 à 10:54

Je suis tout à fait d’accord avec toi, Kendra, c’est encore mieux la deuxième fois. On peut être attentif à plus de détails.
Et je pense même qu’une troisième fois ne fait pas de mal non plus ^^
Par ailleurs, je crois que si le film est nommé (on va passer les catégories classiques : meilleur film, réal, etc.), pour meilleur montage, meilleur son, bref dans les catégories techniques pour les BAFTA et pour les Oscars, sélectionnés par des gens qui s’y connaissent un peu plus en cinéma, quand même , que le spectateur lambda, c’est pour une raison.
Ensuite, si le spectateur lambda va voir le film dans de mauvaises conditions, c’est son problème.
Par ailleurs, je conçois que l’on puisse ne pas aimer le film ou ne pas y être plus sensible que cela, mais je ne sais pas, pourquoi chercher la petite bête alors qu’il n’y a qu’à dire "je n’ai pas réussi à rentrer complètement dans le film".

Tistou le 04/02/2009 à 23:19

Bonjour Didi,

Si le fait que le film soit sélectionné dans les catégories du son (je ne parle pas de la musique vraiment géniale) me révolte tant c’est que je ne pense pas que le son de ce film soit plus intéressant que n’importe quel blockbuster américain (aucune émotion ne passe par le son). Il est même des fois agaçant car souvent violent (en pics sonores) et brouillon. L’ayant vu dans la grande salle de l’UGC des halles je ne pense pas l’avoir vu dans de "mauvaises conditions". Je trouve, et cela n’engage que mon avis, que le son est là pour en mettre plein les oreilles et qu’il n’a pas été soigné. Étant étudiant en son, cela m’attriste qu’un tel film soit sélectionné dans cette catégorie alors que biens d’autres films américains me semblent beaucoup plus intéressants dans leur travail sur le son. Encore une fois, comme le dit à juste titre Laurent, c’est un film commercial, un succès en salle que l’on va nominer (ça serait chouette de récompenser des films dont on ne parle pas tout le temps et qui sont très intéressants, histoire de leur donner un petit coup de pouce…).

Pour finir, je pense que dire "je n’ai pas réussi à rentrer complètement dans le film" est assez stérile comme avis. Quitte à donner un avis, autant qu’il soit engagé, qu’il mette en lumière les détails qui ont fait que l’on a pas été "plus sensible que cela" à un film, comme tu le dis.

Je suis par ailleurs ravi que ce film plaise à tant de gens. Ce n’est pas un film commun et cela fait un joli coup de pub aux techniciens, artistes et acteurs indiens ayant participé à ce projet.

Didi le 04/02/2009 à 23:53

Je suis toujours en désaccord avec toi, ayant revu le film ce soir pour la troisième fois.
Pour moi, ce n’est pas un film commercial, si cela avait été le cas, il n’aurait pas été distribué la première semaine à 128 copies sur toute la France. Un film commercial commence, en général, à être distribuer à 300 copies minimum. Ensuite, les UGC sont des usines à cinéma, et ne garantissent pas toujours, en dépit du prix exorbitant, de bonnes conditions. J’ai vu Australia dans cette grande salle et à la fin, j’étais assommée.
Au troisième visionnage, j’ai été très attentive justement à la bande son et je ne pense pas qu’on puisse résumer la bande son à un "tape-aux-oreilles". Il y a même des choix qui me semblent très judicieux : par exemple, le son étouffé au tout début des émeutes, alors qu’on devine que les gens hurlent qui enchaîne sur la composition instrumentale lors de la fuite des deux gamins.
Au départ, lors de l’interrogatoire, on entend au loin, un peu étouffé, l’appel à la prière, le bruit des rickshaws, les autres bruits de la rue (sonnette de vélo, etc.). Chaque fois que Latika apparaît à l’écran, sur un plan si court soit-il, on entend son thème. Lors de la scène où Maman et ses sbires mutilent les enfants, on entend les grillons, les bruits de la nuit, paisible, par rapport à l’horreur que l’on est en train de voir. Bref, s’il n’y a pas d’émotion, ni de travail sur le son, je veux qu’on me regreffe une paire d’oreilles.
Finalement, les Oscars peuvent se tromper, mais les Oscars et les BAFTA, ça fait quand même beaucoup de gens qui se trompent. Puis, ça fait beaucoup, beaucoup de gens qui se trompent malgré tout vu toutes les récompenses que récolte le film.
Une dernière chose, Slumdog n’est pas un film américain mais britannique par son réalisateur et par un partie du financement.
Je veux bien concevoir qu’on ait pas aimé le film, mais à ce moment-là, il faut avancer des arguments solides et pas le type "tape-à-l’oeil", "film commercial", etc.

Tistou le 09/02/2009 à 22:57

Bon il faudrait peut-être que je revois le film… mon jugement est sûrement trop catégorique. J’ai bien noté les "subtilités" dont tu parles mais ce genre d’effets me semblent assez courants et pas si originaux que ça dans les productions actuelles (comme un montage parallèle, devenu un outil d’expression familier). J’ai surtout trouvé ces effets dans le films peu subtils (désolé d’employer encore une fois ce mot…) car attendus ou parfois lourds et ils ne m’ont pas émus. Tu as sans doutes raison quand tu dis que c’est la salle qui a du aussi m’assommer (si j’y vais, c’est que je peux y aller gratuitement, sinon j’éviterai cette usine, crois moi… c’est quand même pas normal qu’il y ait une telle course aux décibels, ça en devient plus forts que certains concerts) mais je maintiens que le mixage du film est assez désagréable, sourd ou carrément agressif. Et c’est pour cette raison surtout que je ne suis pas d’accord avec les Oscars. Avoir le droit de revendiquer mon désaccord ne veut pas dire que je méprise ou disqualifie les professionnels du cinéma qui l’ont sélectionné (sinon cela ne vaut plus la peine de faire une critique, c’est les ricains qui s’en chargent).

Enfin, je maintiens le terme "commercial", que je n’emploie ici pas pour caractériser son système de distribution mais une certaine esthétique et visée du film (je pourrais dire "semi-commercial" ou "en partie commercial" si tu préfères), mais je ne prétend pas l’utiliser comme argument. Je maintiens aussi le terme "tape-à-l’oeil" pour l’image et avant tout le montage. Je pense avoir suffisamment développé mon propos dessus dans mes précédents messages pour ne pas en faire un argument de force mais un avis personnel.

Laurent le 09/02/2009 à 21:02

Les BAFTA, Oscars et compagnie peuvent se tromper parce qu’ils ne donnent que leur avis subjectif, parfois représentatif des goûts actuels de la profession, je pense qu’on n’est pas obligé de leur faire toujours confiance (les festivals auteurisants c’est ptêtre un poil mieux). Je trouve les 4 GG exagérés, mais ça veut pas dire qu’ils soient totalement injustifiés, loin de là. Du point de vue du son/mixage sonore, je dirais même après réflexion que c’est l’une des rares qualités (oups) du film qui mérite des récompenses parce que c’est en effet vraiment travaillé, les morceaux de musique utilisés, Rahman ou pas, ne font pas tous dans la finesse, mais c’est la force primale qui est recherchée dans plusieurs séquences, et j’apprécie ce côté rentre-dedans très direct, ça change un peu de récompenser de purs films d’auteur (les Oscars, c’est plutôt bien sûr des film de studio semi-commerciaux comme celui-là qui sont primés, du cinéma populaire, et c’est tant mieux).

Didi le 10/02/2009 à 10:38

Nous aussi nous donnons notre avis d’autant plus subjectif et discutable que nous ne sommes pas des professionnels du cinéma.

Laurent le 10/02/2009 à 13:31

Certes, notre avis est subjectif et discutable ; par contre, le fait qu’on n’est pas des pro’ nous permet justement d’être plus sincères que la plupart des gens du métier qui vivent de ça, parce qu’on peut vraiment donner les raisons pulsionnelles qui nous ont poussés (ou non) à payer une place de cinéma pour aller voir un film, qui dans notre cas est bon et valait le coup. On a quand même l’impression que les Oscars (et les Césars encore pire) c’est une séance annuelle d’auto-congratulation du métier, d’autant moins crédible quand, en 2006 par exemple, on ne récompense que des petits films français parce qu’il y en a eu très peu de bons cette année-là. Les Anglo-Saxons et Slumdog, on pinaille mais c’est du bon cinéma populaire (ne parlons que dans le cadre des récompenses "grand public", non auteur), par contre le politiquement correct du cinéma français tire la qualité vers le bas, même des artistes comme Claude Miller, et les "professionnels" franchouillards produiraient et récompenseraient peut-être moins de tonnes de films mineurs sans ambition ni originalité s’ils avaient une vraie exigence qualitative (qui touche le spectateur, quoi)… Enfin j’ai digressé en grossissant (à peine le trait), mais le spectateur qui paye a toujours raison, pour le meilleur comme pour le pire film, c’est ambivalent ; j’espère qu’on pourra poursuivre cette discussion Oscars/ciné french sur le forum !

cindy le 01/02/2009 à 16:06

Un avis positif en plus car j’ai adoré ce film (Tout comme j’avais aimé le livre. Pour ceux qui l’ont lu, je signale que Danny Doyle ne s’en n’ait qu’inspiré..).

On se serait cru dans un film kollywood. Et la musique d’A.R Rhaman, superbe…

Je trouve qu’il mérite ses Golden Globes ; mais bon, les goûts et les couleurs….

Tistou le 28/01/2009 à 03:58

Je viens juste de sortir du film et je voudrais poster un petit avis négatif pour contrebalancer un peu ce bel engouement autour du film (n’hésitez pas à réagir, je me ferai un plaisir de répondre). Excusez, par avance, certains développements qui pourront paraître un peu brumeux, mais il est 3h00 du matin et mon esprit est loin d’être si éveillé !

Tout d’abord, tout comme Soniya, j’assume complètement le fait de nager à contre-courant : ce n’est pas parce que le film a reçu 5 Golden Globes et est en lice pour 10 Oscars que c’est sans conteste un chef d’oeuvre (attention : je ne dis pas ici que certains l’exposent pour argument, mais je tiens quand même à le souligner). Ce n’est d’ailleurs pas, pour moi, la première fois que les ricains se plantent en récompensant un film.
Je tiens à ce propos à souligner ma colère quant à la nomination du film dans les catégories concernant le son (Sound Editing et Sound Mixing). Qu’ils aillent s’acheter des oreilles les américians ! Si pour eux une belle bande-son doit être composée de gros bruits de train qui explosent les tympans, ils sont tombés bien bas (remarque, on les savait déjà fans de l’hélico qui te tourne autour en 5.1). Cette bande son n’a absolument rien d’original, à part qu’elle te pétrifie sur ton siège tant elle est imposante et peu subtile (et ce n’est pas la salle de ciné dans laquelle je suis allé, puisque je ne suis pas le seul à l’avoir noté). Qu’ils aillent voir Two Lovers du génialissime James Gray (en voilà un réalisateur à récompenser) pour une bande sonore tout en finesse, délicatesse et intelligence. J’espère de tout coeur que Wall.e raflera ces Oscars pour lesquels et est nominé et qu’il mérite tant.
D’ailleurs la magnifique B.O. de A. R. Rhaman (le seul Golden Globe qu’il aurait du recevoir à mon humble avis, si on considère que tout le mérite du scénario vient du bouquin) que j’avais tant appréciée sur Deezer (et Dieu sait que la qualité est effroyable sur ce site) est bousillée, y’a pas d’autres termes, dans le film, à part peut-être dans le générique. On a du mal à percevoir les différents instruments, l’orchestration et toute la subtilité de la musique. Tout est mâché, noyé et cela se résume à des "boums boums" sourds. Dommage. J’espère juste que Rhaman n’a pas succombé d’une crise cardiaque en entendant son travail massacré de la sorte.
Si je pousse un tel coup de gueule, c’est que je suis étudiant en son (et notamment dans le ciné) et que c’est le genre de chose qui m’irrite au plus haut point. D’autant plus que c’est une espèce de tendance générale pour certaines productions du moment. À quand la distribution de boules quiès ou de correcteurs sonores à l’entrée des cinés ?

Ensuite je voudrais émettre quelques critiques et réserves sur différents aspects du film : tout comme Soniya (décidément encore !) je trouve le montage franchement repoussant. Déjà, sa structure même est assez foireuse. Le système de jonglage entre flash-backs et temps présent est assez agaçant. Le processus est prévisible, attendu (on se met à compter au bout d’un moment : "bon, il lui reste combien de questions déjà avant d’arriver à 20,000,000 roupies ?") et casse complètement le dynamisme de l’histoire de Jamal. Si ce procédé marchait dans le livre, au cinéma, encore une fois de mon point de vue, cela ne fonctionne pas du tout.
Si l’on s’intéresse maintenant aux séquences même du film, le montage est comme dit Soniya beaucoup trop haché en plus d’être surchargé d’effets. Et vas-y que je te fais bouger la caméra dans tous les sens, et vas-y que je te fais des ralentis dès que je peux ou des plans qui durent 0,3 secondes montre en main. Au bout d’un moment on a envie de lui dire à Danny Boyle : "OK, maintenant t’a assez fait joujou avec la caméra, alors t’arrêtes de l’envoyer en l’air pour lui faire faire trois sauts périlleux et tu te concentres à faire des choses simples, ça sera déjà bien !". Bon c’est vrai que dans les séquences de poursuite, sur de la musique entraînante et rythmée, on aimerait bien un montage qui bouge. Mais ce n’est pas un montage dynamique là, c’est un montage "haut-le-coeur"…
L’image ne m’a pas non plus tout le temps séduite. J’ai du mal avec sa palette de couleurs très studio. J’aurais préféré un traitement plus naturaliste de l’image (cet avis n’engage que moi), cela se prêtant bien mieux aux décors. On sent trop souvent et de manière peu subtile qu’il est allé triturer son image, rajouter des teintes jaune-pisseux. De temps en temps cela sonne même carrément faux (et moche à la fois). Je pense par exemple à ces plans en contre-jour pas toujours réussis. Pourtant certaines images sont simples et belles à la fois (le plan en haut du building ou les deux frères en ombre-chinoise surplombent Mumbai), mais, très vite il vient y insérer des gros plans, des effets, un montage rude qui casse tout le charme qui pouvait émaner de ces images. Encore un fois, dans Two-Lovers ce même type de plan est utilisé (personnages surplombant et encadrant la ville depuis le toit d’un immeuble) mais avec une subtilité et une finesse louable (ce dont Danny Boyle ne sait, apparemment, pas faire preuve). J’ai aussi beaucoup de mal avec ses images de travers. Il systématise presque le procédé à en devenir agaçant. Si cela est un clin d’oeil à une esthétique Bollywood, je la trouve peu élégante.

Enfin, pour terminer sur une touche plus joyeuse : je n’ai pas détesté le film, mais pour plusieurs points que je viens d’énoncer, il ne m’a pas emballé, et en sortant de la salle j’avais juste l’impression d’avoir eu droit à un bonbon acidulé assez indigeste par moments, laissant en bouche un arrière goût finalement fade.
Et puis pour finir, on ne le dit pas assez souvent : merci à toute l’équipe fanta pour nous proposer un site bien foutu, riche en infos, agréable à consulter et rafraîchi régulièrement de douceurs épicées.

Paris, la nuit. Tistou.

Soniya le 03/02/2009 à 19:10

Intéressant commentaire Tistou. Un réalisateur moins tape-à-l’oeil aurait peut-être fait un film plus sensible, mais le public aurait sans doute moins suivi !

Laurent le 28/01/2009 à 13:18

Merci à toi pour ces encouragements finaux ! Quant au film je l’ai toujours pas vu, on a l’impression que tu as trouvé ça très commercial, hollywoodien (c’est ce que j’aimais dans les films écossais de Boyle, qui n’étaient pas toujours très fins en effet), c’est pas du Michael Bay, quand même (mon idole du kitsch et du bordel mal filmé) ? A propos des G.Globes/Oscars, ça récompense en tout cas de plus en plus des films populaires/commerciaux/succès en salles (l’Oscar pour Tom Hanks pour Philadelphia était ridicule, Forrest Gump un peu aussi). Enfin, j’ai l’impression que la B.O. est plus souvent noyée/massacrée dans les films quand le réal’ veut juste un peu illustrer (assortiment de vieilles chansons connues percutantes à la Trainspotting) que quand il estime vraiment le compositeur (Howard Shore pour les Cronenberg et Seigneurs des Anneaux), j’espère donc que la musique de Rahman n’est pas réduite à des petites touches folkloriques déformées et que Boyle ne l’a pas choisi par hasard sans connaître son génie…

Tistou le 02/02/2009 à 19:26

Si t’entends par commercial un divertissement qui joue de l’effet au maximum pour scotcher le spectateur sur son siège (quel que soit le propos derrière), c’est un film commercial, en effet ! Remarque je n’ai absolument rien contre ce type de cinéma, lorsqu’il est bien dirigé, ce serait un comble pour un admirateur de bollywood !! Pour revenir sur Danny Boyle, j’aime beaucoup Petit Meurtres Entre Amis (son premier film il me semble), mais dès Trainspotting je suis moins convaincu. Certains de ses films sont même gâchés par son espèce d’envie de tout faire passer par de l’effet alors qu’une mise en scène simple et bien pensée serait la bienvenue. Pour ce qui est des musiques, j’ai un peu l’impression qu’il les a "occidentalisées". Il a boosté les basses pour en faire (pour certaines) une sorte de beat techno sourd. Du coup des instruments disparaissent noyés dans le tout. Tu as sûrement raison quand tu dis qu’il l’a peut-être réduite à une touche folklorique. C’est dommage quand on sait au combien la musique indienne peut être un bonheur pour les oreilles dans un film. Je pense par exemple à Veer Zaara qui atteint un summum en terme d’orchestration/composition mais aussi de mixage dans le film (on est dans la musique, les instruments sont précis et nous entourent tout en étant aussi ronds et chaleureux). Mais comme tu le dis ça doit être une question d’intention portée sur la musique…

Laurent le 02/02/2009 à 21:14

En effet, dans Veer-Zaara ou Il Etait Une Fois Dans L’Ouest, on sent que le réalisateur estime, à juste raison, le compositeur comme son égal en talent, et restitue les morceaux musicaux sans les couper ni les trafiquer, la musique étant plus que simplement illustrative en bruit de fond asservie aux effets immédiats.

Maya le 27/01/2009 à 17:50

et je sais pas comment vous avez trouve les photos mais elles sont super, bravo

Maya le 27/01/2009 à 17:49

je partage tout a fait ton enthousiasme Senorita :-)

Laurent le 23/01/2009 à 19:59

Je viens de voir que la personne qui a co-réalisé le film, Loveleen Tandan, est une femme qui s’était déjà occupé de caster des films auteurisants (The Namesake) et qui était 2ème assistante réal’ sur Le Mariage Des Moussons. Pas mal comme CV !

Señorita le 23/01/2009 à 11:16

Je ne vois aucun problème dans la psychologie des personnages Lili.

SPOILER SPOILER SPOILER

Le frère est sans cesse dévoré par la jalousie, ce qui lui fait faire des choses pas forcément sympas pour son frère, mais rien d’extraordinaire là-dedans non plus. Les deux premiers frères de l’histoires, Abel et Cain sont un bon exemple. De jalousie, Cain tue son frère. Jamal le pardonne parce que malgré tout c’est son frère, le fils de sa mère qui est morte et que c’est sa seule famille. Quant au revirement final, moi j’appelle ça la quête de redemption. Salim se rend compte de tout le mal qu’il a fait et essaie de se racheter en se sacrifiant pour l’amour de son frère. Je ne vois pas du tout où est le problème…

FIN DU SPOILER FIN DU SPOILER

Merci Dhanesh pour les compliments : contente que les "spéciales dédicaces" t’aient plu :D

Lili le 25/01/2009 à 00:15

SPOILER
Ben je sais pas, si j’avais été violée et refourguée à un vieux mafieux par le frère de mon amoureux, j’aurais un peu de mal à accepter le fait que mon amoureux soit encore prêt à ne serait ce que parler à son frère. Alors qu’il parle d’aller chercher de l’aide auprès de lui…
Ca va quand même plus loin que des disputes entre frères et soeurs ou que de la jalousie fraternelle " acceptable ". Ce qu’il a fait, je trouve ça extraordinaire, dans le mauvais sens bien sûr.
FIN SPOILER

Bon article sinon :)

anonyme le 25/01/2009 à 12:05

SPOILER Mais justement elle a pas été violée ;) Salim explique à son frère ou autre que les mafieux ont débarqué dans l’hôtel juste après son départ et que c’est à ce moment qu’ils sont rentrés à son service. Rien ne te dit que le mafieux ne s’est pas servi lui-même, ce qui est répugnant de toute façon je te l’accorde. Je pense qu’elle réussit à passer outre aussi parce que c’est la seule personne qu’il lui reste à ce moment-là : ils entretiennent une relation privilégiée, un peu comme frères et soeurs, ça se voit. Même si pour moi Salim est amoureux d’elle depuis le début, d’où tous les actes de jalousie. D’ailleurs, cette jalousie est montrée avec brio dans le scénario : la scène d’Amitabh Bachchan n’est là que pour ça. Et puis, il faut bien rappeler que Jamal ne pardonne pas à son frère, il le lui dit et juste après il le frappe. Je vois rien de choquant dans le fait qu’il veuille son aide après parce que c’est la seule personne capable de le faire et que malgré tout, les liens du sang sont très forts. FIN DU SPOILER

Pour moi, le scénario nous donne vraiment tous les éléments pour comprendre les personnages. En tout cas, je n’ai pas été gênée par ça :) Merci sinon ^^

Dhanesh le 22/01/2009 à 21:24

J’ai le même ressenti que Soniya, en partie pour les mêmes raisons : je m’attendais à un peu plus de développement de la relation avec Latika, moins de violence… m’enfin ^^

Sinon sympa ton article Señorita, avec l’intro et la conclusion "spéciales dédicaces" ^^

Señorita le 22/01/2009 à 20:59

En même temps aucun film ne fait l’unanimité.
Mais moi justement j’ai vraiment accroché aux personnages. Aux deux frères qui avaient une relation ambigue, à l’histoire d’amour entre Jamal et Latika qui défie le temps et les obstacles (c’est très Bollywood d’ailleurs ^^). Je pense que le scénario est assez clair.. en tout cas, j’ai compris les réactions des personnages, ce qu’ils cherchaient à faire parce que malgré tout, ils ont beau faire tout ce qu’ils veulent, ils cherchent avant tout à survivre.
Après, ce genre de sensations ne se discutent pas : on est avec les persos ou on ne l’est pas :)

Soniya le 22/01/2009 à 20:21

Chouette article Senorita, cependant j’ai vu le film il y a deux jours avec un énorme a priori positif et je suis sortie déçue : pour moi, il y a un manque certain d’émotion, certes les images, la mise en scène, les acteurs sont excellents, mais je n’ai pas été captivée, secouée par les personnages, par leur destin… Pour moi, ca tient peut-être au montage, trop haché, et au scénario, qui ne nous fait pas comprendre toutes les motivations des personnages (le grand frere méchant gentil méchant puis encore gentil), les évènements qui arrivent et qui semblent laisser peu de trace sur les 3 héros… J’ai apprécié le film, mais je l’ai regardé, je n’ai pas été avec les personnages pendant la durée du film… Bref pour moi un 7/10 aurait suffit (je sais que je vais à l’encontre des golden globes, des oscars et de ta critique mais j’assume !!!!!)

PAGE le 03/02/2009 à 16:39

C’est vrai, Soniya. Maintenant que tu le dis, je vois ce qui m’a gêné dans ce film. En effet, on ne plonge dans aucun des personnages. On reste spectateur. C’est ce qui donne le caractère léger à ce film (à tort ou à raison). Alors que le livre nous fait vraiment plonger dans le personnage de Jamal Malik.

Bravo. Merci de m’avoir à exprimer ce qui était resté bloqué en moi après ce film.

Didi le 22/01/2009 à 20:45

Le grand frère "gentil, méchant, puis gentil", on comprend très qu’il est tiraillé entre la jalousie et l’amour fraternel. Je ne vois pas trop où est le problème.

Lili le 23/01/2009 à 01:20

SPOILER : quand même, quand on est capable de faire des choses aussi abjectes, son revirement final semble assez étrange…presque tout autant que son frère qui semble lui avoir pardonné.