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De sérieuses accusations contre Barfi !

Publié mardi 2 octobre 2012
Dernière modification mardi 2 octobre 2012
News lue 615 fois

Par Mel

Rubrique News
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Alors que Barfi ! d’Anurag Basu avec Ranbir Kapoor, Priyanka Chopra et Ileana D’Cruz rencontre un énorme succès et qu’il vient d’être choisi pour représenter l’Inde aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, les accusations de plagiat s’amoncellent.

Tout a commencé il y a deux semaines avec un post sur le site www.tanqueed.com.

Anurag Basu a tenté maladroitement de se justifier en argumentant qu’il avait rendu hommage aux grands anciens en reprenant des scènes de films de Charlie Chaplin et de Buster Keaton. Après tout, le landau du Cuirassé Potemkine ne se retrouve t’il pas dans la gare centrale de Chicago des Incorruptibles ?

La musique de fond met déjà la puce à l’oreille. Un français un tantinet cinéphile reconnait immédiatement les mélodies de Yann Tiersen, celles qu’il créait à l’époque du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain et de Goodbye Lenin. Mais non, c’est Pritam qui signe. Il a été malin pour une fois, il ne copie pas ses notes, simplement son style, sa sonorité et ses arrangements si particuliers. Cette source d’inspiration date d’une dizaine d’années, très loin du début du 20ème siècle qui a vu fleurir les chefs-d’œuvre de Charlie Chaplin et de Buster Keaton…

Et puis à mesure que les internautes cherchent, ils finissent par trouver. On ne peut plus parler d’hommage ou de clin d’œil. Même des films récents ont été tout bonnement pillés. On évoque maintenant 36 scènes copiées dans le film. En voici quelques-unes :

Barfi ! pourrait bien devenir une source très sérieuse d’embarras non seulement pour Anurag Basu et ses acteurs, mais également pour toute une industrie…

Commentaires
8 commentaires
En réponse à Mel - le 02/10/2012 à 16:36

Oui, on ne peut pas parler d’inspiration lorsqu’on passe de Buster Keaton à Donald O’Connor en passant par Jackie Chan et Kitano. Aujourd’hui mardi, 16 films ont été identifiés de façon formelle.

Et puis au niveau de la musique, Yann Tiersen était une évidence. Mais même "Aashiyan" qui est utilisée dans la promo du film vient sans l’ombre d’un doute de l’album "South Of The Border" du groupe Tijuana Brass (1964). Au moins, il est éclectique Pritam…

L’information commence à sortir un peu partout. Dans l’édition web du New-York Times (India), dans les news de ZeeTV … S’il n’y avait pas eu l’histoire des Oscars, ça aurait pu peut-être passer. Mais là, j’ai l’impression que ça va leur péter à la figure.

Dommage pour A. Basu. Il avait une bonne tête dans I Am

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vijay ouest le 05/10/2012 à 12:07

Bollywood a assez souvent recours au plagiat mais ce qui est plagié est ensuite "indianisé", c’est-à-dire réinterprété et adapté au style de bollywood et au contexte indien, et ça peut avoir beaucoup de charme (indépendamment des questions morales soulevées par la pratique du plagiat). Mais, d’après les extraits montrés dans cet article, les scènes plagiées, cette fois-ci, ne semblent même pas avoir été indianisées !

eddy le 04/10/2012 à 10:12

Pour autant, le film reste bon avec de jolies idées reprises dans aucun autre film. Les acteurs y jouent également très bien. Alors oui, un peu de copie de ci de là, un peu de pompages chez les voisins mais finalement qui ne le fait pas ? Et reprendre des classiques du muet est finalement un bel hommage et une transmission pour les plus jeunes. Par contre pour les films récents et la musique… D’ailleurs dès l’apparition de la bande annonce, on reconnaissait la musique de Tiersen. Perso, justement c’est le côté Amelie Poulain qui m’a poussé à aller voir ce film, donc étrange que cela ne soit dit que maintenant… Ah, et puis juste histoire de défendre le cinéma indien et dire que le plagiat n’est pas juste leur sport national, allez donc voir les films de Luc Besson comme le cinquième élèment et nombre de ses productions…. Vous vous souvenez de la musique de Taxi qui reprend Pulp^Fiction ? Restons Barfi !

alma le 03/10/2012 à 13:10

La frontière entre hommage et plagiat est ténue, mais tout comme Mel, je pense qu’ici elle a été franchie.

Didi le 04/10/2012 à 12:34

Non, la frontière entre hommage et plagiat n’est pas tenue. S’il y a mention des auteurs, artistes ou œuvres desquels une autre œuvre s’inspire, il y a hommage. S’il n’y a aucune mention et que la nouvelle œuvre s’approprient indument, sans citer les auteurs ou l’original, des scènes ou n’importe quel autre élément, il y a plagiat.

clem le 03/10/2012 à 11:18

je reste sur l’idée de francelisel, on a une sorte de "plagiarite", dès qu’une inspiration ou un clin d’œil sont détectés on crie au scandale…ce film était un HOMMAGE donc forcément des scènes sont copiées de manière assumée… en tout cas c’était une merveille !

snake le 02/10/2012 à 21:21

merci pour ce film…

francelisel le 02/10/2012 à 12:57

Oui, le cinéma indien fait du plagiat en permanence car il n’y a pas le respect du travail de scénariste et de la qualité de l’histoire. Comme il suffit de copier un succès antérieur pour gagner de l’argent, les producteurs préfèrent payer les vedettes que les scénaristes. La facilité et la paresse. Barfi est un exemple particulier par le grand nombre de copiages. En particulier la bataille avec le polochon issue de "chantons sous la pluie". Cela donne une image négative du cinéma indien. Il y avait le cliché de cinéma simpliste et répétitif pour les foules et maintenant on a l’image du piratage systématique…

Mel le 02/10/2012 à 16:36

Oui, on ne peut pas parler d’inspiration lorsqu’on passe de Buster Keaton à Donald O’Connor en passant par Jackie Chan et Kitano. Aujourd’hui mardi, 16 films ont été identifiés de façon formelle.

Et puis au niveau de la musique, Yann Tiersen était une évidence. Mais même "Aashiyan" qui est utilisée dans la promo du film vient sans l’ombre d’un doute de l’album "South Of The Border" du groupe Tijuana Brass (1964). Au moins, il est éclectique Pritam…

L’information commence à sortir un peu partout. Dans l’édition web du New-York Times (India), dans les news de ZeeTV … S’il n’y avait pas eu l’histoire des Oscars, ça aurait pu peut-être passer. Mais là, j’ai l’impression que ça va leur péter à la figure.

Dommage pour A. Basu. Il avait une bonne tête dans I Am