|
Fonctions : acteur, réalisateur, producteur
Né le : 2 avril 1969 à New Delhi
Famille : marié à Kajol depuis le 24 février 1999, père de Nysa, née le 20 avril 2003.
De son vrai nom Vishal Veeru Devgan, Ajay Devgan est d’origine penjabie. Son père est arrivé jeune à Bombay pour devenir acteur. Sans succès. Mais il arrive à faire sa place peu à peu dans la mise en scène de bagarres. Ajay enfant accompagne souvent son père sur les plateaux. Plus tard, en devenant acteur, c’est aussi le rêve de son père qu’il accomplit, et ce n’est sans doute pas un hasard s’il se spécialise dans les films d’action et les bagarres.
Si Ajay est né "dans la grande famille du cinéma", il n’y est pas entré par la grande porte. Il commence néanmoins sa carrière en 1991 avec un Filmfare Award de meilleur débutant, dans Phool Aur Kaante.

Après une vingtaine de films d’action sans grand intérêt, de 1992 à 1998, il obtient enfin un vrai bon rôle dans un vrai bon film : Zakhm de Mahesh Bhatt, qui lui permet de remporter le National Film Award du meilleur acteur. Il enchaîne avec Hum Dil De Chuke Sanam de Sanjay Leela Bhansali : deux beaux rôles qui lui donnent l’occasion d’exprimer une véritable palette de sentiments, démentant l’avis de ses détracteurs qui ont tendance à lui trouver le regard peu expressif.

Les années 2000 lui seront plus propices que les années 90.
Il collabore à plusieurs comédies romantiques, notamment avec Kajol, les producteurs essayent bien sûr d’exploiter l’histoire d’amour entre les deux acteurs en les réunissant à plusieurs reprises : Pyaar to Hona Hi Tha, Raju Chacha, Ishq, Dil Kya Kare. Pourtant, la fameuse "alchimie" ne se ressent pas franchement à l’écran, sauf dans Dil Kya Kare où ils sont tous les deux très émouvants. On dit qu’après son mariage, Ajay refuse que Kajol tourne de nouveau avec Shah Rukh Khan, peut-être un peu jaloux de l’évidente complicité à l’écran de ces deux-là (il est d’ailleurs revenu sur cette décision puisque Kajol a tourné My Name is Khan avec le Shah).
Il s’essaye également aux films d’auteur avec Raincoat de Rituparno Ghosh en 2004, où on le voit vulnérable, peu sûr de lui, malheureux... Décidément, ses détracteurs n’ont pas dû voir ce film... D’ailleurs, dans la série "expérimentations", on peut citer Main Aisa Hi Hoon en 2005, le film est franchement mauvais mais la prestation d’Ajay Devgan en handicapé mental est surprenante, on lui découvre un sourire innocent et un rire d’enfant insoupçonnables. Golmaal et Golmaal Returns lui donnent l’occasion d’exploiter sa fibre comique et rencontrent le succès au box-office.

Même s’il a varié les genres, le charme ténébreux, le regard sombre et le visage impassible de l’acteur le poussent plutôt vers des rôles dramatiques dans des films d’action. On l’a apprécié notamment dans Company, dans Bhoot, Deewangee, The Legend of Bhagat Singh (National Film Award du meilleur acteur), dans Khakee, dans Omkara. Il convainc moins dans Yuva de Mani Ratnam, sans doute trop âgé pour le rôle et moins crédible en étudiant idéaliste qu’en gangster ou en terroriste. Mais dans Halla Bol, il excelle dans le rôle d’un acteur aveuglé par sa réussite, pris au piège de la violence politique et de l’hypocrisie sociale. Halla Bol n’a pas connu un grand succès au box-office mais la prestation de l’acteur vaut le détour (le film aussi d’ailleurs). Il a aussi gagné le Filmfare Award du meilleur "méchant" pour Deewangee.

Dès qu’il rencontre le succès, en 1999, il donne l’occasion à son père de concrétiser son rêve de toujours : devenir réalisateur, il tourne Hindustan Ki Kasam. L’essai n’est guère concluant, c’est son frère qui reprend le flambeau : Raju Chacha en 2000, Blackmail en 2005, Haal-e-Dil en 2008... mais il vaudrait mieux parfois que les rêves restent des rêves, la réalité peut se révéler très décevante.
En 2008 Ajay frappe un grand coup en mettant Kajol à bord et en se lançant dans la réalisation de U, Me aur Hum. C’est un coup d’essai, mais pas encore un coup de maître... Cependant il n’a pas dit son dernier mot, à l’approche de la quarantaine, l’acteur prépare sa reconversion. Sa prochaine production, All the Best, sera dirigée par Rohit Shetty, et il a convaincu Sanjay Dutt d’y jouer.
Les choix des films d’Ajay ne sont pas toujours très sûrs, c’est peut-être aussi parce qu’il a besoin d’argent pour sa maison de production. Parmi ses récentes casseroles, on peut citer Mehbooba en 2008, Ram Gopal Varma Ki Aag et Cash en 2007, Kaal en 2005...
En 2009, London Dreams, un film de Vipul Shah (qui devait être réalisé par Rajkumar Santoshi), avec Salman Khan et Asin, qui raconte l’histoire de deux amis qui veulent réussir dans la musique underground en Grande-Bretagne, est également un échec au box-office.
L’année 2010, en revanche, le propulse parmi les stars les plus appréciées du public indien, avec une série de succès :
Atithi Tum Kab Jaoge ? avec Konkona Sen Sharma et Paresh Rawal ;
Raajneeti, un film politique de Prakash Jha avec Katrina Kaif et Nana Patekar ;
Once Upon a Time in Mumbaai de Milan Luthria, où il joue le rôle d’un don dans un film inspiré d’une histoire vraie, avec Kangna Ranaut et Emraan Hashmi ;
la comédie Golmaal 3.
Parmi ses autres films de 2010 : Aakrosh, un thriller de Priyadarshan avec Akshaye Khanna et Bipasha Basu, ainsi que Toonpur Ka Superhero, une production Ajay Devgan, film de type "Roger Rabbit" où Ajay joue le rôle d’un acteur qui tombe dans le monde des cartoons... avec Kajol et Tanuja.
En 2011, il est à l’affiche aux côtés d’Emraan Hashmi de la comédie Dil Toh Baccha Hai Ji de Madhur Bhandarkar, qui ne connaît pas un grand succès mais rentre dans ses fonds, puis du film d’action Singham de Rohit Shetty, son réalisateur des Golmaal, et enfin de la comédie d’action Rascals avec son compère Sanjay Dutt.
|