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Fonctions : acteur, producteur, chanteur
Né le : 11 octobre 1942 à Allahabad
Situation de famille : marié à l’actrice Jaya Bhaduri, père de Shweta et Abhishek, beau-père d’Aishwarya Rai
Site de référence : http://www.amitabhbachchan.net
Blog personnel : http://blogs.bigadda.com/ab/
L’actualité d’Amitabh Bachchan
Amitabh Bachchan est venu à Paris le 13 juin pour une lecture en musique des poèmes de son père Harivansh Rai Bachchan.

Amitabh Bachchan est sur Twitter (@SrBachchan). En ce 12 juin, il écrit : "Excitement !! Le Monde and Le Figaro, the two largest newspapers in the country and perhaps Europe have half page features on me !!
The articles in the two papers are on Page 3, half a page, considered most prestigious space. Feel so honored and proud for my country."
Traduction : Excitation ! Le Monde et Le Figaro, les deux plus grands journaux du pays et peut-être d’Europe, ont une demi-page sur moi !!
Les articles sont en page 3, ce qui est considéré comme l’endroit [du journal] le plus prestigieux. Je me sens tellement honoré et fier pour mon pays.
Nous aussi, nous sommes fiers de vous accueillir, Mr. Bachchan.
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Amitabh Bachchan est un véritable monument national, sa popularité dépasse de loin tout ce que peut connaître n’importe quel autre acteur du monde entier. Il est honoré des plus hautes distinctions indiennes : "Padma Shri" et "Padma Bhushan".
Sa popularité s’étend partout dans le monde. En 2003, il est l’ambassadeur du cinéma indien au Festival de Deauville. En 2005 le Lincoln Center organise une rétrospective de son oeuvre à New York. En 2007 il reçoit la médaille d’officier de la Légion d’honneur, la plus haute distinction française, pour sa contribution à la vie culturelle indienne et internationale.
Il est la première star du cinéma indien à avoir sa statue au musée de cire de Madame Tussauds à Londres, rejoint depuis peu par Aishwarya Rai et Shah Rukh Khan.
A plus de 60 ans, il est une légende vivante, des temples sont érigés en son nom, il a tourné dans plus de 170 films. Mais loin de jouer les divas lointaines ou d’envisager une paisible retraite, il continue à tourner chaque année entre cinq et dix films.
Amitabh est le fils d’Harivansh Ray Bachchan, poète reconnu qui a notamment traduit Hamlet en hindi. Il fait des études à l’université de Delhi et commence sa carrière dans le fret maritime, avant d’aller tenter sa chance au cinéma à Bombay, en 1968. Son premier rôle dans Saat Hindustani en 1969 lui vaut un National Award de meilleur espoir masculin. Son timbre de baryton rebute pourtant certains, dans Reshma Aur Shera (1971) il joue d’ailleurs le rôle d’un muet. Dans ses premiers films, comme Anand (1970) où il remporte déjà un réel succès auprès du grand public, il est surtout présenté comme un anti-héros timide et romantique, typique de la littérature bengalie.
Sa carrière démarre vraiment avec Zanjeer (1973) où il incarne la révolte d’un jeune homme en colère, le fameux "angry young man" indissociable de son nom et de toute une époque du cinéma hindi. Car dans l’Inde des années 70, l’exploitation des plus pauvres, la corruption des politiques et des nantis, la difficulté des étudiants diplômés à trouver un travail, amènent désordre et colère ; mais ces mouvements sont sévèrement réprimés par la police. Bollywood s’éloigne alors de son rôle d’"usine à rêves" et va refléter cette société en ébullition. Namak Haraam (1973), Roti Kapada aur Makaan (1974), Deewaar (1975), expriment à la fois la gangrène de la corruption dans toutes les couches de la société et la révolte des classes populaires délaissées par le pouvoir en place. Amitabh Bachchan devient le flambeau de cette révolte, jusque dans les années 80 avec notamment Laawaris (1981), et Coolie (1983).
Mais le grand Amitabh (1m 91) ne se contente pas d’un seul registre. Avec Sholay (1975), il rejoint le registre "divertissement" où il rencontre un immense succès, volant magistralement la vedette à la star Dharmendra. Il tourne énormément, jusqu’à 11 films par an, incarnant des personnages aussi différents que possible, du comique (Amar Akbar Anthony, Namak Halaal), au fameux Indian lover (Khabi Khabie, Silsila). Il multiplie également les doubles rôles, incarnant à la fois le héros et le villain (Don, The Great Gambler), et a une prédilection pour les relations père - fils difficiles (Laawaris, Shakti, Zameer, Aakhree Raasta, Trishul).
Amitabh Bachchan se lance également dans le rôle de playback singer, interprétant lui-même certaines de ses chansons dans une vingtaine de ses films depuis (Amar Akbar Anthony) en 1977. Il prête également sa voix à de nombreux films.
Indian Lover, il ne le serait pas seulement au cinéma. Marié en 1973 avec Jaya Badhuri, actrice bengalie, sa partenaire dans plusieurs films dont Zanjeer et le très beau Ek Nazar, et père de deux enfants, Schweta et Abhishek, on lui prête à cette époque des liaisons avec ses co-stars, notamment Rekha et Parveen Babi.
En 1983, sur le tournage de Coolie, un grave accident le plonge dans le coma. Toute l’Inde est suspendue à ses bulletins de santé, des milliers de témoignages de sympathie sont envoyés à sa famille.
En 1984, à 42 ans et au sommet de la gloire, Amitabh Bachchan se lance dans la politique aux côtés des Gandhi. Porté par la ferveur de ses fans, il est élu avec une majorité écrasante au parlement de sa ville natale, Allahabad. Cette expérience n’est pas une réussite. Des affaires de corruption l’éclaboussent et, même s’il n’est pas directement compromis, il démissionne au bout de trois ans en jurant qu’il ne fera plus jamais de politique.
En 1995 il se lance dans la production, hélas la faillite est rapide et les dettes colossales. Il revient sur les plateaux, mais est-ce la lassitude venue de ces échecs ? est-ce la cinquantaine qui ne lui fait pas de cadeau ? Ses films des années 90 n’ont pas un grand retentissement.
Mais on n’est pas sacré "star du millénium" pour rien ! Les années 2000 voient le retour en force d’un "Big B" relooké, plus percutant que jamais, au charisme renouvelé. La soixantaine lui va bien et il en joue pour incarner les patriarches inflexibles (Mohabbatein, Kabhi Khushi Kabhie Gham... où il n’hésite pas à partager l’affiche avec Shah Rukh Khan), les jeunes retraités (Baghban), les flics vieillissants et incorruptibles (Dev, Khakee), les grands méchants (Aankhen, Aks), les parrains (Sarkar, Family-Ties of Blood)...
Il réussit encore en 2005 à surprendre le public et ses pairs dans Black, avec sa prestation extraordinaire de vieil homme... en colère, qui se bat cette fois contre le handicap.
Bien sûr l’award du meilleur acteur 2005 lui revient pour Black, qui vient compléter sa collection : Amitabh Bachchan a en effet déjà reçu des Fimfare Awards pour Namak Haram, Amar Akbar Anthony, Don, Hum, Mohabbatein et Aks, ainsi qu’un National Award en 1990 pour Agneepath.
Ce qui rend Amitabh Bachchan sympathique, c’est qu’il n’abuse pas de son statut de "diva" : renommé pour sa ponctualité, son professionnalisme, extrêmement concentré et efficace, il est capable d’enchaîner dans une même journée un premier rôle, un film publicitaire et une interview, en donnant à chacun la même qualité d’attention (dixit les intéressés, dans Filmfare).
Si sa stature impressionne, si son image publique est aujourd’hui irréprochable, il ne se prend pourtant pas trop au sérieux. Il a animé la version indienne de la célèbre émission de télévision "Qui veut gagner des millions" pendant plusieurs années et il s’amuse à interpréter des rôles secondaires, comme dans Bunty aur Babli, Paheli ou Veer Zaara, voire les item numbers comme dans Jhoom Barabar Jhoom. On dirait même parfois qu’il joue de son statut pour jouer des rôles qui peuvent déranger, comme dans Nishabd et dans Cheeni Kum où il tombe amoureux d’une jeune femme qui pourrait être sa fille - voire sa petite-fille.

Son fils, Abhishek Bachchan, après des débuts plutôt décevants, fait maintenant la fierté d’Amitabh qui lui a remis son premier Award de meilleur acteur de support pour Yuva en 2005. On les voit de plus en plus à l’écran ensemble, le duo est savoureux et la ressemblance de plus en plus frappante, dans Bunty aur Babli, Sarkar, Kabhi Alvida Naa Kehna, Sarkar Raj.
Une opération chirurgicale en novembre 2005 a obligé Amitabh Bachchan à prendre plusieurs mois de repos, à la grande inquiétude de ses fans. Mais il a repris depuis le rythme effréné de ses tournages.

Parmi les films qu’il a sortis en 2007, c’est surtout son rôle dans Eklavya qu’on retiendra, un personnage étonnant de garde du corps presque aveugle, dernier vestige d’une époque révolue où l’on dédiait sa vie à son devoir et à son roi.
L’attente du public et des critiques était forte sur RGV ki Aag, le remake de Sholay par Ram Gopal Varma, où Amitabh Bachchan joue cette fois le personnage du "méchant". Si le film a fortement déçu, l’acteur a une fois de plus rempli son contrat.
Sarkar Raj a plutôt déçu, l’accueil de la critique est très flatteur sur The Last Lear de Rituparno Ghosh, mais le public est moins enthousiaste, Aladin est un échec... Qu’importe ! Big B reste Big B, même si les films sont moyens, lui reste insubmersible !
Fin 2009, enfin, l’acteur crée la surprise avec son rôle de composition dans Paa, dans lequel il incarne le fils... d’un personnage interprété par Abhishek Bachchan, son propre fils ! On parle déjà de faire entrer cet exploit dans le Livre des Records, le film est en tout cas un succès (classé semi-hit) pour les Bachchan.
Début 2010, Amitabh enchaîne d’autres rôles intéressants avec Rann, dans lequel il incarne le patron d’une chaîne de télévision, et Teen Patti, avec le comédien britannique Ben Kingsley.
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