|
Fonction : actrice
Née le : 21 mars 1978 à Kolkata (Calcutta), Bengale, Inde
Situation de famille : Nièce de Nutan et Tanuja, cousine de Kajol Mukherjee-Devgan. Officiellement célibataire.
Rani Mukherjee est originaire du Bengale, cet état particulièrement cultivé et intellectuel à l’est de l’Inde, qui donna notamment des réalisateurs du calibre de Satyajit Ray et Hrishikesh Mukherjee ou des écrivains comme Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature.
Elle-même issue d’une famille d’artistes de théâtre et de cinéma, Rani Mukherjee pratique également l’odissi, danse traditionnelle du Bengale.
C’est son père producteur, et réalisateur à ses heures, qui lui met le pied à l’étrier dans un premier film qui restera confidentiel.
Elle débute réellement dans Ghulam aux côtés d’Aamir Khan, qui est son premier succès. Malheureusement pour elle, sa carrière connaît ensuite surtout des bas, émaillés de quelques réussites comme le cultissime Kuch Kuch Hota Hai qui la révèle brièvement au grand public et lui rapporte sa première récompense, le Filmfare Award de la meilleure actrice dans un second rôle. On la verra par la suite dans une foultitude de films largement oubliables, aux côtés de Salman Khan ou de Govinda, qui lui ont au moins permis de se former sur le terrain et de considérablement améliorer ses qualités d’actrice. On la voit faire quelques apparitions comme dans Mann ou le non moins culte Kabhi Khushi Kabhie Gham, où un petit rôle référence à KKHH lui permet de se rappeler aux bons souvenirs des producteurs.
C’est finalement avec Saathiya, remake du film de Mani Ratnam Alaipayuthey, qu’elle explose véritablement et fait son arrivée sur le devant de la scène, pour ne plus la quitter. Son interprétation tout en charme et en charisme, et la justesse de son jeu y éclipsent le héros Vivek Oberoi, et le film remportant un joli succès, les propositions affluent.
Désormais les hits s’enchaînent. Discrète dans les médias, elle s’exprime plutôt par son travail, domaine dans lequel elle fait preuve d’une certaine intelligence en choisissant soigneusement ses rôles, variant sans cesse entre films populaires et films portés par des réalisateurs à forte personnalité comme S.L. Bhansali ou encore Mani Ratnam. Ce dernier, considéré comme l’un des meilleurs réalisateurs indiens actuels, la choisit pour interpréter dans son film Yuva un rôle à contre-emploi de femme au foyer traditionelle bengalie, en contradiction avec l’image moderne et glamour de la femme dans les films de Bollywood. S.L. Bhansali lui offre Black, le film où explosent véritablement ses talents d’actrice de composition, un rôle pour lequel elle remporte l’award de la meilleure actrice.
On la retrouve aussi bien dans une romance sociale (Saathiya), un mélodrame conjugal (Chalte Chalte), un conte traditionnel onirique (Paheli), un drame sur le handicap (Black), que dans une comédie (Bunty Aur Babli) ou un film historique (Mangal Pandey où elle joue les seconds rôles)... une diversité qu’on n’avait plus vue chez un acteur depuis Amitabh Bachchan et chez une actrice depuis Madhuri Dixit. Cette dernière comparaison n’est pas anodine puisque la belle Bengalie partage avec cette grande actrice une formation à la danse classique indienne, même si leur niveau n’est pas comparable.
En quelques années Rani Mukherjee s’est imposée comme l’une des plus grandes stars du cinéma hindi et une actrice de réel talent. Si on pouvait craindre en 2005 une surexposition, depuis 2006 elle ralentit le rythme des tournages. En 2007, dans les médias sa vie privée est même plus exposée que ses prestations d’actrice : des rumeurs persistantes veulent la marier avec Aditya Chopra, nouvellement divorcé. Mais rien n’est confirmé, et si ses derniers films sont des productions Yash Raj, cela ne prouve évidemment rien.
Rani Mukherjee est venue à Paris pour l’avant-première de Veer-Zaara, en ouverture de la Bollywood Week 2006 : vous trouverez article et photos dans notre dossier dédié à cet événement.
|