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Fonction : acteur
Né en 1959, fils de Nargis et de Sunil Dutt
Situation de famille : veuf, divorcé de Rhea Pillai, marié avec Manyata depuis le 11 février 2008. Père de Trishala, qui vit aux Etats-Unis, et de bébés jumeaux.
L’actualité de Sanjay Dutt :
En 2012, on le voit en méchant dans le remake d’Agneepath, puis dans le polar Department de Ram Gopal Varma.
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Fils de Nargis et Sunil Dutt, deux stars de l’âge d’or de Bollywood qui se rencontrèrent en 1957 sur le plateau de Mother India, Sanjay Dutt semble tout destiné à une carrière cinématographique. A 12 ans déjà, en 1971, il apparaît dans un film réalisé par son père, Reshma Aur Shera, dans lequel il chante. Dans la distribution du film figure d’ailleurs une autre star en devenir, Amitabh Bachchan, avec qui le jeune Dutt partagera la vedette beaucoup plus tard.
En 1981, il tient son premier rôle principal dans Rocky, qui est un relatif succès, même si son père Sunil, qui le dirige encore une fois, ne parvient pas à l’imposer comme une star véritable. De plus, ces premiers pas dans le métier coïncident avec la mort prématurée de sa mère, Nargis, emportée par un cancer. Il enchaîne l’année suivante avec un autre succès, Vidhaata du showman Subhash Ghai. A partir de là commence pourtant une carrière en dents de scie pour celui qui vit toujours dans l’ombre de son père : spécialisé dans les rôles musclés, il tourne régulièrement mais essuie une suite d’échecs au box-office, et sombre dans la drogue.
Après une cure de désintoxication aux Etats-Unis, il amorce un premier come-back avec Naam de Mahesh Bhatt en 1986, et confirme son talent à l’aube des années 90 avec Sadak du même réalisateur et surtout Saajan de Lawrence D’Souza, dans lequel il fait forte impression dans le rôle d’un poète handicapé. Ce contre-emploi le fait enfin remarquer pour ses qualités d’acteur, alors que le méga-succès Khal Nayak de Subhash Ghai le consacre star en 1993, année également de son solide Kshatriya avec Sunny Deol. Côté vie privée, il s’est séparé de sa première femme, Richa Sharma, qui part avec sa fille aux USA, où elle meurt d’un cancer ; sa fille Trishala est confiée à ses grands-parents qui vivent eux aussi aux USA.
Le bad boy de Bollywood, qui entretient des relations avec la pègre, est fortement soupçonné d’être impliqué dans les attentats à la bombe qui entraînèrent les sanglantes émeutes de 1993 à Bombay. Arrêté pour possession illégale d’une arme à feu, l’acteur est incarcéré en avril 1993, il passe 18 mois en prison, ce qui semble compromettre sa carrière. Il perd plusieurs rôles, certains étant repris par son compère Jackie Shroff. Pendant son séjour en prison, il reçoit la visite de son amie Rhea Pillai, qui deviendra sa seconde femme. Les charges retenues contre lui sont finalement levées officiellement, mais il lui est toujours interdit de quitter le territoire indien sans une autorisation du tribunal, l’acteur étant accusé de coups et blessures dans plusieurs autres procès.
Et pourtant, contre toute attente, la star déchue renaît de ses cendres, et se remet à tourner plusieurs films par an. Mieux que cela, l’année 1999 voit la succession de 3 hits successifs : Daag - The Fire, Haseena Maan Jaayegi et Vaastav. Depuis, Sanjay Dutt s’est définitivement imposé comme l’une des plus grandes stars de l’industrie de Bombay, remportant plusieurs récompenses pour ses prestations et tournant autant que le bourreau de travail Amitabh Bachchan (une dizaine de films chacun en 2005 !).
L’homme laisse derrière lui de nombreuses séries B d’action, dont il est une icône nationale au même titre que son rival Sunny Deol, exécutant lui-même la plupart de ses cascades. Mais parmi les gros bras de Bollywood, Sanjay Dutt surprend par la diversité de ses rôles : comique dans les films de David Dhawan avec Govinda (Haseena Maan Jaayegi, Jodi No. 1), truand désespéré dans Vaastav, gangster décontracté dans les polars de Sanjay Gupta (Kaante, Musafir, dans lesquels il interprète lui-même ses chansons), flic zélé dans la fresque explosive Mission Kashmir de Vidhu Vinod Chopra... C’est d’ailleurs dans les productions de ce dernier, à mille lieues de ses films d’action, que l’acteur a pu nous rappeler son jeu très naturel et sa chaleur humaine, dans le beau Parineeta, dans la superbe comédie Munnabhai M.B.B.S., énorme succès au box-office indien, ainsi que dans le drame de palais Eklavya.
Après plus de cent films, il sait rester lui-même, et c’est peut-être cette modestie qui le rend si touchant et crédible dans les genres les plus divers. En 2006, il nous revient en force avec Zinda, le remake du thriller coréen Old Boy, et Lage Raho Munnabhai, en attendant Munnabhai 3. Toujours au top donc, Sanjay Dutt reste l’une des plus grandes stars indiennes actuelles.
Mais en 2007, une révision de son procès est demandée par un autre homme impliqué comme lui dans les attentats de 93 et qui s’estime lésé par rapport à la star qui aurait bénéficié d’une plus grande clémence (les charges avaient été levées). Sanjay Dutt est condamné à 6 ans de prison. Le 31 juillet il est incarcéré, mais ressort le 23 août, grâce à un vice de forme. La cour suprême lui accorde une caution provisoire. Les stars de Bollywood signent des pétitions pour sa relaxe. Son cas est réétudié le 27 novembre, il est libéré sous caution. Jusqu’à quand ? Il lui reste plus de 4 ans à purger.
2007 est une année sombre, les films qu’il a en projet, sont soit ajournés d’un an (Kidnap) ou de deux ans (Aladin), soit continuent sans lui (Alibaug).

Mais 2008 le retrouve en pleine activité et le 11 février 2008, il épouse en troisièmes noces Manyata.
En 2009, il décide de se lancer dans la politique et veut se présenter aux élections pour devenir député. Mais son passé le rattrape, on ne peut pas à la fois être passible de prison, et député.
Il revient donc vers les plateaux et enchaîne les tournages : tout en restant fidèle aux films d’action avec Luck et Blue, il renoue aussi avec le film fantastique avec Aladin, et la comédie avec All The Best.
Au premier semestre 2010, on ne l’a pas vu au cinéma, mais il se rattrape au second, avec notamment Lamhaa, un polar réaliste se déroulant au Cachemire avec Bipasha Basu, et à l’automne le film d’action Knock Out avec Irfan Khan et la comédie No Problem.
En 2011, on le voit dans la comédie Double Dhamaal, qui connaît un certain succès, puis dans la comédie d’action Rascals de David Dhawan (c’est d’ailleurs sa première production "en solo" avec sa toute nouvelle société Sanjay Dutt Productions Pvt. Ltd.).
L’année suivante, on le voit en méchant dans le remake d’Agneepath, puis dans le polar Department de Ram Gopal Varma.
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