Fonctions : acteur, producteur Né le : 2 novembre 1965 à New Delhi, Inde Situation de famille : marié avec Gauri depuis 1992, deux enfants, Aryan (1997) et Suhana (2000). Site de référence : http://www.vluvshahrukh.com/ Fan-club français : shahrukh.nice-boards.com
SRK sur Twitter : http://twitter.com/# !/iamsrk : Après plusieurs mois d’absence, il a recommencé à poster pour la promo de Ra.One.
L’actualité de Shah Rukh Khan :
Ra.One est sorti sur les écrans le 26 octobre ! Shah Rukh a parcouru la planète pour sa promotion, et a battu les records au box-office en première semaine.
En attendant des images de la première du film, le lancement de la musique, avec Shah Rukh et Kareena dansant sur le déjà tube Chamak Chalo :
Les looks de Shah Rukh Khan dans Ra.One :
Et son prochain look pour Don 2 :
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Shah Rukh Khan, itinéraire personnel
La famille paternelle de Shah Rukh Khan est pathan et vit à Peshawar, aujourd’hui au Pakistan. Au moment de la partition, alors que les musulmans quittaient l’Inde en masse pour rejoindre le Pakistan, son père, bien que musulman, quittait le Pakistan pour rejoindre l’Inde. Les raisons de ce départ restent peu expliquées, tout le reste de sa famille restant à Peshawar, qu’est-ce qui a poussé ce jeune homme à aller à contre-courant de l’histoire ? Il se sentait Indien avant tout, il avait lutté pour l’indépendance de l’Inde...La mère de l’acteur vient Hyderabad.
Shah Rukh Khan garde un souvenir idyllique de son enfance à New Delhi. Il entretenait avec ses parents une grande complicité, faite de respect et de valeurs partagées, dans un climat de tolérance et d’ouverture à toutes les cultures et religions. Il revendique son appartenance à la "middle class" ; son père était entrepreneur et sa mère, magistrate, s’occupait d’œuvres sociales.
Étudiant à New Delhi, il est bon élève, indiscipliné, clown, capitaine d’équipes sportives (foot, cricket...). Pendant son Master en Mass Communication à l’Université, il fait ses classes dans les séries télé, ce qui lui vaut de... ne pas terminer ses études et de se faire connaître dans la série télévisée Fauji.
Il rencontre Gauri au lycée, ils veulent se marier mais la famille de la jeune fille, hindoue et riche, refuse que leur fille épouse ce garçon musulman, mal coiffé et sans situation. Ils entretiendront pendant 6 ans une liaison cachée et iront jusqu’à faire croire aux parents de Gauri qu’ils se sont mariés secrètement. Les parents admettent enfin leur mariage.
Shah Rukh Khan perd ses parents très jeune : son père alors qu’il n’a que 15 ans, puis sa mère lorsqu’il a 26 ans. Il pleure beaucoup et commence à croire en Dieu, car c’est le seul espoir de revoir sa mère un jour, dit-il.
Il compte des millions de fans, mais cet homme charismatique reste très attaché à sa femme et à sa vie de famille, proche de sa fille Suhana et de son fils Aryan qui a doublé avec lui le film d’animation de Pixar Les Indestructibles.
Shah Rukh Khan, acteur
Après avoir fait ses débuts au théâtre et testé les rôles à la télévision, il est décidé à devenir acteur de cinéma, il part à Bombay. N’ayant aucune relation dans le milieu du cinéma, il se bat pour convaincre les producteurs de miser sur son talent.
1992 marque le début de sa carrière. Mais c’est en 1993 qu’il commence à être vraiment connu avec Darr et Baazigar. Ces rôles de tueurs psychopathes (refusés préalablement par Aamir Khan et Salman Khan) auraient pu enfermer Shah Rukh Khan dans des emplois de "vilain", dans un contexte où on aime les héros sains et innocents... Mais il se distingue par une interprétation originale, à la fois inquiétante et attachante. Baazigar lui vaut sa première distinction de Meilleur Acteur.
Pourtant ce sont ses rôles de "fiancé, fils, frère, gendre idéal" qui fondent son immense popularité : Dilwale Dulhania Le Jayenge en 1995 lui permet de créer "le" personnage que tout le monde aime, une véritable marque de fabrique, associée au couple qu’il forme à l’écran avec Kajol, un couple particulièrement charismatique, touchant, si émouvant qu’on a du mal à les imaginer l’un sans l’autre. Un couple qui crève l’écran dans Dilwale Dulhania Le Jayenge, que l’on retrouve aussi dans Kuch Kuch Hota Hai en 98, Kabhi Khushi Kabhie Gham en 2001, et dans My Name Is Khan en 2010.
Un personnage que Shah Rukh Khan endosse aussi dans Dil To Pagal Hai en 97, Kal Ho Na Ho en 2003, Main Hoon Na et Veer Zaara en 2004.
Ce sont ces "blockbusters" (grands succès commerciaux) qui lui rapportent autant de récompenses et maintiennent "King Khan" au top du box-office. Mais ces rôles l’enferment aussi...
Ainsi, quand il s’essaie à d’autres personnages plus violents comme Asoka, dans des films moins consensuels comme Dil Se sur le terrorisme, Kabhi Alvida Na Kehna sur l’adultère, ou dans des films plus sociaux comme Swades, le public ne le suit pas.
Il traverse même une période difficile entre 2000 et 2002 : en 2000, il crée une société de production, Dreamz Unlimited, avec deux amis de longue date : l’actrice Juhi Chawla et le réalisateur Aziz Mirza. Les premiers films, Phir Bhi Dil Hai Hindustani et Asoka, sont des flops. Il se rend compte que son public l’apprécie quand il reste bien dans la ligne des "Raj" et "Rahul"... Sa tentative de créer un srkworld de divertissement en ligne est un gouffre financier. De graves problèmes aux vertèbres cervicales l’obligent à ralentir le rythme des tournages. Dans la même période, le tournage de Devdas s’éternise plus de 10 mois, les scènes sont tournées de nuit et son personnage d’alcoolique désespéré lui colle à la peau. Même s’il ne sombre jamais, ses amis craignent pour sa santé.
Heureusement, Devdas lui offre la reconnaissance internationale, il monte les marches du festival de Cannes et surtout, ce rôle lui ouvre d’autres possibilités : Devdas n’a rien à voir avec Raj et Rahul, il a prouvé qu’il pouvait faire autre chose ET rencontrer le succès.
L’acteur a 46 ans : même si cet âge n’enlève rien à son charme, bien au contraire, il lui est difficile de continuer à jouer les fiancés. Depuis plusieurs années, il diversifie ses personnages. L’année 2007 est représentative de ces nouvelles perspectives : un Filmfare Award du meilleur acteur pour Chak de ! India, un rôle d’homme inhibé dans un film très peu Bollywood, et un immense succès commercial pour Om Shanti Om, un personnage décalé dans un film qui l’est tout autant. Il revendique vouloir incarner davantage "Suri" que "Raj", en référence aux deux facettes de son personnages dans Rab Ne Bana Di Jodi en 2008, Surinder est le mari inhibé, "monsieur tout le monde" qui pourtant peut devenir un héros, par amour. My Name Is Khan en 2010, lui permet d’endosser le rôle d’un homme différent, atteint d’une forme d’autisme.
En 2012, retour aux films d’action ! En Super Héros aux multiples visages dans Ra.One en super méchant dans Don 2, Le Badshah est plus que jamais "l’entertainer", celui qui divertit un public le plus large possible, dans des films ouvertement commerciaux. Seul ombre au tableau : il ne tourne pas assez de films !!! (humble avis de fan...)
La publicité a une part importante dans les revenus de la star : il discute rarement ses cachets, accepte de ne pas être l’acteur le mieux payé de Bollywood, car cela lui permet de choisir ses réalisateurs et ses producteurs. Il compense avec des cachets publicitaires très élevés. Il est notamment ambassadeur des marques Compaq, Airtel et Tag Heuer.
Shah Rukh Khan, showman
Entre deux films et trois publicités, il arrive encore à trouver le temps et l’énergie nécessaire à son autre métier : showman ! Son premier spectacle international, "Temptations 2004" (avec Preity Zinta, Rani Mukherkjee, Saif Ali Khan, Arjun Rampal), a fait salle comble dans le monde entier, des Etats-Unis à Dubaï en passant par l’Angleterre, l’Allemagne, le Surinam et l’Afrique du Sud (mais n’est hélas pas passé en France). Son deuxième spectacle "Temptations Reloaded" a démarré en juillet 2008 aux Pays Bas, mais s’est arrêté de façon précoce et désagréable : les concerts allemands ont été annulés au dernier moment pour de sombres histoires financières avec les producteurs locaux. Depuis il n’a pas entrepris de nouvelles tournées, peut-être échaudé par cette mésaventure, ou trop pris par son rôle de producteur.
En 2007, il se lance également dans l’animation de shows télévisés en reprenant l’animation de "Qui veut gagner des millions" (Kaun banega crorepati), longtemps animé par Amitabh Bachchan, une émission devenue mondialement célèbre avec Slumdog Millionnaire.
Il poursuit l’expérience en 2008 avec "Kya Aap Paanchvi Pass Se Thez hain" (équivalent de "Etes-vous plus fort qu’un élève de 10 ans" en France), mais ces émissions ne sont pas de grands succès, et ne dépassent pas la première saison.
Shah Rukh Khan, producteur et homme d’affaires
Shah Rukh Khan a beaucoup appris de sa période difficile, comme acteur mais aussi comme producteur. Dreamz Unlimited ayant montré ses limites (voir l’article de Madhurifan), les trois amis préfèrent arrêter cette aventure commune en 2003.
Mais Shah Rukh Khan garde les locaux, et en 2004 il crée Red Chillies Entertainment, sa propre société de production, au nom de son épouse. Il produit le premier film de son amie chorégraphe Farah Khan : Main Hoon Na, puis en 2005 Kaal, Paheli, en 2008 Om Shanti Om, en 2009 Billu et en co-production avec Karan Johar, My Name is Khan, en 2011 Ra.One.
SRK crée également Red Chillies VFX, un studio d’effets spéciaux qui travaille pour Main Hoon Na, Paheli, Don, Honeymoon Travels Ltd, Jhoom Barabar Jhoom, Om Shanti Om et bien entendu Ra.One. Il investit dans un building de huit étages.
Shah Rukh Khan déclare : "le VFX est l’expression du futur. Je crois personnellement qu’avec la couleur, le charme, la passion et le lyrisme qui existent déjà dans le cinéma hindi, développer l’attrait des films passera par l’addition d’effets spéciaux dans nos techniques de cinéma. La technologie ne peut qu’améliorer le processus de narration, c’est un outil que la nation qui produit le plus de films au monde ne peut pas ignorer." (source : animationExpress.com).
Red Chillies TVC vient compléter le panorama en produisant des films
publicitaires, utilisant largement les compétences de Red Chillies VFX.
En 2008, ce passionné de cricket achète une équipe de ligue 1 : la "Kolkata Knight Riders team", une autre façon de jouer son rôle de producteur. Car au-delà de la passion, qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit bien toujours d’affaires (avec sponsor à l’appui, Coca Cola a accepté de sponsoriser l’équipe lorsque SRK a stoppé son contrat personnel avec Pepsi), d’image, de média, etc. En tout cas cela semble bien l’occuper (un peu trop, encore un humble avis de fan) pendant toute la saison du cricket.
En 2009, peut-être froissé d’avoir été le jouet de maisons de production qui le voulaient puis le jetaient, il passe à la production pour la télévision, avec Red Chillies Idiot Box. "La boîte idiote", SRK n’a pas perdu son sens de l’humour...
Shah Rukh Khan produit également une sitcom sur NDTV, Ghar Ki Baat Hai, dont il a assuré personnellement le lancement à la télévision, début 2009. Apparamment, il n’a pas continué dans cette voie. Super héros, peut-être, mais les journées n’ont quand même que 24 heures...
Shah Rukh Khan, la star internationale
Shah Rukh Khan est depuis plus de quinze ans "la" superstar, le Baadshah (empereur) de Bollywood, le seul acteur comparable à Amitabh Bachchan en termes de notoriété. Le président indien lui décerne même le Best Indian Citizen Award en 1997.
La popularité de Shah Rukh Khan dépasse le sous-continent indien et la diaspora des NRI, pour conquérir l’Orient, le Moyen-Orient (depuis longtemps) et l’Occident (depuis quelques années). D’ailleurs la plupart des films Bollywood qui sortent sur les écrans français ont Shah Rukh Khan en tête d’affiche : Devdas en 2003, KKKG (La famille indienne) et Kal Ho Naa Ho (New York Masala) en 2004, Swades en 2005, Veer Zaara en 2006, My Name Is Khan en 2010.
Ses derniers films ont parfois plus de succès "overseas" qu’en Inde, ce qui n’est pas pour lui déplaire, l’acteur ayant bien compris l’intérêt du marché extérieur en tant que producteur mais aussi en tant qu’ambassadeur de la culture indienne, qu’il tient à mettre en valeur dans ses productions. Il a depuis le mois d’août 2007, sa statue de cire au Musée de Madame Tussaud à Londres, et sa statue est inaugurée au Musée Grévin le 28 avril 2008.
En 2010, My Name Is Khan a été conçu pour plaire aux publics aussi bien indiens qu’occidentaux, le film a été distribué dans le monde entier par une compagnie américaine, la Fox. Il est sorti en même temps en Inde, en Angleterre, aux Etats-Unis... Et il a même bénéficié d’une sortie française dans la foulée, ce qui constitue une première (les autres films indiens qui ont été distribués officiellement en France sont arrivés sur nos écrans une ou plusieurs années après leur sortie internationale).
Le King Khan revient en force fin 2011 avec deux grosses productions, le film de super-héros Ra.One en octobre et Don 2 fin décembre.
Shah Rukh Khan à Paris
Shah Rukh Khan est venu à Paris le 28 avril 2008 pour inaugurer sa statue au musée Grévin voir notre dossier.
Il est venu également pour l’avant-première de Veer-Zaara, à l’ouverture de la Bollywood Week 2006 : vous trouverez articles et photos dans notre dossier consacré à cet événement.
Biographies
The Inner world et The outer world of SRK sont deux documentaires sur la vie au quotidien et la vie de star de Shah Rukh Khan, disponibles en DVD. Sans être d’un immense intérêt, ces deux reportages permettent aux fans d’"approcher" la star, en ayant à peu près le même angle de vue que ses gardes du corps - mais sans les confidences.
Deux biographies récentes sont disponibles en anglais :
Still Reading Khan, de Mushtak Shiek, publiée en 2006
King of Bollywood, Shah Rukh Khan and the seductive world of Indian
cinema, de Anupama Chopra, publié en 2007.
Cette biographie est particulièrement intéressante car elle met la carrière de la star en perspective avec l’évolution du cinéma et de la société indienne depuis ces vingt dernières années. On n’y trouve aucune "révélation" intime, mais la vision intéressante d’un acteur qui, film après film, incarne un nouveau type de héros, réussissant à faire le lien entre tradition et modernité, attachement aux valeurs indiennes et aspiration au bonheur individuel, Indiens de l’Inde d’aujourd’hui et Indiens de la diaspora, musulmans et hindous.
L’immense succès de la star viendrait, pour Anupama Chopra (épouse de Vidhu Vinod Chopra), de la capacité de l’acteur à faire comprendre (au travers de ses rôles et de sa vie) à la société indienne que l’on peut vivre et être heureux avec l’ensemble de ces paramètres, que l’on peut être fier d’être indien sans exclure et sans renier.
Filmographie complète du Shah (hors participations exceptionnelles) :