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Aiyyaa

Traduction : Oh !

Année2012
LangueHindi
GenreComédie
RéalisateurSachin Kundalkar
Dir. PhotoAmal Chaudhary
ScénaristeSachin Kundalkar
ActeursRani Mukherjee, Pritviraj, Subodh Bhave, Nirmiti Sawant
Dir. MusicalAmit Trivedi
ParolierAmitabh Bhattacharya
ChanteursShreya Ghoshal, Amitabh Bhattacharya, Sunidhi Chauhan, Amit Trivedi, Shalmali Kholgade, Monali Thakur, Sowmya Raoh, Rupesh Ubh, Sneha Khanwalkar
ChorégrapheVaibhavi Merchant
ProducteursAnurag Kashyap, Guneet Monga
Durée146 mn

Bande originale

Dreamum Wakeuppam
Sava Dollar (Lavani)
Aga Bai
Mahek Bhi
What To Do
Wakda

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Señorita - le 5 février 2013

Note :
(6/10)

Article lu 1730 fois

Sorti au mois d’Octobre 2012, le nouveau film de Rani Mukerjee a été une grosse déception au Box-office. L’actrice, rare sur les écrans indiens depuis plusieurs années, n’est peut-être pas aussi bankable qu’avant, et son seul nom ne suffit plus à attirer le public en foule. Il est également possible que la qualité du film même ait joué sur ses résultats médiocres. En effet, prometteur par de nombreux aspects, le film déçoit aussi beaucoup.

Meenakshi (Rani Mukerjee) est une jeune femme qui s’évade dans ses rêves et ses fantasmes pour échapper à la réalité de son quotidien. Elle a en effet un entourage pour le moins particulier : son père a constamment la tête ailleurs et fume cigarette sur cigarette, sa mère veut à tout prix la marier, son petit frère recueille tous les chiens abandonnés du quartier, sa collègue est complètement folle et sa grand-mère aveugle est un chauffard sur son fauteuil roulant. De quoi en épuiser plus d’un ! Le désir secret de Meenakshi est de trouver un prince charmant avec qui elle pourra s’enfuir de la maison et vivre un vrai mariage d’amour. Cela n’est pas du tout dans les plans de sa mère qui a publié une annonce dans le journal local pour trouver un mari décent à sa fille. Ce que personne ne sait, c’est que Meenakshi a trouvé l’amour, le vrai, le seul, l’unique. Personne n’est au courant, pas même le principal intéressé, Surya (Prithviraj), un jeune artiste tamoul qui étudie au collège où la jeune fille travaille. Celle-ci va alors tout faire pour attirer l’attention du mystérieux jeune homme…

A première vue, le scénario de Aiyyaa est plutôt frais et original. En effet, peu de films se placent ainsi du point de vue de l’héroïne, dans une quête d’amour, dans un premier temps unilatéral. A la vue de la bande-annonce et du pitch, on s’imagine déjà les situations cocasses que peut provoquer le léger choc des cultures entre Indiens du nord et Indiens du sud. Au final, si la jeune fille craque bien pour le charme d’un chocolate boy du sud (et franchement, qui pourrait lui en vouloir ?), cela est peu exploité. De fait, Meenakshi apprend le tamoul en deux séquences (ce qui peut en faire rire plus d’un, même si ce n’est pas totalement voulu de la part du réalisateur-scénariste) et la différence culturelle n’est très vite plus un obstacle. Le jeune homme aurait bien pu être maharashtri comme elle, cela n’aurait pas changé grand chose.

Tout nous promettait une comédie. Or, si plusieurs scènes sont très drôles, notamment grâce à Rani qui joue son personnage avec beaucoup de malice, d’autres le sont beaucoup moins et souffrent des longueurs du film. Certains personnages sont tellement caricaturaux qu’ils finissent par taper sur le système nerveux du spectateur. Je pense à Meena, la collègue de Meenakshi, complètement folle dingue de John Abraham (une caractéristique très réussie : l’arrivée dans sa maison est un moment d’anthologie) qui peut vite devenir agaçante, comme quelques uns des autres personnages secondaires. Faire rire est une bonne initiative, mais il faut malgré tout un semblant de scénario qui tienne la route.

Contrairement à beaucoup de films hindis, ici la deuxième partie est meilleure que la première, dans laquelle il ne se passe finalement pas grand chose. De plus, certains effets comiques deviennent lassants à force d’être répétés encore et encore : Meenakshi peut suivre à la trace Surya grâce à son odeur particulière. Hilarant pendant la première chanson où l’effet est mis en place, quelque peu redondant sur la fin du film.

Alors pourquoi ma note reste-t-elle au-dessus de la moyenne me direz-vous ? Et bien parce que malgré tout, plusieurs éléments du film valent le détour, à commencer par le couple principal. Rani est pétillante et malicieuse, et c’est un vrai plaisir de la revoir jouer ce genre de personnages. Prithviraj, qui fait ici ses débuts dans le cinéma hindi, n’a hélas pas grand-chose à dire ou à faire pendant tout le film, mais s’en sort très bien dans les séquences où il a un rôle plus important. La fin du film est d’ailleurs délicieuse, car Rani et lui forment un très joli couple. Là encore, on en vient à regretter de ne pas les avoir vus jouer ensemble avant. Un film d’amour unilatéral est original certes, mais le couple aurait mérité d’avoir plus de dix minutes d’amour partagé.

L’autre point fort du film est sans aucun doute la musique et les séquences de danse. Celles-ci sont généralement sur le mode comique, parodiant avec beaucoup d’humour et de véracité le cinéma hindi des années 90 ou le cinéma tamoul. Les chansons sont généralement entraînantes et, forcément, plutôt classiques dans leur facture, évitant les boîtes à rythme des bandes originales de ces dernière années. Un régal pour les oreilles et pour les yeux, d’autant que Rani n’a pas perdu la main et nous offrir quelques beaux mouvements de danse ! Certaines séquences musicales contiennent des passages particulièrement osés, on se demanderait presque comme cela a pu passer la censure tellement ce sont des métaphores peu discrètes (je pense surtout au passage de la moto dans la love song endiablée de la seconde partie du film).

En conclusion, Aiyyaa est un film qui déçoit par plusieurs aspects, et particulièrement par une première partie un peu vaine qui aurait mérité de franches coupes. Toutefois, le film peut valoir le coup d’œil pour les amateurs de séquences musicales, vraiment bien faites et pleine d’humour qui s’avèrent être le point fort du film. Malgré tout, cela n’a peut-être pas été suffisant pour séduire le public indien… On attendait mieux de cette production d’Anurag Kashyap, le réalisateur de l’excellent Dev. D.

Commentaires
13 commentaires
En réponse à Marine - le 03/03/2013 à 12:06

Ca y est ! Je l’ai enfin vu ! Effectivement, le film est globalement décevant.

Je suis d’accord avec toi Señorita sur le manque provoqué par les seules dix petites minutes d’amour partagé… et j’irai même jusqu’à dire le manque provoqué par les seules dix minutes où Surya a quelque chose à dire dans le film.

La collègue fan de John Abraham… c’est complètement flippant. En fait, la collègue elle-même est totalement flipante. J’ai d’ailleurs trouvé la scène avec le frère de Meeenakshi horrible. Ca fait vraiment mal aux yeux.

Pour les musiques, j’aime bien Aga Bai pour la choré et le look de Rani… mais beaucoup moins pour la méthaphore du pompiste -_-"

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kendra le 12/03/2013 à 23:15

Contrairement à la majorité, j’ai beaucoup apprécié ce film, j’ai aimé les clins d’oeils, les métaphores peu subtiles (qui sont en elles mêmes à mon avis des clins d’oeils à certains clips des années 70/80, aux chansons tamoules…), la folie douce de Meenaxi, le mystère Surya, la famille déjantée. Je trouve mignon comme tout cette histoire avec l’odorat, puis le film montre que l’on peut vivre dans ses rêves mais qu’avec de la persévérance, on peut arriver à se sortir de situations déplaisantes. Je trouve qu’il y a un message assez intéressant sur la prise de pouvoir des femmes dans une relation amoureuse, qu’être un homme ne signifie pas forcément imposer sa volonté (la réaction de Madhav m’a bouleversée), avec quelques maladresses certes, mais une belle initiative à mon sens.
Mynah est le personnage too much qu’il aurait fallu travailler un peu plus, mais c’est bien là le seul défaut que je trouve à ce film.
Prithviraj joue à merveille l’item boy, et on ne lui en demande pas plus, c’est vraiment une tentative de raconter l’histoire d’amour d’un point de vue inversé. Rani en grandissant dans le métier fait des choix intelligents et intéressants, et toujours avec beaucoup d’humour, ce film aurait mérité bien plus d’éloges que ça.
Enfin il faut préciser que le réal Sachin Kundalkar a développé avec Aiyyaa un court métrage qu’il avait réalisé en 2009 Lagnaachya Vayachi Mulgi.

Mel le 12/03/2013 à 23:25

Merci Kendra, ton commentaire me rassure.

J’avais juste vu le début du film lorsque Señorita a écrit son article et j’avais renoncé. Je vais m’y remettre.

kendra le 13/03/2013 à 10:50

Ce film mérite qu’on lui donne une chance à mon avis, j’espère qu’il te plaira !

Alineji le 10/02/2013 à 17:21

Merci pour cette critique Señorita,

je l’ai vu aussi juste pour Rani et vais le regarder aussi une deuxième fois, j’ai un peu oublié le clip à la moto ?

Rani est une actrice qui cherche à se diversifier et elle se donne à fond dans tous ses rôles, même dans les nanards. J’ai hâte de la voir dans de nouveaux films.

Señorita le 11/02/2013 à 22:42

Merci Anileji,

Je t’assure, reregarde le clip de danse situé dans la deuxième partie du film (rani et prithviraj sont habillés en noir au début), et tu vas voir de quoi je parle ^^

Didi le 11/02/2013 à 23:20

Ah, la métaphore du pompiste… pas très subtile, on va dire…

Fil le 06/02/2013 à 13:10

J’ai vu 2 fois ce film, comme les autres pour Rani, trop rare au cinéma. Si la première fois m’a lassé, la deuxième m’a permis de m’attacher à ces personnages tous plus loufoques les uns que les autres : Rani, la collègue, la grand mêre. Quant à l’acteur, il a en gros un role equivalent à la plupart des starlettes de Bollywood, sois beau et tais toi. La musique est agréable, sans plus, et le clip à la moto, je suis presque tombé de mon fauteuil !

clem le 05/02/2013 à 13:39

Avec "No One Killed Jessica" et "Talaash" Rani a prouvé qu’elle peut encore avoir beaucoup de succès si les films sont bons…le problème c’est que "Aiyyaa" est tout simplement mauvais, j’ai vraiment eu du mal rien qu’à tenir le film en entier et pourtant je suis un grand fan de cette actrice !

francelisel le 05/02/2013 à 13:16

Je suis fan de Rani et je me désole de la voir autant négligée et oubliée. Elle a encore beaucoup à apporter et offrir… J’ai acheté le DVD uniquement pour le plaisir de voir Rani. Le film est bancale, il y a des idées maladroites et mal agencées. L’acteur pour mon goût n’est pas assez sexy et présent (il manque d’épaisseur). Ce film confirme combien Rani manque à Bollywood. Mais je trouve malgré tout du charme et de la fantaisie au film qui nous change des produits standardisés actuels, ennuyeux et intergangeables. A voir pour Rani et les clips. Et la tentative de "sortir du moule". J’ai apprécié que le personnage principal soit une femme car les actrices ont généralement des rôles de faire-valoir (style plantes vertes). Peut-être Rani devrait-elle chercher des rôles de personnages féminins forts comme Vidya Balan afin de retrouver une "visibilité" au cinéma.

ShantiShanti le 05/02/2013 à 10:57

Super critique, je suis 100% d’accord, merci… j’espère que beaucoup de gens vont le voir malgré les mauvais cotés qui pour moi (j’adore Rani et les séquences dansées) ne gâche rien au plaisir de ce film.

shanti le 05/02/2013 à 10:15

j’irais voir avec plaisir pour retrouver Rani que j’aime beaucoup et pour avoir le sourire jusqu’aux oreilles :)

Marine le 05/02/2013 à 10:03

Bon et bien je tenterai quand même le coup. Rien que pour Rani. Merci pour la critique Senorita ;)

Marine le 03/03/2013 à 12:06

Ca y est ! Je l’ai enfin vu ! Effectivement, le film est globalement décevant.

Je suis d’accord avec toi Señorita sur le manque provoqué par les seules dix petites minutes d’amour partagé… et j’irai même jusqu’à dire le manque provoqué par les seules dix minutes où Surya a quelque chose à dire dans le film.

La collègue fan de John Abraham… c’est complètement flippant. En fait, la collègue elle-même est totalement flipante. J’ai d’ailleurs trouvé la scène avec le frère de Meeenakshi horrible. Ca fait vraiment mal aux yeux.

Pour les musiques, j’aime bien Aga Bai pour la choré et le look de Rani… mais beaucoup moins pour la méthaphore du pompiste -_-"