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Anamika

Traduction : Sans nom

Année1973
LangueHindi
GenresPolar, Comédie romantique
RéalisateurRaghunath Jhalani
Dir. PhotoMunir Khan
ScénaristeShashi Bhushan
ActeursJaya Bachchan, Sanjeev Kumar, Helen, Asrani, Iftekhar, Achala Sachdev, A. K. Hangal
Dir. MusicalR. D. Burman
ParolierMajrooh Sultanpuri
ChanteursLata Mangeshkar, Asha Bhosle, Kishore Kumar
ChorégrapheSuresh Bhatt
ProducteurTahir Hussain
Durée124 mn

Bande originale

Aaj Ki Raat Koi
Baahon Mein Chale Aao
Jaoon To Kahan Jaoon
Logo Na Maro Ise
Meri Bheegi Bheegi Si

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Marine - le 22 mars 2016

Note :
(8/10)

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Ce film n’a rien à voir avec celui du même nom sorti en 2008 avec Dino Morea.

Devendra (Sanjeev Kumar) est un vieux garçon et un célèbre romancier quelque peu misogyne. Un soir, avec son oncle, il ramasse une jeune fille (Jaya Badhuri) jetée d’une voiture sur la chaussée par deux hommes louches. Le lendemain, la seule chose dont se souvient la victime c’est qu’elle est l’épouse de Devendra. Celui-ci, violemment hostile à l’avoir sous son toit, finit par s’adoucir puis retrouve des traces du passé d’Anamika (qui signifie "sans nom").

Anamika réunit polar et comédie romantique comme le faisait Teesri Manzil en 1966. Seulement dans ce dernier, le scénario était moins convaincant, le tout était longuet et il fallait supporter les pitreries de Shammi Kapoor. Ceci dit, Sanjeev Kumar n’est lui, pas très crédible dans les scènes d’action quand il faut protéger Anamika. Enfin, si on se prend d’intérêt pour savoir qui est vraiment le personnage joué par Jaya Bhaduri, en termes de film d’enquête, je conseillerais au lecteur de se tourner vers Jewel Thief qui reste le plus réussi des polars indiens que j’ai vu jusqu’à aujourd’hui.

Anamika est sans aucun doute l’un de mes films coup de cœur de cette année [1]. Il souffre cependant de certains défauts, largement répandus dans les films « anciens ». À commencer par le fameux comique de répétition, sans rapport avec l’histoire, en fil rouge, que l’on retrouve dans quasiment tout le film et qui m’irrite prodigieusement. Heureusement vers la fin le réalisateur s’est lui-même lassé des pitreries inutiles et irritantes d’Asrani qui joue les pervers. On se demande vraiment pourquoi Raghunath Jalani a cédé à cette horrible habitude quand il y avait déjà de nombreuses scènes drôles dans son film, amenées par une utilisation intelligente des deux personnages principaux. J’ai eu des fous rires lorsque Devendra est accusé par des passants d’avoir l’air de Sanjeev Kumar mais de se comporter en réalité comme Pran, ou encore lorsqu’Anamika qui porte les vêtements de Devendra ne se gêne pas pour en commenter la taille. Jaya Bachchan a un réel talent comique qu’on ne soupçonnerait pas au premier abord. Cependant, ceux qui ont vu le film Mili comprendront.

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Il faudrait penser à maigrir !

Et si j’ai été plutôt choquée au détour d’un dialogue où Jaya affirme qu’elle considère son aimé comme un dieu, alors que je me souviens si bien de cette scène qui m’a toute retournée dans KKKG où elle dit qu’ « un mari c’est juste un mari, pas un dieu », les acteurs principaux restent bel et bien l’un des meilleurs arguments pour voir le film.

Effectivement, il y a des duos d’acteurs qui partagent une véritables alchimie à l’écran. Certains sont devenus légendaires comme Nargis et Raj Kapoor, ou plus récemment Kajol et Shah Rukh Khan. Il y en a d’autres qui ne sont pas passés à la postérité mais n’en demeurent pas moins parfaitement assortis sur la pellicule. Jaya Badhuri Bachchan et Sanjeev Kumar appartiennent à cette deuxième catégorie. Ils n’ont pas souvent été présentés en tant que couple dans un film, et on les a aussi vus dans des relations père/fille (Sholay, Parichay), ce qui pourrait brouiller les pistes. Si leur dernière idylle sur bobine, Nauker en 1979 est un peu en deçà des précédentes, que ce soit dans Koshish ou dans Anamika, c’est toujours avec des étoiles dans les yeux que je les regarde se tourner autour. À l’image de la chanson Bahon Mein Chale Aao où Anamika lance une opération séduction envers Devendra.

D’ailleurs, les chansons sont une vraie réussite et mise à part l’item-song, Aaj Ki Raat Koi, qui ne m’a pas vraiment convaincue (mais je ne suis pas une grande fan des secousses sans fin d’Helen) et que j’ai vraiment trouvé trop longue, elles me sont toutes restées en tête un bon moment. À commencer par Bahon Mein Chale Aao bien évidemment. Mais Logo na Maro est également très amusante. Jaya anticipe tellement les boules de neige qu’elle dévale la pente avant même d’être touchée. Elle est hilarante lorsqu’elle se laisse traîner par son amoureux vexé ou s’esquive pour que ce soit lui qui reçoive les munitions, tout en essayant de l’amadouer. Meri Bheegi Bheedi Si est un classique de Kishore Kumar et retransmet la douleur de Devendra tandis que le spectateur a envie de lui dire qu’il se trompe forcément, du moins il l’espère.

Mélange réussi de comédie romantique et de polar, porté par un couple d’acteurs à l’alchimie indéniable et des chansons entêtantes, Anamika est un de ces divertissements que l’on aime voir et revoir.


[1Année cependant assez riche sur grand écran comme en dvd, je l’avoue.

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