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Boys

Traduction : Les garçons

Bande originale

Girlfriend
Dating
Ale Ale
Secret of Success
Boom Boom
Maro Maro (’Break The Rules’)
Please Sir

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Kendra - le 14 juin 2008

Note :
(6.5/10)

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Parlons aujourd’hui d’un film que beaucoup connaissent, mais que peu avouent avoir vu, le fameux Boys.
Clairement un film mal-aimé à sa sortie par la génération des adultes, il a remporté tout de même un certain succès grâce au bouche-à-oreille chez les jeunes Tamouls (et surtout chez les jeunes Telugu), d’autant qu’il est entouré d’une aura de scandale, les parents interdisant leurs enfants d’aller voir ce film au cinéma ; il est ainsi devenu un must-see pour tout adolescent qui se respecte.
Qu’est-ce qui a bien pu choquer autant dans ce film ?

En regardant la couverture du DVD, vous vous faites une première opinion très rapidement. Couleurs fluo, cinq jeunes garçons et une fille au look… peu commun qui posent en faisant des grimaces, une police d’écriture déstructurée… oui, on ne peut que se trouver en présence d’un teenage-movie à la sauce tamoule, un American Pie version idlis
Pour peu que vous ayez jeté un coup d’œil aux clips sur Internet avant de regarder le film, vous partez avec un a priori plutôt négatif.
Et pourtant, vous risquez fort d’être surpris.

Boys débute comme un film d’adolescents, cinq potes qui ne pensent qu’à une chose : aux filles. Le groupe se compose de Juju, Bob, Krishna, Kumar et Munna qui, lors d’une de leurs séances de drague, vont rencontrer Harini, jeune fille issue d’un milieu aisé. Bien entendu, Munna tombe immédiatement sous le charme et fera tout pour conquérir la belle.
Cette première heure et demie est ponctuée d’un humour un peu lourd parfois, il faut le reconnaître, et de situations que l’on peut qualifier de grotesques, mais qui dépeignent parfaitement le trouble ressenti face aux premiers émois amoureux, et qui sont accessibles à des spectateurs de toute origine. Deux scènes vous feront pouffer de rire si vous êtes assez ouvert d’esprit, la soirée en compagnie d’une prostituée, simplement typique de la vantardise masculine, et l’inoubliable course-poursuite sur un scooter avec l’un des héros en tenue d’Adam… Rien de bien extraordinaire pour le spectateur occidental, habitué aux films d’ados américains, mais un pavé dans la mare du cinéma indien…

Puis l’histoire prend peu à peu un tour plus dramatique et, on peut le regretter, plus classique… Munna et Harini sont amoureux mais leurs parents s’opposent à leur couple. Aidé par leurs amis et un "parrain" bien particulier, campé par Vivek, ils vont devoir apprendre à vivre seuls, et seront confrontés aux valeurs du travail et de la famille (Shankar ayant le bon goût de nous épargner ici un discours sur la patrie). Le film perd alors de son originalité pour se transformer en une comédie romantique comme on en voit régulièrement.

Boys est souvent pris à tort pour un film sur la formation d’un groupe de musiciens. En effet, il aborde ce thème, mais ce n’est que secondaire, car c’est avant tout un film de mœurs sur la jeunesse tamoule. On ne peut réellement parler de film social, mais comme à chaque fois Shankar tente de faire passer un message, celui de Boys serait plutôt adressé aux parents ("aidez vos enfants à passer le difficile cap de l’adolescence plutôt que de faire comme si ce problème n’existait pas"). On peut tout à fait ne pas apprécier les moyens qu’utilise le réalisateur pour parvenir à ses fins, mais on ne peut nier que sa tentative est fort louable.

Comme dans toute production indienne, la musique tient une place importante, a fortiori lorsqu’elle joue un certain rôle dans l’histoire. A.R. Rahman a signé une bande originale déroutante au premier abord, mais qui a connu un énorme succès commercial. Le chanteur Adnan Sami a même donné de la voix en tamoul pour le première fois sur cette bande originale.
Le problème majeur vient des clips. Shankar a voulu signer un film moderne aux clips jamais vus au Tamil Nadu. Pour cela, il a créé un personnage féminin en 3D que les garçons pourchassent dans Girlfriend, une bande de robots qui se déhanchent sur l’air de Boom Boom… Shankar a également expérimenté la technique dite du bullet-time, qui nous avait tant impressionnés dans Matrix, mais l’utilise de façon peu convaincante. Et l’apothéose du mauvais goût est atteinte avec les costumes tendance écolo du clip Boom Boom. Ce qui était censé impressionner le spectateur a bien mal vieilli, au bout de 5 ans seulement, et se révèle être le plus gros handicap du film.

Ce film plein de petits défauts et de grandes qualités repose pourtant sur six acteurs inconnus à l’époque, mais qui laissaient déjà entrevoir leur talent. Siddharth et Genelia, le couple principal, jouent très bien leurs personnages, leur histoire est mignonne et touchante. Ils se retrouveront quelques années plus tard dans l’énorme succès telugu Bommarillu, et se sont affirmés depuis comme les valeurs sûres de la nouvelle génération. Dans le lot des boys, on retrouve également un certain Bharath, à peine seize ans à l’époque qui, avec son acné, était loin du jeune homme charmant qu’il est devenu aujourd’hui, et encore plus loin de l’excellent acteur de Veyil ou Pattiyal, mais nous éblouissait déjà avec ses talents de danseur. Enfin, Nakulan devrait bientôt débuter sa carrière d’adulte dans le film Kadhalil Vizhunthen.

Boys n’est certes pas un grand film, mais il mérite mieux que le mépris qu’on lui accorde trop souvent.

Commentaires
3 commentaires
En réponse à GANDHI TATA - le 16/06/2008 à 13:26

Je me rappelle de cet ancien redac’ qui ne s’en ait jamais remis :p on peut le chambrer encore avec hihihi

Le problème du film avant tout c’est son thème et son rapport avec le réalisateur, et enfin les préjugés des gens.

Comédie pré-puber et Shankar, ça sonne super faux, où sont les termes comme "action" ? "social" ? etc…. bref dans l’esprit des spectateur ce film partait perdant d’avance, d’autant plus que la censure est passée par là pour donner au film une étiquette sulfureuse pour la scène où il y a la simulation d’orgasme, totalement ridicule.

Côté scénar, le film est assez inégal et ne sait plus sur quelle jambe danser, c’est un peu le noyau du problème. Le concept général, c’est l’ascencion de 5loosers vers les sommets du hit parade, Shankar nous a tricoté ça avec une histoire d’amour adolescente, le conflit parental, la difficulté économique et sociale, la sexualité, la motivation…. et j’en passe, beaucoup de bonne volonté mais une façon très maladroite d’organiser le tout. C’est avec ce film que l’on constate que Shankar est un showman avant d’être réal, et dès qu’il sort de ce qu’il sait faire, c’est la cata… Boys en est un triste exemple et on connait la suite : Anniyan et Sivaji lui ont permis de se refaire une santé. La même année un autre film avec deux illustres inconnus devant et derrière la caméra sortait : "Thuluvatho illamai" par Selvaraghavan avec Danush devant la caméra, ce fut un Méga succès et le film de Shankar fit pâle figure derrière…. La différence entre les deux : Selvaraghavan est allé jusqu’au bout de la déchéance, en livrant au public des portraits réaliste et un traitement plus réaliste.

On ne retiendra que la BO de Rahman qui fut un succès chez les jeunes à l’époque.

Merci pour cette critique !

jc

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GANDHI TATA le 16/06/2008 à 13:26

Je me rappelle de cet ancien redac’ qui ne s’en ait jamais remis :p on peut le chambrer encore avec hihihi

Le problème du film avant tout c’est son thème et son rapport avec le réalisateur, et enfin les préjugés des gens.

Comédie pré-puber et Shankar, ça sonne super faux, où sont les termes comme "action" ? "social" ? etc…. bref dans l’esprit des spectateur ce film partait perdant d’avance, d’autant plus que la censure est passée par là pour donner au film une étiquette sulfureuse pour la scène où il y a la simulation d’orgasme, totalement ridicule.

Côté scénar, le film est assez inégal et ne sait plus sur quelle jambe danser, c’est un peu le noyau du problème. Le concept général, c’est l’ascencion de 5loosers vers les sommets du hit parade, Shankar nous a tricoté ça avec une histoire d’amour adolescente, le conflit parental, la difficulté économique et sociale, la sexualité, la motivation…. et j’en passe, beaucoup de bonne volonté mais une façon très maladroite d’organiser le tout. C’est avec ce film que l’on constate que Shankar est un showman avant d’être réal, et dès qu’il sort de ce qu’il sait faire, c’est la cata… Boys en est un triste exemple et on connait la suite : Anniyan et Sivaji lui ont permis de se refaire une santé. La même année un autre film avec deux illustres inconnus devant et derrière la caméra sortait : "Thuluvatho illamai" par Selvaraghavan avec Danush devant la caméra, ce fut un Méga succès et le film de Shankar fit pâle figure derrière…. La différence entre les deux : Selvaraghavan est allé jusqu’au bout de la déchéance, en livrant au public des portraits réaliste et un traitement plus réaliste.

On ne retiendra que la BO de Rahman qui fut un succès chez les jeunes à l’époque.

Merci pour cette critique !

jc

Vidhan le 15/06/2008 à 17:23

J’avoue avoir été un peu déçu par ce film même si j’avais beaucoup aimé la chanson ALE ALE qui sonne très bhangra. En fait ce qui m’a bcp déçu ds ce film, c’est la mise en scène statique provoquant des longueurs. C’et pour moi, un des principaux défauts du film qui m’a empêché de l’apprécier. je parle de tous ces plans immobiles où les personnages sont tous debout comme dans une pièce de théâtre. Je parle ici de toutes les scènes impliquant les adultes. En fait Sankar a réutilisé la bonne vieille méthode très théatrale des vieux films tamouls d’antan. Ce qui , je trouve , est très mal venu pour un film " branché" destiné aux jeunes spectateurs. Je me rappelle qu’à l’époque ce film était très attendu et en a déçu plus d’un au final. Je me souviens encore de l’énorme décéption d’un ancien rédacteur de notre ancien site de Fanta. Il avait été le premier à nous parler de ce film et à exprimer son enthousiasme avant sa sortie. Il a été ensuite le premier à le descendre , après l’avoir vu. lol

Didi le 15/06/2008 à 00:35

Beau travail Kendra (clap, clap). J’avoue avoir beaucoup de tendresse pour ce film (que deux chipies m’avaient vendu comme un film social) en dépit de quelques ratés. Il y a beaucoup de trouvailles quand même et mérite le détour. Ah, la "boulet attitude" des gas post-puberts est bien quelque chose d’universelle !