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Deewana

Traduction : Fou

Année1992
LangueHindi
GenreMasala
RéalisateurRaj Kanwar
Dir. PhotoHarmeet Singh
ScénaristeSagar Sarhadi
ActeursShah Rukh Khan, Amrish Puri, Rishi Kapoor, Alok Nath, Divya Bharti, Sushma Seth
Dir. MusicalNadeem-Shravan
ParolierSameer
ChanteursKumar Sanu, Sadhana Sargam, Alka Yagnik, Vinod Rathod
ChorégrapheSuresh Bhatt
ProducteursLalit Kapoor, Raju Kothari, Guddu Dhanoa
Durée162 mn

Bande originale

Aisi Deewangi
Sochenge Tumhe Pyar
Teri Umeed Tera Intezar
Payaliya
Tere Dard Se Dil
Teri Isi Ada Pe Sanam
Koi Na Koi Chahiye
Teri Umeed Tera Intezar (I)

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La critique de Fantastikindia

Par Laurent - le 2 novembre 2009

Note :
(6/10)

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La jeune Kajal (Divya Bharati) tombe éperdument amoureuse du chanteur Ravi (Rishi Kapoor). Bientôt réciproque, cet amour ne tarde pas à mener à un mariage. Mais cet événement n’est pas du goût de Dhirendra Pratap (Amrish Puri), l’oncle de la jeune femme, qui a des vues sur la propriété familiale. Son fils attaque Kajal, et celle-ci est secourue par Ravi : dans le combat qui s’ensuit, les deux hommes s’entre-tuent. Fuyant Dhirendra, Kajal et la mère de Ravi s’installent en ville.

Un jour, la jeune veuve attire l’attention du sémillant Raja Sahay (Shah Rukh Khan), fils d’un riche industriel (Dalip Tahil). Apprenant l’histoire de Kajal, il est prêt à quitter sa famille pour l’épouser…

Deewana, à ne pas confondre avec l’inférieur Zamaana Deewana avec le même acteur, est en 1992 le premier film sorti en salle de Shah Rukh Khan (il avait déjà tourné deux ans avant Dil Aashna Hai de Hema Malini, sorti un peu plus tard). Pourtant, si le film est de nos jours connu pour la présence de la future star, cette dernière n’y apparaît que dans la seconde partie, et n’y tient donc pas le rôle principal, campé par Rishi Kapoor. A quarante ans, le fils de Raj Kapoor, révélé deux décennies auparavant par son père, a toujours le visage poupin et les joues rondes de sa jeunesse, qui en font un acteur à part parmi les héros romantiques de sa génération, moins viril et plus propice à des rôles d’anti-héros attachant, un choix de casting qui ne pose du reste pas problème dans Deewana, plus proche du drame romantique et familial, genre roi des années 90 à Bollywood, que du masala d’action.

Ce protagoniste chaleureux forme ainsi un beau couple gentiment désuet avec Divya Bharati, ce qui donne lieu dans la première partie à des pas de deux exaltés typiques de l’époque, avant que le dynamique Shah Rukh Khan ne le remplace dans le second acte, son personnage de jeune citadin "moderne" et fêtard étant introduit par une joyeuse chanson où il chevauche sa mobylette avec sa bande de copains, qui rappellerait presque nos Charlots hexagonaux (et internationaux, puisqu’ils sont entre autres présents sur le marché DVD indien) si le meneur n’avait pas le charisme de dragueur qui avait déjà fait son succès à la télévision hindi. Malgré, ou plutôt en raison de sa propension au cabotinage, en tout cas à cette époque, on comprend que celui que l’on appelle maintenant "SRK" est devenu au cours des années 90 une grande vedette de comédies romantiques enlevées à Bollywood.

Ce film peu ambitieux tient donc bien sa longueur grâce à sa solide distribution, dont il faut encore mentionner les seconds rôles, des visages bien connus des nineties comme la très maternelle Sushma Seth, le non moins paternel et très bon Alok Nath, l’intraitable Dalip Tahil et, last but not least, le grandiose Amrish Puri dans le rôle du méchant. Il fonctionne également grâce à un scénario moins banal qu’il n’y paraît, comportant un changement de rôle principal masculin après l’entracte, autrement dit deux romances pour le prix d’une, ainsi qu’un sympathique coup de théâtre tardif. Deux raisons qui suffisent à conseiller cet agréable petit film au-delà du cercle des fans de Shah Rukh Khan.

La relative réussite de ce film est d’autant plus surprenante que le tâcheron Raj Kanwar, dont c’est la première réalisation, nous a plutôt habitués par la suite (tout comme d’ailleurs le producteur cousin des Deol, Guddu Dhanao) à des véhicules de stars musclées peu inspirés à l’exception, dans le genre, de l’efficace Farz avec Sunny Deol, et surtout du beau drame d’action Badal avec Bobby Deol.

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