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Extravagant India !, le palmarès 2015

Publié mercredi 11 mars 2015
Dernière modification jeudi 12 mars 2015
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Par Alineji

Dossier Extravagant India ! 2015
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Ça y est, la folle semaine est terminée et le verdict des trois jurys est rendu.
Comme pour la cérémonie d’ouverture, la soirée a commencé par un cocktail, et tout un chacun pouvait y aller de son pronostic. C’est la règle du jeu. Puis, Recka Bhardwaj a chanté un medley de quelques chansons de films hindis. Malgré une acoustique un peu… faible pour ce mini récital improvisé, dans la salle, beaucoup de spectateurs ont accompagné de leurs applaudissements et marqué la cadence lors du dernier extrait d’une chanson de 7 Khoon Maaf.

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Rekha Bhardwaj sur la scène du Gaumont

Ensuite les organisateurs ont salué tous leurs sponsors et partenaires, dont Fantastikindia, et remercié tous (ou presque tous) ceux qui avaient apporté leur aide à cette deuxième édition. La présentatrice, l’actrice Caroline Le Quang, a ensuite appelé les trois jurys sur scène. Chaque président de jury a salué le choix de la programmation 2015. Un bon cru. Les choix ont été d’autant plus douloureux. D’où les nombreuses mentions spéciales. Mais il fallait bien choisir !

Le prix du meilleur court-métrage a été attribué à Kush de Shubhashish Bhutiani, dont c’était le premier film. Une récompense méritée pour une belle œuvre, condensée en 20 minutes. Elle a pour point de départ l’assassinat, en 1984, d’Indira Gandhi par ses garde-du-corps sikhs. Ce jour-là une classe de jeunes garçons rentre en bus d’un sortie scolaire, accompagnés de leur maîtresse d’école ; Parmi eux, Kush, un jeune garçon sikh de dix ans…
Le jury a accordé une mention spéciale à un second film, surprenant et fort, celui d’une jeune réalisatrice Arati Kadav, Time Machine. Un petit garçon réalise son rêve de construire la première machine à voyage dans le temps du monde. Mais pourra-t-il protéger son enfance des ravages dudit temps ?

Le prix du meilleur documentaire est allé à Gulabi Gang, de Nishtha Jain, réalisé en 2012. L’histoire de la militante Sampat Pal et de son gang des saris roses, des femmes déterminées à prendre leur vie en main et à se battre contre toute forme d’injustice. Là encore, une mention spéciale est allée au film My Name is Salt, de Farida Pacha. La réalisatrice qui a suivi pendant des mois une famille dans le désert du Gujarat où elle vient récolter le sel, année après année, après la mousson qui emporte les salines patiemment préparées l’année précédente.
Un léger regret personnel, que le très bon Millions can walk n’ait pas été récompensé, mais il est vrai que le choix était vraiment très dur cette année parmi les documentaires en compétition.

Passons aux longs-métrages et aux récompenses que tous attendaient. Des quatre prix qui leur étaient destinés, deux sont allés :

  • à Vinay Patak, meilleur acteur, pour son interprétation dans le biopic réalisé par Ananth Narayan Mahadevan, Gour Hari Dastaan. Pas mal.
  • à Geetanjali Thapa, meilleure actrice, pour son rôle difficile dans Liar’s Dice. Une fleur de plus au bouquet de récompenses obtenues, et absolument méritées, par la comédienne, remarquable face à Nawazuddin Siddiqui. Une véritable révélation. Ce fut aussi un vrai cadeau de pouvoir la rencontrer pendant le festival. Son interview sera bientôt sur notre site.
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    Au centre, Geetanjali Thapa, Mohan Agashe et Kartik Singh, le 3 mars

Une mention, pour le scénario, a honoré le magnifique et réjouissant Filmistaan, qui a visiblement surpris le jury, comme il a surpris tous les spectateurs qui l’ont vu le samedi 7, lors de son unique projection (hélas). Un vrai bijou. On regrette beaucoup qu’il n’ait pas été récompensé du prix du meilleur film. Il le méritait pour son originalité et pour tout un tas d’autres critères dont nous vous reparlerons bientôt.
Une autre mention spéciale, pour le film, est allée à Astu. Nous sommes beaucoup plus réservés sur cette œuvre qui aurait fait un excellent court-métrage, mais qui traîne hélas en longueur. S’il y avait une récompense à lui attribuer, à notre avis, c’eut été plutôt celle du meilleur acteur. Mohan Agashe, était parfait dans le rôle du vieux professeur atteint d’Alzheimer.

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Là on triche un peu, Mohan Agashe à l’ouverture du festival

Le prix du meilleur film, âprement disputé, est revenu à Q, une œuvre dérangeante et en résonance hélas, avec une actualité récente, due à Sanjeev Gupta. Un choix assez curieux.

Enfin, la statuette du meilleur réalisateur – ou prix de la mise en scène, si vous préférez – est allé à Vishal Bhardwaj, très ému et heureux de cette récompense qu’il est venu recevoir sur la scène du Gaumont. Là encore, un prix mérité pour l’invité d’honneur et qui nous a réjouis. Vous pourrez retrouver prochainement ici-même les propos du metteur en scène que nous avions recueillis il y a quelques jours.

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Vishal Bhardwaj venant recevoir son prix pour Haider

Son très beau film Haider pour lequel, franchement, Shahid Kapoor aurait lui aussi mérité un prix, tant il excelle en Hamlet cachemiri, a été de nouveau projeté, pour clore en beauté la soirée et le festival.
Et voilà, rideau sur la deuxième édition du Festival international du film indien de Paris. Avis aux distributeurs qui passeraient sur notre site, ces œuvres, souvent de premiers films, attendant leur distributeur français et franchement, nous aimerions que beaucoup d’autres en profitent.

Vous retrouverez plus de détails sur tous ces films dans le dossier du festival Extravagant India 2015, qui va regrouper toutes les news publiées au jour le jour entre le 4 et le 10 mars.

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