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Fantastikindia à Cannes, Lundi 21 Mai - J. 3

Publié mardi 22 mai 2012
Dernière modification mercredi 23 mai 2012
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Par Amanpreet, Swiss-Bolly

Dossier Fantastikindia à Cannes, le journal de bord
◀ Fantastikindia à Cannes, Dimanche 20 Mai - J. 2
▶ Fantastikindia à Cannes, Mardi 22 Mai - J. 4

C’est donc à nouveau sous une pluie sans fin que j’entame cette nouvelle journée cannoise. Au programme du rire, des larmes et du sang mais également du "je m’ennuie un peu quand même là…" et du "ça déchire"…

Commençons par le "je m’ennuie un peu quand même là…" à 8h30, et la projection du nouveau film d’Alain Resnais, Vous n’avez encore rien vu avec Sabine Azéma, Pierre Arditi, Lambert Wilson… Difficile de critiquer ce très bel exercice cinématographique, réalisé avec talent et intelligence par Alain Resnais qui propose une mise en abîme fascinante et bourrée d’idées. Mais quel dommage d’avoir choisi comme support Eurydice d’Anouilh, une pièce qui a très mal vieilli et qui rend l’exercice un peu vain et le film un brin hermétique, bref, je me suis ennuyé.

Deuxième projection de la journée avec Peddlers, un premier film indien de Vasan Bala distribué par Eros, un polar nerveux symbole du renouveau du cinéma indien. Ni film Bollywood, ni film social indépendant, mais le regard neuf, réaliste, d’un réalisateur qui filme plutôt bien ces histoires en parallèle : un flic psychopathe, un jeune voyou amoureux… Des destins qui finiront par se croiser dans une ville, Mumbai, vibrante et vivante, rarement montrée sous cet angle. Vasan Bala, un réalisateur à suivre.

Toute l’équipe du film était présente pour cette première mondiale, le réalisateur (que j’ai coincé 3 minutes dans un coin de la salle) m’a dit être enchanté de sa présence à Cannes et de la sélection de son film. Très gentiment, les acteurs ont accepté de poser quelques minutes pour Fantastikindia.

Et pendant ce temps-là, dehors, il pleut, et Cannes pleure, les parapluies s’entrechoquent, le festivalier a le poil humide et le Palais est plein, trop de monde, partout, il est temps que je m’éclipse quelques minutes…

20h, autre très bon moment de cette journée, l’invitation à une projection presse du film… Les Kaira !

Bien que diffusé hors du Festival, Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, est venu en personne présenter le film en présence de toute l’équipe (et de Jean Dujardin dans le public).

Il nous a expliqué avec humour qu’il avait vu le film, qu’il l’avait beaucoup aimé, mais… qu’il ne pensait pas que le public du Festival était encore tout à fait prêt pour voir Les Kaira en sélection.

Il avait raison sur un point, le film est très drôle, bourré d’énergie, un excellent moment de décontraction après plusieurs films difficiles.

Et j’ai enchaîné et terminé avec le film de minuit que j’attendais d’ailleurs impatiemment, Ai To Makoto du réalisateur japonais Takashi Miike, une comédie musicale délirante, un film fou, hilarant, un condensé d’énergie créative qui nous fait oublier la 1ère séance de minuit et le catastrophique Dracula d’Argento. Et pourtant, devant le Palais, contrairement à Dracula, les festivaliers ne vendaient pas leurs corps (ou presque) pour une place, mais au contraire, tout le monde cherchait à donner la sienne… Comprendra qui pourra (mais pas moi). Takashi Miike n’était malheureusement pas là cette année, Thierry Frémaux m’a expliqué par Twitter (et je l’en remercie) qu’un empêchement de dernière minute sur le film qu’il tourne en ce moment au Japon ne lui avait pas permis de venir.

Et voilà, c’est donc aux environs de 3h du matin que cette journée s’est terminée. Demain moins de films, mais la projection à la Quinzaine des réalisateurs de Gangs of Wasseypur, le nouveau film d’Anurag Kashyap d’une durée de… 5h20 !


Retrouvez l’intégralité de notre dossier Cannes 2012 : ici

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