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Fantastikindia à Cannes, Dimanche 20 Mai - J. 2

Publié lundi 21 mai 2012
Dernière modification mercredi 23 mai 2012
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Par Amanpreet, Swiss-Bolly

Dossier Fantastikindia à Cannes, le journal de bord
◀ Fantastikindia à Cannes, Samedi 19 Mai - J. 1
▶ Fantastikindia à Cannes, Lundi 21 Mai - J. 3

Et pourtant ce fut une journée qui débuta plutôt bien.

Réveil à 7h30, un croissant et direction le Palais pour un film très attendu, Amour de Michael Haneke, déjà Palme d’or en 2009 avec Le Ruban Blanc et qui figure à chaque fois dans les favoris. Beaucoup de monde pour cette séance, un peu de bousculade chez des journalistes impatients, mais tout le monde entre (ou tout du moins moi) pour assister à la projection d’un film beau et dur, sur l’amour bien sûr mais aussi sur la vieillesse. Ce ne sera peut-être pas mon coup de cœur du festival mais le film est un vrai choc et pose aux spectateurs des questions qu’il est parfois difficile d’entendre dans notre monde aseptisé où la vieillesse n’a guère sa place.

Pour me remettre je suis allé faire un petit tour au marché du film afin de prendre quelques rendez-vous pour des projections de films indiens que vous découvrirez tout au long de la semaine.

Jusqu’ici me direz-vous, tout se passe bien. Mais, petit à petit, le drame s’est noué…

Le ciel s’est couvert et les nuages, eux aussi, ont voulu participer à la grande fête du cinéma, bref, la pluie s’est mise à tomber non-stop, tout l’après-midi, toute la soirée, toute la nuit… Des fêtes ont été annulées, ce qui n’est pas le plus grave, mais des projections également, car l’une des salles a très mal vécu les importantes chutes d’eau.

Autour du Palais des marchands de parapluies ont fleuri aux coins des rues, 10 euros, 15 euros ou même 20 euros le petit parapluie noir, avec une durée de vie de quelques secondes à quelques minutes, car le moindre coup de vent un peu brutal pulvérise définitivement le parapluie. Le mien que j’ai âprement négocié 4 euros a tenu une dizaine de secondes…

Et, au coin des rues, les cadavres abandonnés de ces fragiles parapluies jonchent le sol… Le plus drôle, c’est que ce sont les vendeurs eux-mêmes qui nettoient les rues des tristes carcasses. Il ne faudrait pas que cela porte préjudice à leur commerce…

La pluie a d’ailleurs une autre conséquence, il y a plus de monde aux séances, au Palais, et en salle de presse, il n’a pas été facile de trouver un créneau pour écrire ces quelques lignes… Vivement le retour du soleil ! Mais rassurez-vous, j’ai gardé le moral, et j’ai terminé cette journée pluvieuse avec un verre de champagne sur la plage de la Quinzaine des réalisateurs.

Demain je vous parlerai du film d’Alain Resnais, ainsi que de Peddlers, un premier film indien de Vasan Bala présenté à la Semaine de la Critique. Rendez-vous demain pour une nouvelle journée pluvieuse et humide au Festival de Cannes.

Bonus du jour : quelques affiches de films que vous ne verrez sans doute jamais au cinéma…


Retrouvez l’intégralité de notre dossier Cannes 2012 : ici

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