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Fantastikindia à Cannes, Vendredi 25 Mai - J. 7

Publié samedi 26 mai 2012
Dernière modification samedi 26 mai 2012
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Par Amanpreet, Swiss-Bolly

Dossier Fantastikindia à Cannes, le journal de bord
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▶ Fantastikindia à Cannes, le bilan

Ce matin, c’est tout frétillant, et en retard, que je me dirige vers le Palais des Festivals pour assister à l’un des films les plus attendu d’un réalisateur que j’adore : Cosmopolis de David Cronenberg avec Robert Pattinson.

Malgré la fatigue je n’oublie pas qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, et donc qu’avoir la carte presse nous donne le devoir d’assister à toutes les projections de 8h…

Et le film a de quoi faire saliver, puisqu’il s’agit de l’adaptation d’un livre de Don DeLillo qui narre le trajet en limousine d’un golden boy de la haute finance qui va chez son coiffeur et traverse un Manhattan chaotique tout en assistant à l’effondrement de son empire ! Le film se veut une dénonciation féroce de notre société occidentale, mais malheureusement le résultat est décevant. Certes le film est hypnotique, visuellement superbe, mais tellement bavard que ce qui aurait pu être un cauchemar métaphysique n’est que vide et langueur (monotone). Robert Pattinson n’est pas mauvais, mais nous laisse indifférent, comme le film. Ce n’est pas encore le grand retour espéré de Cronenberg, et pourtant il y avait vraiment matière.

Petite anecdote, pendant que j’écris cette chronique, j’entends hurler à l’extérieur des centaines de filles hystériques qui assistent à la montée des marches de Robert Pattinson…

Pour oublier cette déception je suis le conseil avisé d’un ami et pars découvrir The King of pigs, dessin animé coréen présenté à la quinzaine des réalisateurs. The King of pigs s’avère être une œuvre surprenante et efficace. Deux collégiens coréens broyés par les humiliations d’un système scolaire violent où la différence est brimée et ceux qui sortent du rang persécutés. Un film qui dénonce les dangers d’une société uniforme à travers deux écoliers persécutés, et qui n’auront souvent que la lâcheté pour s’en sortir. Un film qui n’a sans doute pas eu tous les moyens nécessaires au niveau de l’animation pour atteindre la perfection, mais un dessin animé vraiment intéressant et qui rejoint dans son inspiration le cinéma coréen actuel.

Midi et déjà deux films, il est temps de faire une pause. J’avais décidé d’aller faire un petit tour sur la Croisette pour vous offrir quelques photos ensoleillées, quelques clichés de jeunes demoiselles se prélassant sur le sable… mais de gros nuages sont apparus, le tonnerre gronde, la pluie tombe, et moi je fais demi-tour, direction le marché du film, pour partir à la chasse une dernière fois de ces affiches de films improbables que vous aimez tant au milieu des cartons d’un Festival qui plie bagage.

Pour clôturer mon Festival de Cannes, car c’est pour moi le dernier jour complet ici, j’ai rendez-vous à la soirée de clôture de la Quinzaine des réalisateurs. En attendant l’ouverture de la plage je me promène sur la Croisette, et je m’arrête quelques instants à l’entrée du cinéma sur la plage. Ce soir c’est Red Tails, un film de guerre produit par George Lucas qui va être projeté dans quelques minutes. Et alors que je m’apprête à faire demi-tour, une limousine s’arrête face à moi, la porte s’ouvre, et George Lucas sort de la voiture… A mes côtés un touriste américain aussi surpris que moi pousse un cri et lui tend la main en criant "I am a big fan George". George Lucas sourit, se tourne vers moi, je lui tends la main, il me la serre. Et là il me dit : "Erwan que la force soit avec toi…", ou peut-être qu’il ne m’a rien dit d’ailleurs… bref George Lucas m’a serré la main en silence. Puis, accompagné de ses proches, de la sécu et de Cuba Gooding Jr qui joue dans le film, il est descendu sur la plage pour présenter le film. Je n’avais pas mon appareil photo sur moi, alors avec mon portable j’ai pris une photo floue au moment où il s’éloigne de moi…

Direction la plage de la Quinzaine, une dernière coupe de champagne, le regard brumeux, Cannes n’est déjà presque plus qu’un souvenir.

Demain matin j’assisterai à la projection d’un dernier film, puis retour dans la capitale (afin de retrouver le soleil).

Je vous donne rendez-vous dimanche pour le bilan de ces 10 jours, les meilleurs moments et mes pronostics pour la Palme !


Retrouvez l’intégralité de notre dossier Cannes 2012 : ici

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