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Fou d’amour

Titre original : Madly in Love

Année2012
LanguesTamoul, Allemand
GenreComédie
RéalisateurAnna Luif
Dir. PhotoStephan Schuh
ScénaristesElke Rössler, Eva Vitija-Scheidegger
ActeursMuraleetharan Sandrasegaram, Laura Tonke, Anton Ponrajah, Murali Perumal, Yannick Fischer, Christof Oswald
Dir. MusicalBalz Bachmann
ChorégrapheLuciano Di Natale
ProducteurAndres Brütsch
Durée80 mn

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Julie - le 18 juin 2012

Note :
(7.5/10)

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Sur le papier glacé de mon Télérama, ce film avait tout l’air d’une "nouillerie" mais, poussée par la curiosité de voir ce qu’une réalisatrice suisse ferait du style Bollywood, j’ai regardé ce "fou d’amour".

Impressions à chaud…

Pour commencer, voici le topo : Devan est un jeune Tamoul originaire du Sri Lanka qui vit à Zurich avec son père, Raja. Élevé au sein de la communauté, il se fait sans problème et avec un certain désir à l’idée du mariage arrangé, au contraire de son cousin/meilleur ami, Siva, qui dénigre cet héritage.

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Devan et son père, Raja

Devan est responsable dans un restoroute et il embauche Léo, jeune rousse 100% du coin, mère célibataire et amie de transsexuel. Devan est aussi entraîneur de foot de l’équipe de l’association tamoule et fait rentrer Luigi, fils de Léo, dans cette équipe où "ils sont tous bruns". C’est ainsi que notre Suissesse et notre Sri-Lankais tombent amoureux sans rien voir venir tandis que la fiancée choisie par la famille de Devan arrive.

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"Mais ils sont tous bruns…"

Il y a du très bien et du dommage dans ce téléfilm diffusé par Arte qui avait de quoi faire peur avec l’idée de glisser des clins d’œil à Bollywood dans une réalisation suisse. Sur ce point, c’est réussi et très réjouissant. Oh… allez… j’ose ! Le résultat est kitschissime.

Les séquences musicales sont très nombreuses, c’est à se demander si l’industrie cinématographique indienne n’a pas été transférée de l’autre côté des Alpes. Chose intéressante, à part Devan, il n’y a presque que des acteurs occidentaux qui exécutent les chorégraphies. On sent une certaine raideur dans le geste mais aussi un vrai régal face à cette tradition. Bien que le tout se veuille humoristique - et c’est très efficace - cela n’est en aucun cas moqueur. Ajoutez à cela des références à des grands films bollywoodiens comme Dilwale Dulhania Le Jayenge, il y a de quoi passer un bon moment. La réalisation est intelligente, pour ne rien gâcher.

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Quand la Suisse apprend la danse Bollywood

Bien sûr, ce n’est pas un chef-d’œuvre et les acteurs ne sont pas exceptionnels, mais cela remonte considérablement le niveau des téléfilms que l’on trouve souvent dans les programmes TV. Pour une comédie, c’est de façon assez subtile, sans trop de clichés, que sont abordés des sujets tels que la méfiance entre communautés ou encore comment concilier l’héritage familial avec la culture de ce nouveau pays quand on est jeune et pas un accro du temple.

On pourra regretter un certain manque de profondeur, certaines choses apparaissent parfois "trop faciles", bien qu’un "C’est fou ce que vous ressemblez à Aamir Khan" devrait être employé plus souvent à mon goût pour faire tomber les barrières.

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Choc des cultures

De même, le dénouement en 3 minutes chrono façon série de l’été aurait mérité plus de consistance.

Toutefois, ces bémols n’entachent que peu ce téléfilm intéressant qui aurait gagné à aller plus loin dans des thèmes où ne vont justement pas les productions Bollywood actuelles en général.

En résumé, format occidental + mélange des genres + clips musicaux à gogo = 7.5/10

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