]]>

Jhoom Barabar Jhoom

Publié samedi 2 février 2008
Dernière modification samedi 2 février 2008
Article lu 1826 fois

Par Jawadsoprano

Rubrique Albums
◀ Om Shanti Om
▶ Pokiri

Après avoir raflé la mise pour leur travail sur Bunty Aur Babli (avec notamment le méga-tube Kajra Re), le trio Shankar-Ehsaan-Loy est de nouveau sollicité par le réalisateur Shaad Ali. Si la BO reflète le fun que le réalisateur a tant espéré mettre en images, la BO n’est pas totalement inoubliable mais reste sympathique.

A l’heure où les bpms électro ont la main mise sur les productions musicales hindi, le trio Shankar-Ehsaan-Loy en profite pour ralentir le rythme et frapper d’entrée avec le titre Jhoom qui est un tube en puissance. Une boucle entêtante et un rythme d’influence punjabi agrémenté d’une basse énorme vous attrapent complètement dès les premières écoutes. La voix rugueuse de Shankar Mahadevan colle parfaitement à l’ambiance du titre et les paroles de Gulzar sont amusantes. En écoutant le titre en entier, on pourra regretter un refrain et une chanson finalement répétitifs à la longue. Mais l’impact créé par la première minute est tellement fort que la chanson mérite le détour.

Pour chauffer la piste de danse, le trio musical nous sort le grand jeu avec un ersatz quelque peu retravaillé de la chanson titre, assorti d’un rythme plus rapide censé faire fureur dans les pistes de danse. JBJ ne mise clairement pas sur la mélodie, mais sur un rythme bourrin et sur une cacophonie vocale qui n’a rien de jouissif. On ne parlera pas des gimmicks en anglais qui ont sans doute pour but de redynamiser le déhanché des NRI, mais on pourra encore s’étonner de la pauvreté du refrain, qui est d’une répétitivité à toute épreuve. Au niveau des paroles, c’est le vide total.

Pour illustrer le clip se déroulant à Paris, Shaad Ali a souhaité utiliser la chanson Ticket To Hollywood. Là encore, S.E.L. mise tout sur le rythme et oublie la mélodie pour distiller ça et là des gimmicks vocaux ou des nappes de synthétiseur. Le tout forme un morceau complètement déstructuré qui pourra déplaire à certains à juste titre, mais qui s’avère assez fun sur le long terme.

Après tous ces bpms et rythmes bourrins, la chanson Bol Na Halke Halke est la bienvenue pour calmer le jeu. Cette fois-ci, c’est la mélodie qui est privilégiée et ce n’est pas pour déplaire aux amateurs de jolies balades. Si elle n’est pas extraordinaire, cette chanson a le mérite d’être une des rares chansons romantiques actuelles pour un film destiné à un public jeune. Les voix de Rahat Fateh Ali Khan et Mahalakshmi Iyer sont parfaites pour nous transporter dans un monde de douceur.

Mais comme le film est destiné à une jeunsesse qui bouge, Kiss Of Love remet en selle les "boum-chack-boum-chack" délaissés le temps d’une chanson. Le résultat est une sorte de pot-pourri (c’est le cas de le dire !) qui s’appuie sur une ligne de basse pourtant efficace mais se perd dans un déluge cacophonique qui veut nous en mettre plein la vue. On a l’impression que S.E.L. nous nargue en nous montrant comment ils rajoutent des effets tape-à-l’oreille et des nappes de synthétiseurs toutes les quinze secondes. Encore une fois les paroles sont totalement absurdes et d’une bêtise abyssale.

S.E.L. s’est visiblement mis en tête que le titre du film est Jhoom Barabar Jhoom, et que le thème du film est recyclable à l’infini. Un pseudo-remix nommé Jhoom Barabar Jhoom rajoute des dhols (percussions), fait intervenir des chants mixtes et nous fait l’honneur de nappes de synthétiseurs jusqu’alors pas encore entendues. Un festival pour conclure l’album, mais qui tourne court lorsqu’on a écouté la version originale. Il vaut mieux basculer de nouveau sur la piste 1 de l’album.

Quand il n’y en a plus… il y en a encore et on a donc le droit à la version instrumentale (Jhoom Jam) du titre phare de l’album, pour nous exercer au karaoké.

Yash Raj nous gratifie d’une BO assez moyenne, qui aurait dû bénéficier de plus d’attention pour être au niveau requis pour ce type de production. Néanmoins, quelques titres plutôt agréables et frais permettent d’y jeter une oreille distraite.

Commentaires
6 commentaires