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Kuch Khatti Kuch Meethi

Traduction : Parfois Aigre, Parfois Doux

Année2001
LangueHindi
GenreComédie romantique
RéalisateurRahul Rawail
Dir. PhotoNirmal Jani
ScénaristeRaju Saigal
ActeursKajol, Rishi Kapoor, Suniel Shetty, Rati Agnihotri
Dir. MusicalAnu Malik
ParolierSameer
ChanteursSunidhi Chauhan, Kumar Sanu, Alka Yagnik, Anuradha Sriram, Anu Malik
ChorégraphesBhupi, Saroj Khan, Jojo Khan
ProducteursPritish Nandy, Rita Rawail, B.L. Saboo
Durée139 mn

Bande originale

Ab Nahi To Kabhi
Bandh Kamre Mein
Khud Bhi Nachungi
Kuch Kuch Khatti Kuch Kuch Meethi
Neend Ud Rahi Hai
Saamne Baith Kar
Tumko Sirf Tumko

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Marine - le 30 avril 2013

Note :
(5/10)

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Avant d’être mariés, mais séparés dans Hum Tum, Rishi Kapoor et Rati Agnihotri ont été mariés… mais séparés dans Kuch Khatti Kuch Meethi. On pourrait dire que c’est un couple qui a la poisse. Et je ne vous parle même pas de leur jeunesse dans Tawaif.

En effet, alors qu’Archana (Rati Agnihotri) attend des jumelles, sa perfide belle-sœur sème le doute dans l’esprit de Raj (Rishi Kapoor). Suite à une dispute, la jeune femme a un accident de voiture et accouche. Grâce à un médecin véreux (donnez-moi son nom, qu’on en fasse du poulet tikka !), la belle-sœur sépare les bébés et en confie un à chacun des parents qui pense désormais que l’autre enfant n’a pas survécu et que son conjoint le rejette. Des années plus tard, les deux jumelles vont être amenées à se croiser.

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Je ne peux plus jouer les jeunes héros…

Que retient-on de se film après l’avoir vu ? Que peut-on sauver ? Les acteurs ? Ils ne sont pas forcément à leur meilleur niveau (surtout pour Kajol) mais c’est l’occasion de les (re)voir.

Voici donc Rishi Kapoor dans un premier rôle de « papa » après l’échec cuisant de Karobaar : The Business of Love où il jouait encore les jeunes premiers à 48 ans. Bien lui en a pris et il n’a pas dû choisir ce film par hasard. En effet, le scénario donne une vraie place aux parents et à leur histoire : leurs personnages sont même mieux écrits que ceux des "jeunes".

D’ailleurs, Rati Agnihotri signe ici son retour à l’écran après un break de seize ans suite à son mariage et sa maternité. La rondeur de ses joues et sa douceur sont un plaisir pour les yeux.
Enfin on peut voir le méchant fiancé de Kajol dans Dilwale Dulhania Le Jayenge (Parmeet Sethi) dans un rôle positif. Sincèrement, pour ne l’avoir vu auparavant que dans ce type de personnage macho, violent et méchant, je m’étais demandée s’il lui arrivait de jouer autre chose. Et bien oui ! Et pas si mal en plus, pour une fois, il est vraiment sympathique à l’écran.
Quant à Suniel Shetty, il a le rôle de l’amoureux et moi je l’aime bien avec son physique de mafieux italien, même si ce n’est clairement pas le rôle de sa vie.

Et pour finir : Kajol elle-même. En double exemplaire, et pas seulement pour les premières minutes du film comme dans Dushman, avec bien sûr, la "méchante" et la "gentille". Pas vraiment émouvante, elle offre plutôt des moments comiques, voire absurdes. Elle nous fait une belle caricature de la bru "idéale" (ou presque). Mais surtout, elle dégomme une Mercedes avec un char d’assaut sur le parking d’une supérette (elle a dû le trouver entre le rayon lessive et le rayon fromage). On est loin de La famille indienne sorti la même année.

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Ceci n’est pas un miroir

L’histoire ? Il y a bien évidemment une série de petites faiblesses de scénario : comment fait-elle pour sortir son père de la maison ? On confie son sac à main aux vendeurs lors des essayages ? Dans une boutique de luxe, je veux bien, mais là… (de toute ma carrière de sérial shoppeuse, cela ne m’est jamais arrivé).
Bien sûr, il y a les inévitables quiproquos avec les jumelles qui ne se connaissent pas et se retrouvent au même endroit… et dans la même tenue ! Et puis les personnages oublient trop souvent ce qui se passe autour d’eux et n’ont pas toujours des réactions appropriées (c’est même rare). Résultats des courses, nouveaux quiproquos et nouveau report à ce que tout le monde attend : une fin heureuse !

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Le poulet tikka à gauche et à droite, le poussin Piou : il ne manque que le tracteur !

Si on essaye de creuser un peu (mais pas trop, parce que dans ce film-là, ça ne peut pas faire du bien), la femme divorcée (la sœur de Raj) y a le mauvais rôle. Elle est mauvaise épouse, mais aussi mauvaise sœur puisqu’elle détruit le mariage de son frère et le pousse à l’alcoolisme juste pour récupérer son argent. Quant à la morale au dénouement final, sur la relation mari/épouse, elle est un peu vaseuse à mon goût.

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Kajol n’aime pas qu’on lui vole de la bière

Côté réalisation : J’ai trouvé plutôt judicieuse la façon de mettre en scène le passé, cela n’alourdit pas l’histoire inutilement. Et en "ombre chinoise", c’est original, et ça permet d’éviter certains problèmes techniques comme de "rajeunir" les acteurs pour ces scènes-là. Par contre, Les incrustations d’images pour le double rôle ne sont pas toujours réussies, comme pour le clip de la chanson titre.

Globalement, ce film est sans grand intérêt et on comprend les raisons de son flop au box-office. Les personnages ne sont pas très attachants et les incohérences de l’histoire trop importantes. Sans oublier l’humour qui ne passe pas toujours : certaines scènes « drôles » sont juste… atroces pour la sensibilité des yeux et du cœur (berk ! le vieux cochon avec ses pilules magiques…). Bref, Kuch Khetti Kuch Meethi laisse plutôt indifférent. A regarder pour ceux qui ont décidé de se faire la filmographie complète de Kajol parce qu’ils ont déjà terminé celle de Shah Rukh Khan ou parce qu’ils n’ont rien de mieux sous la main.

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