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4 et 5 juin : La grande nuit carnatique à l’espace Mandapa à Paris

Publié dimanche 5 juin 2011
Dernière modification dimanche 5 juin 2011
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Par Laurent

Rubrique News
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Une bonne initiative du centre Mandapa, qui nous informe dans son pré-programme :

" Dans le cadre de Namasté France et de la Quinzième édition du Festival de l’Imaginaire (Maison des Cultures du Monde),

Le Centre Mandapa accueille au Théâtre du Soleil, abrité au théâtre de l’Aquarium

La Grande Nuit Carnatique Musique de l’Inde du Sud

Grand Concert en trois volets

Les samedi 4 et dimanche 5 juin 2011

Premier volet - Samedi 4 juin de 14h à 22h

Deuxième volet - Samedi 4 juin de 23h à 8h le lendemain

Troisième volet - Dimanche 5 juin de 10h à 18h

Chaque volet représente environ huit heures de musique. Les volets diurnes seront composés de quatre concerts, le volet nocturne de six concerts. Le théâtre est ouvert au public une heure avant le début du spectacle soit pour le déjeuner, le dîner ou le petit-déjeuner. Vous pourrez en effet vous restaurer sur place avant et après la représentation ainsi que pendant les pauses et les entractes. Les places n’étant pas numérotées, les spectateurs les choisissent dès leur arrivée.

Rencontre thématique sur la voix, les cordes et les percussions, avec les musiciens, animée par Daniel Bertrand, docteur en musicologie, vendredi 3 juin de 13h à 20h au Théâtre du Soleil (entrée 5 euros, offerte aux spectateurs des concerts).

Location : Théâtre du Soleil 01 43 74 24 08, tous les jours de 11h à 18h, et, dès le 15 février au Festival de l’Imaginaire (Maison des Cultures du Monde) et à la Fnac.

Un volet : 40 euros (Individuels) ; 35 euros (Collec., Abonnés Fest. Imaginaire) ; 25 euros (Etudiants moins de 26 ans et scolaires)

Et jusqu’au 22 mai 2011, vous pouvez aussi réserver aux tarifs préférentiels suivants :

pour deux volets 60 euros (Individuels) ; 50 euros (Collec., Abonnés Fest. Imaginaire) ; 40 euros (Etudiants moins de 26 ans et scolaires) pour trois volets 75 euros (Individuels) ; 60 euros (Collec., Abonnés Fest. Imaginaire) ; 45 euros (Etudiants moins de 26 ans et scolaires)

Avec 23 musiciens venus de l’Inde :

Sangeetha Kalanidhi Dr N. RAMANI, flûte ; O.S. THIAGARAJAN, voix ; Sukanya CHANDRU, voix ; Injikudi E.M. SUBRAMANIAM, nadasvaram ; B. SIVAKUMAR, vîna ; Lalgudi G.R.J. KRISHNAN, violon ; Ragini CHANDERSHEKAR, danse Bharata Natyam et au violon P. SUNDERRAJAN, S.D. SRIDHAR, Poorna VAIDHYANATHAN ; au mridangam J. VAIDHYANATHAN, S. THYAGARAJAN, M.A. EASWARAN, M.V. CHANDERSHEKAR ; au ghatam U.N. Giridhar UDUPA, N. GURUPRASAD ; au kanjîra B.S. PURUSHOTHAM, Anirudh ATHREYA ; au morsing S. KANNAN, B. RAJASHEKAR et Smt Jamuna KRISHNAN, voix et nattuvangam ; Sudha RAGHURAMAN, voix ; Sylvie LECERF, flûte

Conception : Roger Filipuzzi

Une nouvelle écoute de la musique Les différentes “Nuits du Raga“, en particulier le concert cyclopéen des “24 Heures du Raga“ du 1er et 2 janvier 2000, ont laissé leur empreinte dans toutes les mémoires. Jusqu’ici consacrées à la musique de l’Inde du nord, ces nuits musicales ont révélé les relations intemporelles des modes du style hindo-moghol, à ses techniques vocales et à sa grande variété d’instruments. Il s’agit cette fois-ci de découvrir la musique de l’Inde du sud : un tout autre monde dont l’histoire est jalonnée par tous les grands dévots, à la fois poètes lyriques et musiciens novateurs qui laissèrent une œuvre gigantesque, riche de milliers de chants dévotionnels dédiés à la fois au pur concert et à la danse.

Un univers à découvrir Les racines millénaires de la musique de l’Inde dans sa forme incantatoire ont laissé leur empreinte dans les différentes régions de ce vaste territoire. Toutefois au cours des siècles, deux styles différents se distinguèrent et devinrent des traditions savantes : au nord le style hindoustani, imprégné de la culture persane et islamique, au sud le style dit “carnatique“ (“ancien“) dont l’origine serait issue du Karnataka, région considérée comme dépositaire de l’identité propre de la musique de l’Inde, c’est-à-dire non altérée par des interférences étrangères à son sol. Ainsi, la musique carnatique serait la plus ancienne, dans sa forme classique, et la seule intrinsèquement indienne. Au XIVème siècle, cette antique tradition musicale prit naissance, se répandit et se développa sur l’ensemble des principales régions du sud : le Karnataka, le Tamil Nadu, l’Andhra Pradesh et le Kerala. Des systèmes musicaux s’instaurèrent à partir des langues régionales et de leur prosodie propre sous l’impulsion de musiciens-poètes qui laissèrent leur nom dans l’histoire de cette musique et l’ensemble de son répertoire. Outre le vaste panorama de formes lyriques ainsi constituées, la musique carnatique comporte (comme la musique hindoustani) l’ancienne tradition devenue classique du développement du raga (cellule mélodique) dont la structure rejoint dans son essence, une relation émotionnelle et extra-sensorielle avec les heures du jour et de la nuit, les saisons, ou encore les états affectifs.

La Grande Nuit Carnatique La musique de l’Inde du sud, dite carnatique, se singularise par la richesse de son instrumentation et ses variétés linguistiques : le kannada, le télougou, le tamoul et le malayalam, outre le sanscrit. Ce festival sera un kaléidoscope des différentes formes musicales régionales dans les registres suivants : la musique vocale (féminine, masculine), la musique instrumentale répartie en autant de solos (flûte, veena, violon, mandoline, nadashwaram), les instruments à percussion d’accompagnement ou en groupe (mridangam, ghatam, kanjira, morsing, tavil, solkattu). Le point culminant de cette musique s’étend du XVème au XIXème siècle : immense palier dans le temps au cours duquel des musiciens-poètes s’illustrèrent et se succédèrent laissant ce qui constitue aujourd’hui une part essentielle du patrimoine carnatique. Le XVIIIème siècle est considéré comme l’âge d’or de la musique carnatique par une floraison de poésies lyriques dévotionnelles portant le sceau du style personnel de leurs auteurs (dont ceux qui constituèrent la célèbre Trinité), pour la plupart de grands sages mystiques qui ont su porter l’expression artistique de la dévotion pure à des sommets inégalés dans les autres styles musicaux de l’Inde. Ce sont ces œuvres de factures diverses qui constituent la trame des programmes de danses traditionnelles de l’Inde du sud (du Bharata Natyam en particulier). "

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