]]>

Le cinéma indien à Berlin

Publié jeudi 14 février 2008
Dernière modification vendredi 15 février 2008
News lue 462 fois

Par Suraj 974

Rubrique News
◀ Une femme et trois couffins
▶ Sortie de Jodhaa Akbar

Une fois de plus le cinéma indien a fait parler de lui à la Berlinale. On se rappelle que Veer Zaara et Mr & Mrs Iyer y avaient été projetés (voir notre news), ainsi que Kal Ho Naa Ho avant lui. Shah Rukh Khan est décidément la locomotive du cinéma hindi chez nos voisins germaniques. Cette année la projection en marge du festival de son dernier succès Om Shanti Om, s’est une nouvelle fois faite à guichet fermée. Les billets se sont tous envolés en 7 minutes, et la salle était pleine de fans allemands (notamment féminines) qui se sont bousculé(e)s pour apercevoir la star qui était là en personne pour parler du film.
Détail à noter, cette projection exceptionnelle était cette fois ci largement mise en avant. Sur le site internet officiel présentant le festival, il y avait une icône avec l’affiche du film bien en évidence, avec toutes les informations nécessaires pour venir y assister. Les médias indiens se sont fait échos de ce joli succès, qui reflète l’intérêt grandissant d’un certain public allemand pour les films hindi, car il sort du cadre classiques des NRI et intéresse le public allemand dans son ensemble - un peu comme en France. OSO devrait ensuite être exploité dans les salles allemandes par Eros Entertainment, mais on en sait peu sur le nombre de copies (a priori limité) et la durée estimée de l’exploitation.

Le cinéma régional est pour une fois bien représenté également. D’ordinaire dans les grands festivals internationaux (Cannes-Venise-Berlin) les seuls à avoir droit de cité sont les films d’auteurs bengalis ou Keralais, et de temps en temps les grosses machines Bollywoodienne.
Cette année le film tamoul Paruthi Veeran a été sélectionné pour être projeté. L’acteur principal Karthik sera présent pour l’occasion. Cela se fera dans le cadre d’une sélection de films du monde entier, un peu comme ce dont avait bénéficié Veyyil à son passage sur la croisette l’été dernier.

Tout cela reste cependant en marge de la sélection officielle, et ces films de peuvent recevoir aucun prix qui leur garantirait une meilleure exposition internationale.
Mais cette année un film indien a été primé !
Le film bhojpuri Udedh Bun, dans la catégorie court métrages, était le seul film indien en compétition toutes catégories confondues, et il a reçu l’Ours d’Argent. Son jeune réalisateur, le bengali Siddharth Sinha l’a réalisé à peine sorti de l’Ecole de cinéma (la FTII ) et en partenariat avec elle.

Les grands festivals internationaux s’éveilleraient-ils à la diversité du cinéma indien ? Il faut être mesuré, mais on ne peut que se réjouir de ces choix. Ces festivals sont le seul moyen offert aux films indiens pour percer hors de leur circuit habituel regroupant les expatriés, comme l’avait montré la cas de Lagaan : primé à Locarno et distribué dans le monde entier ensuite par Columbia Tristar. Cela montre en tout cas que quand les cinéastes indiens se cassent la tête pour faire des films de qualités, qui offrent un vrai contenu et un minimum de soin artistique, le monde ne reste pas insensible.

Commentaires
4 commentaires
En réponse à Lafrarie - le 14/02/2008 à 16:58

Ca veut dire qu’il est projeté dans toutes les grandes et pas mal de moyennes villes d’Allemagne

Laissez un commentaire :

Jawadsoprano le 14/02/2008 à 16:26

Pour le nombre de copies de OSO j’avais entendu parler de 90 O_O soit un chiffre assez démentiel !!!

Dhanesh le 14/02/2008 à 18:06

Ah ouaip, ça change de 1 copie à Pantin :o

Lafrarie le 14/02/2008 à 16:58

Ca veut dire qu’il est projeté dans toutes les grandes et pas mal de moyennes villes d’Allemagne

Juanito le 14/02/2008 à 12:33

Il faut être mesuré, ne pas s’enflammer (même si c’est plus que tentant pour un fan de base lol), sans pour autant s’empêcher de se réjouir de ce genre de nouvelles et d’être quelque peu optimiste. Je trouve très intéressant que des films comme Veyyil et Paruthi Veeran puissent être projetés dans des grands festivals internationaux, même en marge des manifestations officielles. Les films tamouls proposent souvent un alliage réussi entre cinéma commercial et cinéma d’auteur. Ils peuvent toucher un autre public que celui pour lequel ils sont destinés à la base. J’espère qu’en 2008 d’autres films prendront le même chemin (Evano Oruvan, Kalloori, Tamizh M.A ??)