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Les Fanta d’Or 2015

Publié vendredi 22 janvier 2016
Dernière modification vendredi 22 janvier 2016
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Par L’équipe Fantastikindia

Rubrique Les Fanta d’Or
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Leur disparition en 2014 vous avait chagriné ? Ils se sont réincarnés pour vous ! Voici les Fanta d’Or 2015. Cette fois, chaque rédacteur de Fantastikindia laissera parler sa personnalité et vous présentera les deux films et les deux personnalités qui l’ont le plus marqué en 2015. Que ce soit de manière positive ou négative.

Laurent "savoy1", amateur de films de genre(s)

I de Shankar. Le conte des contes

Parce qu’assaisonner La Belle et la Bête, Notre Dame de Paris, Le Fantôme de l’Opéra, et tant d’autres, avec des épices indiennes, réveille les sens assoupis du passionné de contes. Le romantisme et le baroque, le sublime et le trivial s’y entrechoquent dans un pur maelstrom masala. Une forme de quintessence du genre, celui qui s’abreuve à la source des imageries populaires pour en ressortir désaltéré et transformé.

Filmistan de Nitin Kakkar. L’offensive par le rire

Comment rire de la situation (de terreur) de notre Monde ? Comment faire réfléchir en entrant par la "petite porte" ? Réponse : Filmistan, authentique film de cinéma, déclaration d’amour au cinéma. Les émotions contraires s’entrechoquent, ainsi va la vie, ainsi va le cinéma … Attention : plan final iconique.

Salman Khan, pour Bajrangi Bhaijaan et Prem Ratan Dhan Payo. "LA" star

Il emporte tout sur son passage. Il entraîne le film devant la caméra. Et certainement aussi ce qui s’y passe derrière, est-on amené à penser. Avec lui, l’assurance de se retrouver devant du grand et beau spectacle. Quand s’y ajoute l’émotion, plus qu’à abdiquer devant une certaine idée de la "star".

Amartya Bhattacharyya, réalisateur de Capital I. L’artiste

Merci à lui de nous transporter dans un autre univers. Celui des symboles, de l’Esprit du sous-continent indien. Ses images et ses couleurs, son dialecte odia, nous spectateur occidental, ne pouvons les expliquer. Simplement les vivre et les ressentir. On pourra le qualifier d’hermétique. Mais c’est là tout l’art d’un réalisateur qui expérimente.

Madhuri, grande amatrice de romance et d’intelligence…

Film le plus étonnant : Court de Chaitanya Tamhane. Ou les aberration d’un système judiciaire (presque un documentaire !)

A travers le procès d’un poète de rue, et grâce à une réalisation très fine, le film aborde les problèmes et dysfonctionnements de la société indienne mais en gardant dessus un regard profondément humain. Quand on sait les difficultés qu’a rencontré l’équipe pour aller jusqu’au bout du projet et qu’il s’agit du premier long métrage du réalisateur, on ne peut que redoubler d’éloges et attendre avec impatience qu’il sorte une nouvelle pépite !

Film le plus enchanteur : Bajirao Mastani de Sanjay Leela Bhansali. L’Amuuur avec un grand A !

Une fois de plus le maître de l’esthétique nous gratifie d’un bijou de cinéma avec cette histoire romanesque au temps de l’empire marathe. Images et décors somptueux, performances des acteurs bien au-delà de nos attentes, impossible de rester de marbre devant tant de faste !

Personnalité de l’année : Kangana Ranaut. La super « girl next door » indienne.

Avec deux films sortis cette année (Tanu Weds Manu Returns et Katti Batti), une multitude de tournages à venir ainsi que sa venue à Paris à l’occasion de la sortie en France de Queen, on peut dire que Kangana a fait parler d’elle ! Femme de caractère et féministe, elle a montré la voie à beaucoup de filles souhaitant s’émanciper grâce à ses personnages. Sa sincérité et son humour font d’elle un ovni dans le paysage du cinéma indien. Qu’elle plaise ou qu’elle agace, Kangana ne fait rien comme les autres et c’est pour ça qu’on l’apprécie.

Artiste qui a bien travaillé cette année : Arijit Singh. Le playback singer du moment.

Il nous avait brisé le cœur avec la chanson Tum Hi Ho dans Aashiqui 2, il est revenu en force en 2015 ! Il a enregistré la plupart des chansons pour la Bande Originale de Dilwale, a participé aux musiques de Tamasha, Khamoshiyan, ABCD2, Hamari Adhuri Kahani, et Roy entre autre. Arijith est désormais un chanteur incontournable au pays de Bollywood…

Nady, amatrice d’éclectisme et d’originalité

NH10 : le thriller haletant !

Co-produit par Anushka Sharma, on y (re)découvre l’actrice sous un jour nouveau, dans un rôle qui révèle toute l’étendue de son talent. Darshan Kumar, qu’on avait pu voir en mari adorable dans Mary Kom, est ici glaçant, dans ce film incisif au rythme captivant qui cloue le spectateur sur son siège.

Shamitabh vous laissera sans voix.

Assez discret au box-office, le film de R. Balki nous offre une belle collaboration entre Daanush et Amitabh Bacchan, entre rivalité et amitié, les menant vers la voie du succès. On y découvre l’envers de l’industrie du cinéma avec humour et ironie, ainsi que la talentueuse Aakshara Hassan, et vous pourrez écouter Big B s’essayer à la chanson !

Priyanka Chopra : l’étoile filante.

Avec seulement deux seconds rôles, et pas des moindres, cette année sur la planète Bollywood (Bajirao Mastani et Dil Dhadakne Do), l’actrice parvient à s’imposer et pas seulement en Inde puisque sa carrière à Hollywood décolle avec Quantico, une série où elle tient le premier rôle. Un parcours remarquable qui s’étoffe de projets en projets !

Anushka Sharma : une actrice à suivre.

Une carrière de plus en plus intéressante avec un choix de rôle intelligent, entre sa prestation remarquable dans NH10 et des seconds rôles où elle se fait remarquer en tant que chanteuse de jazz dans Bombay Velvet et danseuse dans Dil Dhadakne Do, une actrice à suivre qui nous réserve de beaux projets.

Surya, l’incorrigible sentimentale

Bajrangi Bhaijaan : l’épopée humaine

Mon premier film pour 2015 est sans hésitation, maintenant que je l’ai vu, Bajrangi Bhaijaan réalisé par Kabir Khan avec Salman Khan et Kareena Kapoor. Au-delà d’un simple long métrage c’est une véritable aventure humaine qui se déroule sous vos yeux. Salman est éblouissant et la petite fille est juste à croquer. L’originalité du scénario et la performance de tous les acteurs font de ce film ni plus ni moins un chef d’oeuvre.

Piku : l’art d’aimer son père

Le second film est Piku réalisé par Shoojit Sircar où, là encore, le talent du duo Deepika Padukone/ Amitabh Bachchan est hallucinant. Ce n’est pas un film que l’on peut qualifier de Bollywood. En effet, il ressemble plus à un film d’auteur. L’histoire est originale et montre les deux acteurs dans des rôles loin de ceux qu’ils ont l’habitude de jouer. L’ambiance entre eux est explosive tout le long du film et on ne sait plus vraiment entre le père et la fille qui est le parent et qui est l’enfant. Le tout mené avec beaucoup d’humour… même s’il ne se voit pas au premier abord.

Deepika Padukone : le talent surprenant

La première personnalité 2015 à retenir est Deepika Padukone. Une carrière toujours en vogue et toujours ascendante grâce aux trois films qu’elle a fait en 2015 (Tamasha, Piku et Bajirao Mastani). Son talent est indéniable et elle nous prouve encore, dans Piku notamment, qu’elle est capable de jouer des rôles totalement différents. Une actrice qui n’a pas fini de faire parler de ses performances et qui nous réserve de belles surprises pour la suite…

Amitabh Bachchan : le monument bollywood

La seconde personnalité 2015 est sans conteste le grand Amitabh Bachchan. Il est clair qu’avec le nombre de films qu’il a fait tout au long de sa carrière, cet homme n’a plus grand chose à prouver quant à l’étendue de son talent. En 2015, pourtant, on le voit dans Shamitabh où il joue le rôle d’un acteur raté et alcoolique. Il se diversifie aussi et nous montre,dans Piku, un Amitabh Bachchan pénible, hypocondriaque voire sénile qui nous fait d’ailleurs bien rire. Il prévoit d’autre films en 2016. Que va-t-il trouver pour nous surprendre encore ?

Gandhi Tata "Cinévore avide de nouveautés en tous genres"

Le carton de l’année : Beaucoup penseront à Bajrangi bhaijaan, mais le véritable gagnant de l’année 2015, c’est Baahubali : The Beginning !

Contrairement à ses concurrents, comme le film de Salman, ce péplum médiéval telugu était certes très attendu, mais sa provenance était aussi son handicap. Les films du sud peuvent bien marcher mais ils sont naturellement désavantagés par rapport aux Bollywood qui sont mieux distribués et bénéficient d’une meilleure couverture du marché international. Baahubali : The Beginning est une exception à la règle, car le film est très rapidement devenu un objet filmique culte et surtout geek bien avant sa sortie. Réussissant à fédérer, les amoureux de films spectaculaires et autres férus de péplums ou d’épopées historiques, le long métrage de S.S.Rajamouli n’a pas manqué d’impressionner, de faire rire et d’enchanter les spectateurs du monde entier. On se souviendra longtemps du plébiscite du public de l’Étrange Festival qui a totalement adhéré à ce plaisir coupable, en saisissant parfaitement le second degré de certaine séquence et en se laissant transporter dans la cité de Mahishmathi.

Le film inattendu avec l’acteur qu’on n’attendait plus : Thani Oruvan.

"Le héros solitaire", c’est la traduction du titre, en référence au personnage principal du film, en croisade contre les criminels en col blanc. On peut aussi dire que le réalisateur, M. Raja, jusque-là catalogué comme bon à ne faire que des remakes, a pris tout le monde de court avec un film qui l’a fait émerger en véritable héros solitaire contre le mépris kollywoodien. Construit sur le même schéma que le classique coréen J’ai rencontré le diable, Thani Oruvan a séduit les cinéphile avec un scénario, bien ficelé et un face-à-face parfaitement contrebalancé entre un antagoniste et un héros charismatiques. Alors que la plupart des films tamouls proposent des méchants caricaturaux et crétins, M. Raja a eu le génie d’en créer un, aussi redoutable qu’intelligent, pour donner du fil à retordre à un Jayam Ravi qui nous avait beaucoup déçu ces derniers temps, avec des productions de séries B, voir Z. Ce rôle de policier intègre, à la fois fort et défaillant par moment, a été brillamment porté à l’écran par une interprétation inspirée d’un acteur qu’on croyait perdu dans les abimes du nanar.

Le hold-up parfait : Qu’attendait-on de Vedalam ?

Ben pas grand chose à vrai dire… Mis à part Marine qui a du l’attendre, comme un geek attendant le mois de décembre et Le Réveil de la Force, le reste du monde attendait un film de commande, savamment conçu et remplissant son contrat de divertissement et de fan-service. Un démarrage canon et un chiffre honorable en fin de vie, c’est la promesse sur le papier, comme une bonne partie des films d’Ajith Kumar qui est considéré comme le roi des démarrages. Vedalam a largement surpassé ses prétentions de départ, pour devenir, un véritable défouloir et une pépite du masala, totalement jouissive. C’est simple, le réalisateur Siruthai Siva, a joué à fond sur les clichés, les bons sentiments, l’humour, les combats bourrins et l’aura d’Ajith pour livrer un film où l’on s’éclate, littéralement ! Le second degré est parfaitement exploité, tout au long du film, et on s’amuse comme des petits fous. Enfin, je ne suis pas fan d’Ajith, mais quelle présence ! On prend véritablement plaisir à le voir évoluer à l’écran, qu’il s’agisse des morceaux de bravoure ou des moments d’émotions. Vedalam réalise le braquage parfait cette année au Box Office.

Deepika Padukone : Bollywood a enfin trouvé sa reine

N’ayons pas peur de le dire, le fauteuil de la reine de Bollywood était resté, trop longtemps vacant… Après des stars comme Hema Malini, Sridevi, Juhi Chawla, Madhuri Dixit, Kajol, Rani Mukerji et enfin Aishwarya Rai, le trône demeurait vide. Entre une Kareena Kapoor trop snob, une Priyanka Chopra trop sophistiquée et la jeune Sonam Kapoor, tout juste actrice, mais surtout fashionista, il manquait cette personnalité avec une aura et un magnétisme assez fort, pour mettre tout le monde d’accord. On peut dire qu’en 2015, Deepika Padukone peut être considérée comme la plus belle et la plus fascinante actrice de sa génération. Si Piggy Chops (Priyanka) peut être une excellente interprète (7 Khoon Maaf), sa beauté manquant cruellement de naturel, l’a toujours desservi, c’est peut être pour cette raison qu’elle a donné un nouvel élan international à sa carrière. Ensuite, Bebo (Kareena) n’a jamais réellement pu se débarrasser du poids de son nom et son image un peu trop people, d’ailleurs son mariage avec Saif et sa propension à squatter les colonnes des tabloïds indiens, confirment cela. Enfin, Sonam semble être née pour endosser le rôle d’égérie de grandes maisons de luxe et occuper les pages de papier glacé des magazines de mode. Véritable beauté indienne, pouvant aisément incarner le meilleur de l’élégance, la magnificence et le charme de la femme indienne, du nord, comme du sud, Deepika Padukone est tout simplement l’exemple qui prouve que la perfection peut être atteinte. Mis à part ses yeux étourdissants, son sourire ravageur et sa voix envoutante, son talent pour s’approprier un rôle et mettre sa personne au service du personnage, n’a fait que grandir au fil des années. Deepika est sculpturale, et ce sex-appeal peut être très dure à assumer pour n’importe quelle actrice. Mais pas pour elle ! En 2015, les rôles de Piku Banerjee et Mastani, prouvent une fois de plus qu’elle a fait mieux que réussir sa conversion de top-modèle à actrice, c’est devenu une véritable diva. Long Live The Queen comme diraient les anglais.

Kendra, amatrice de belles histoires et de bouclettes

Ok Kanmani de Mani Ratnam.

Son dernier film n’avait convaincu ni le public, ni les critiques, on le pensait en panne d’inspiration. Et pourtant cette année il nous a régalé avec une romance extrêmement moderne aux dialogues très justes et aux personnages aboutis et attachants. Si Nithya Menen est déjà un visage connu du public tamoul, Dulquer Salman est nouveau à Kondambakkam, tout droit transféré (comme Nithya d’ailleurs) de l’industrie malayalam, en plein boum depuis quelques années. Et ces deux là crèvent l’écran, soutenus par un Prakash Raj plus nuancé que jamais. C’est beau, bien joué, émouvant, drôle et très doux.

36 Vayadhinile de Rosshan Andrrews.

Jyothika s’est mariée avec Surya il y a quelques années, s’éloignant des plateaux pour se consacrer à sa vie de famille. Cette année elle revient dans une production de son mari, un remake maitrisé d’un succès malayalam. Non seulement le film a pour personnage principal une femme, ce qui reste encore rare dans le cinéma même international, mais son propos sur l’importance de trouver sa voix quoiqu’il arrive est tout à fait bienvenue. Une oeuvre sans prétention au message éducatif plus qu’essentiel.

Prabhas : le secret éventé.

Et oui, ça y est, mon secret le mieux gardé jusqu’à présent est exposé au grand jour… Le monde vient de découvrir Prabhas qui porte l’incroyable succès de Baahubali sur ses épaules (le jeu de mots est assumé complètement). Acteur telugu à la filmographie inégale, il n’en est pas moins une personnalité très sympathique, un peu en retrait. C’est le nouvel ambassadeur des cinémas du sud, et on lui souhaite, après en avoir terminé avec l’aventure Baahubali, de trouver des rôles à la hauteur de son talent.

Anushka Shetty : Y a-t-il une autre actrice à son niveau en ce moment ?

De faire-valoir glamour un peu plante verte à ses débuts, elle a su faire les choix judicieux qui lui ont permis de devenir extrêmement bankable, de changer son image et de pouvoir attirer le public vers les salles seulement sur son nom. Elle domine le marché telugu/tamoul en étant dans les grands succès de l’année : Baahubali, Yennai Arindhal, Rudramadevi, Size Zero.

Marine, éternelle romantique et groupie d’Ajith

Yennai Arindhaal : un an d’attente bien récompensé

Ce n’est un secret pour personne, j’attends avec impatience tous les films d’Ajith, pour la simple et bonne raison qu’il y joue. Sa présence à l’écran électrise tout et s’accommode sans en pâtir de la beauté merveilleuse de Trisha et de la belle gueule d’Arun Vijay. Mais Yennai Arindhaal est aussi une bonne histoire, qui m’aura noué le ventre jusqu’à la fin, une musique qui tourne en boucle dans ma voiture et… Ajith.

Shaandaar : l’incompréhensible flop

Ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais les goûts et les couleurs du public indien peuvent parfois nous surprendre. Et en fait, je ne comprends toujours pas l’échec de cette comédie agréable, aux bons acteurs et à la mise en scène originale. De belles histoires d’amour (fraternel, filial, romantique), de beaux et bons acteurs : Shahid de retour dans une romance, Alia bluffante de naturel et une Sanah émouvante. Un gros coup de cœur pour moi.

Ramya Krishnan : la terrible déesse

Sans conteste, l’actrice qui m’a fait la plus forte impression en 2015. Un rôle de femme dont la seule prestance en impose à tout un peuple et qui parle d’égal à égal aux dieux. Baahubali n’aurait pas eu le même visage sans elle. Et je ne désespère pas de voir cette fresque dignement distribuée en France, ni d’avoir ne serait-ce qu’un peu de l’aura de Ramya Krishnan. Ah bah non, ça, ça ne se travaille pas.

Kajol : magnifique apparition

Pour 2016, je fais le vœu de vieillir aussi bien que Kajol, plus belle d’année en année. Dans le superbe clip Janam Janam (chanson que j’adore), elle éclipse totalement Shah Rukh Khan. Cela faisait longtemps qu’on attendait son retour et j’ai vraiment hâte de voir Dilwale car pour le moment, avec tout ce bleu, elle n’est encore qu’un rêve.

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