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Les films au programme du London Indian Film Festival

Publié mardi 19 juillet 2016
Dernière modification dimanche 24 juillet 2016
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Par Fabrizio

Rubrique News
◀ Bolly Deewani cet été
▶ 4 bébés/seconde, Saison 1

Depuis 2010 le London Indian Film Festival (LIFF) s’est imposé en Europe comme le plus important festival de cinéma indien et d’Asie du sud. Cette année — du 14 au 21 juillet — pas moins de 32 films seront présentés au public : des courts, des longs et des documentaires en provenance d’Inde, du Népal, du Pakistan et même du Bangladesh. Ils se disputeront le très convoité Prix du public et, pour les courts, le Prix Satyajit Rai.

Le festival comptera avec la présence de Sharmila Tagore et de la réalisatrice Sangeeta Datta. Elles avaient collaboré pour Life Goes On en 2009 et offriront une masterclass haute en couleurs au public londonien. Kamal Hassan — légende que l’on ne présente plus — devait aussi être de la partie, mais sans explication aucune ses soirées à Londres et à Birmingham ont été annulées [1].

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« Kajol junior » et Ajay Devgn, coproducteur de Parched

La soirée d’ouverture a été assurée jeudi 14 juillet par La Saison des femmes (Parched) de la réalisatrice Leena Yadav, sorti en France le 20 avril dernier. Il convient de rappeler que son succès lui vaut d’être encore projeté dans quelques salles de province, alors même que sa sortie en Inde est toujours incertaine !

Quant à la clôture elle sera entre les mains du très attendu Toba Tek Singh, film pendjabi de Ketan Mehta, à qui l’on doit entre autres le controversé Rang Rasiya, ainsi que l’OCNI Maya Memsaab. Toba Tek Singh est adapté de l’œuvre de l’écrivain indopakistanais Saadat Hasan Manto, intellectuel subversif et enragé, chroniqueur cynique du chaos engendré par la Partition. L’écrit de Manto est puissant, il a d’ailleurs fait l’objet de multiples adaptations théâtrales ; on attend avec impatience ce que Mehta en aura fait de cette œuvre radicale.

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Pankaj Kapur dans Toba Tek Singh

Entre ces deux films-événement le public aura droit à quelques pépites du cinéma d’auteur indien :

  • Ottaal (The Trap) : Une adaptation malayam de Vanka de Tchekhov narrant la dure réalité des enfants plongés dans la misère. Un film qui promet.
  • Jugni (Firefly) : Une histoire d’amour musicale entre une fille de Bombay et un gars du Pendjab. Apparemment rien de nouveau sous le Soleil.
  • Moh Maya Money (In Greed We Trust) : Arnaques boursières, montages financiers et pratiques douteuses à Delhi. Un sujet d’actualité ? On y retrouve le talentueux Ranvir Shorey que l’on avait pu voir dans Titli.
  • Kutrame Thandanai (Crime is Punishment) : Simplement, un thriller tamoul très « stylé ».
  • Enemy ? : Quand la loi (en l’occasion l’Enemy Property Act de 1968) est utilisée et retournée contre des honnêtes citoyens… Ça craint.
  • Brahman Naman : Trois amis nerds — « mousquetaires du quizz » (késako ?) — dans des aventures déjantées et testostéronées. Interdit aux mineurs (WTF ?).
  • Kalo Pothi (The Black Hen) : Alors que l’ombre rouge de la guerre civile recouvre le Népal, deux jeunes amis, de castes différentes, partent récupérer — libérer ! — leur poule, dont les œufs assurent le business qu’ils ont savamment monté. Un père intolérant a revendu ladite poule à un vieillard dur en affaires, les deux amis vont alors traverser un Népal qui s’apprête à vivre des événements tragiques. Leur amitié sera-t-elle mise à l’épreuve ?
  • Ringan (The Quest) : Le drame déchirant du suicide des paysans endettés dans l’État du Maharashtra. Presque un documentaire social.
  • Cinemawala : Quand la nostalgie des temps passés envahit un distributeur de cinéma…
  • For the Love of a Man : Un documentaire qui prouve l’existence de Dieu : Rajnikanth !
  • Arshinagar (Mirrorsville) : Pour les 400 ans de la mort de Shakespeare une adaptation indienne, musicale et violente (on n’attendait pas tant) de Romeo et Juliette !
  • Naanu Avanalla Avalu (I Am Not He…She) : Un film kannada qui nous plonge au cœur de la communauté Hijra… composée d’eunuques et transgenres.
  • Jeewan Hathi (Elephant in the Room) : Vivre au Pakistan aujourd’hui. Avec Naseeruddin Shah
  • Nayakan : Un classique de Mani Ratnam avec l’incroyable Kamal Hassan.
  • Fireflies in the Abyss : L’enfer des mines de charbon dans le nord-est de l’Inde. À voir absolument.
  • Song of Lahore : Un mélange de jazz et de musique traditionnelle pakistanaise… alors que le pays était en voie d’islamisation. Il fallait oser !
  • Island city : Quand Bombay rend fou ses habitants. Une comédie cynique ?
  • Premaya Nam (Dirty, Yellow, Darkness) : L’amour serait-il la prescription pour certaines maladies ?
  • Jalaler Golpo (Jalal’s Story) : Un film qui nous vient tout droit du Bangladesh et aborde des sujets divers, comme la corruption, la superstition et les droits des femmes.
  • CRD : Des étudiants poussés à l’extrême… pour l’amour de l’art.
  • Ramsingh Charlie : Kumud Mishra, apercu dans Airlift, interprète un Charlie Chaplin indien. Décapant. Émouvant.

Bande-annonce du LIFF


[1Aux dernières nouvelle l’acteur aurait été hospitalisé après une chute.

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