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Les films de la rétrospective Bollywood au Centre Pompidou (2004)

Publié samedi 16 août 2008
Dernière modification samedi 16 août 2008
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Par Maya

Dossier Centre Pompidou : vous avez dit Bollywood ! (2004)
◀ Interview Manisha Koirala et Vivek Oberoi - 19/3/2004 - Chap. (...)

Parmi les films diffusés lors du festival "Vous avez dit Bollywood !" au Centre Pompidou en 2004, plusieurs ont fait l’objet d’un article sur Fantastikindia :

Les grands classiques de l’âge d’or du cinéma indien

Mother India
Un monument de Mehboob Khan (couleurs 1957)
Un croisement étonnant du cinéma soviétique et des grandes fresques hollywoodiennes des années 50, avec une thématique et un style très indiens. Ce film grandiose porté par l’immense performance de Nargis, est le plus bel hommage jamais rendu à la figure maternelle, et symboliquement à l’Inde elle-même, 10 ans après son indépendance. Le film rencontra un succès phénoménal, réalisant près de 172 millions d’entrées sur les 380 millions d’habitants que comptait l’Inde à l’époque. Voir l’article complet : Mother India

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Mughal e Azam
Un autre monument, de Kamuddin Asif (1960)
Ce film est le grand classique par excellence : film historique, héros légendaires (les stars Dilip Kumar et Madhubala), décors des mille et une nuits, scènes de danse qui font encore et toujours référence, la mise en scène de l’un des contes les plus populaires de l’Inde : l’histoire d’amour entre le prince Salim et la courtisane Anarkali.
Voir l’article complet : Mughal e Azam

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Awaara
Un film de et avec Raj Kapoor (N&B, 1951).
Sans entrer dans le misérabilisme, Raj Kapoor s’en prend avec vigueur aux idées reçues et aux injustices sociales qui manipulent et condamnent des êtres humains sans même y prêter attention. Les décors sont superbes, le travail de l’image en noir et blanc, extrêmement maîtrisé, offre des images superbes, comparables à Citizen Kane d’Orson Welles.
Voir l’article complet : Awaara

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Sujata
Un film de Bimal Roy (N&B, 1959).
Le sujet des castes est rarement abordé de front dans le cinéma hindi. Bimal Roy en fait le thème central de Sujata avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, évitant les écueils du misérabilisme pour porter le débat sur le plan moral et affectif. L’élégance naturelle et le charisme de Nutan, qui incarne Sujata, contribue largement à la réussite du film.
Voir l’article complet : Sujata

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Devdas
un film de Bimal Roy (N&B, 1955)
Plusieurs versions de Devdas ont été tournées, dont le Devdas de Bhansali (2003). Le film de Bimal Roy reste "la référence", avec une version très sobre, proche du style de Satyajit Ray, de la fameuse histoire d’amour impossible entre un jeune homme riche et veule, et une jeune fille pauvre et fière, dans une Inde rurale où chacun occupe sa fonction dans un ordre bien établi.
Voir l’article complet : Devdas

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Shri 420
Un film de et avec Raj Kapoor (N&B, 1955)
Shri 420 est un de ces films qui ont largement influencé le cinéma commercial indien d’aujourd’hui. Un jeune diplômé (Raj Kapoor), arrive à Bombay avec l’intention de s’enrichir rapidement. Il rencontre l’amour en la personne d’une modeste institutrice (la magnifique Nargis). Mais peut-on vraiment s’enrichir sans se compromettre ? Jusqu’où est-il prêt à aller pour réussir ?
Voir l’article complet : Shri420

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Pyaasa
Un film de Guru Dutt (N&B, 1957)
Vijay (Guru Dutt) est un poète incompris. Sans domicile, rejeté par la société, il rencontre Gulab (Waheeda Rehman), une jeune prostituée qui récite ses poèmes pour attirer ses clients. Elle le rejette, puis part à sa recherche quand elle s’aperçoit qu’il est l’auteur des chansons qu’elle chante… Un film superbe et désespéré d’un des maîtres du cinéma indien.
Voir l’article complet : Pyaasa

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Kaagaz Ke Phool
Un film de Guru Dutt (N&B, 1959)
Un cinéaste séparé de sa femme et se sa fille, cherche l’héroïne de son prochain film. Il tombe amoureux de la jeune femme, elle aussi solitaire, mais leurs situations ne leur permettent pas d’avouer leur amour. Beaucoup de finesse et de sensibilité dans ce dernier film tourné par Guru Dutt.
Voir l’article complet : Kaagaz Ke Phool

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Mr & Mrs 55
Un film de Guru Dutt (N&B, 1955)
Une comédie à l’américaine sur le mariage arrangé et les dérives de l’occidentalisation dans les milieux aisés de la société indienne. Anita est une jeune fille riche, confiée à sa tante à la mort de son père. Cette tante est une féministe convaincue mais dans son testament, le père d’Anita stipule que, pour que sa fille puisse hériter de sa fortune, elle devra être mariée au plus tard à 21 ans. Sa tante décide alors d’organiser un "faux" mariage…
Voir l’article complet : Mr & Mrs 55

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Andaz
Un film de Mehboob Khan (N&B, 1949)
Neeta (Nargis) est une jeune fille riche élevée à l’occidentale. A la mort de son père elle confie la gestion de ses affaires à Dilip (Dilip Kumar) sans s’apercevoir qu’il est très amoureux d’elle, car elle attend le retour de son fiancé Rajan (Raj Kapoor). Une fois mariée, elle se rend compte de l’amour de Dilip, Rajan devient jaloux, les tensions montent…
Voir l’article complet : Andaaz

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Barsaat
Un film de et avec Raj Kapoor (N&B, 1949)
Un poème sur l’amour, avec deux amis dont l’un croit à l’amour et l’autre pas, et deux villageoises qui sont l’expression même de l’innocence de l’amour. L’une d’elle disparaît et Pran reste inconsolable, Gopal use de tous ses arguments pour détourner son ami de ce souvenir. L’amour peut-il résister à la séparation, à l’absence ? Une jolie démonstration, un peu longue mais attachante.
Voir l’article complet : Barsaat

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Aag
Le premier film de Raj Kapoor (N&B, 1948)
Kewal (Raj Kapoor ) est passionné de théâtre, son rêve est de créer des pièces et de jouer avec Nirmila, son amie d’enfance, disparue. Il s’associe avec Rajan, un riche mécène, ensemble ils redonnent vie à un vieux théâtre. En recherchant l’héroïne d’Aag, leur dernière pièce, ils rencontrent une jeune actrice qui va semer le trouble entre eux, puisque Rajan tombe amoureux d’elle, alors qu’elle aime Kewal…
Voir l’article complet : Aag

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Cinéma d’aujourd’hui, entre Bollywood et cinéma d’auteur
Ces films représentent un cinéma indien contemporain différent, plus réaliste, plus proche de l’Inde réelle.

Dil Se
Un film de Mani Ratnam (1998)
Un jeune journaliste (Shah Rukh Khan) enquête sur le terrorisme, il tombe amoureux d’une jeune femme (Manisha Koirala) insaisissable qui va l’emmener au pays des mille et un cauchemars…
Voir l’article complet : Dil Se

Ce film a été projeté pour l’ouverture de la seconde partie (cinéma actuel) de la rétrospective "Vous avez dit Bollywood !" au Centre Pompidou. Manisha Koirala est venue à Paris pour cette occasion.

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Chandni Bar
Un film de Madhur Bhandarkar (2001)
Il nous raconte sur 15 années le destin de Mumtaz (Tabu), jeune fille orpheline débarquée à Bombay, livrée à un vieil oncle sans scrupule qui la vend comme danseuse dans un bar. Auprès des autres danseuses, elle va pourtant goûter un peu de chaleur humaine et rencontrer un riche bandit, Pothia Sawant (Atul Kulkarni), qui l’aime réellement, l’épouse et lui donne deux enfants. Mumtaz se prend à rêver d’une vie normale…
Voir l’article complet : Chandni Bar

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Satya
Un film de Ram Gopal Varma (1998)
Venu de nulle part, Satya débarque à Bombay, espérant y gagner sa vie. Il se retrouve en prison pour avoir résisté à un "Don" (mafieux). Là il se lie d’amitié avec un petit caïd qui va l’initier à la vie de malfrat. Satya connaît alors une ascension fulgurante dans le milieu de la pègre. Il reste pourtant un jeune homme simple, généreux, amoureux de sa voisine Vidya. Lorsqu’une guerre des gangs éclate, Satya est écartelé entre son implication irrémédiable dans le milieu et son amour pour Vidya, l’un mettant forcément l’autre en danger.
Voir l’article complet : Satya

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Un chef d’oeuvre du cinéma du sud

Nayakan
Un film de Mani Ratnam (1987)
En hommage à Francis Ford Coppola, Mani Ratnam adapte la trilogie du Parrain aux milieux mafieux de Bombay.
Tiré d’une histoire vraie, le film raconte la vie de Velu, 9 ans, orphelin. Il grandit dans le quartier tamoul de Bombay et découvre que des policiers locaux rackettent ses compatriotes du sud. Velu refuse cet état de fait et abat le chef de police local. A partir de ce jour, il sera le protecteur de tous les Tamouls démunis de son quartier qui viendront lui demander aide, conseil ou soutien. Velu est devenu Velu Nayakan, le Héros.
Voir l’article complet : Nayakan

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