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Mirch

Traduction : Piment

Année2010
LangueHindi
GenreComédie
RéalisateurVinay Shukla
Dir. PhotoSudhakar Yakkanti Reddy
ScénaristeVinay Shukla
ActeursBoman Irani, Shreyas Talpade, Konkona Sen Sharma, Raima Sen, Shahana Goswami, Saurabh Shukla, Arunoday Singh, Prem Chopra, Rajpal Yadav, Ila Arun
Dir. MusicalMonty Sharma
ParolierJaved Akhtar
ChanteursShankar Mahadevan, Vaishali Samant, Ila Arun, Akriti Kakkar, Kunal Ganjawala, Bela Shende, Girish Chattopadhyay, Chaaru Semwaal, Kalpana Patowary, Sharmishtha
ChorégrapheSaroj Khan
ProducteurReliance
Durée152 mn

Bande originale

Kaare Kaare Badra
Mann Bhi Hai
Mora Saiyyan
Tikhi Tikhi Mirch (Folk Version)
Tikhi Tikhi Mirch (Western)
Zindagi Tu Hi Bata

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Maya - le 8 février 2011

Note :
(7/10)

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Mirch s’attaque à un sujet quasi-tabou : la sensualité des femmes et leurs talents de manipulatrices, dans la relation mari - femme - amant. Ici, pas de grande histoire d’amour irrépressible, de romantisme exacerbé, il s’agit bel et bien de désir et de sexe. Ciel !

Quatre saynètes déclinent le thème dans des contextes différents, des époques différentes. Toutes les quatre sont drôles, impertinentes, bien jouées, trois d’entre elles ont un point d’orgue commun et original : ces femmes arrivent à faire l’amour avec leur amant sous les yeux de leur mari, sans que celui-ci puisse leur en vouloir. C’est fort, non ? Pour en savoir plus, regardez Mirch ! La quatrième saynète est plus convenue que les autres, mais Konkona Sen Sharma mérite le détour.

Le bémol du film, c’est la façon dont les saynètes sont introduites et conclues, c’est un peu lourdingue, trop démonstratif, tiré par les cheveux : un scénariste un brin caractériel (Arunoday Singh) raconte son prochain film à un producteur, devant sa compagne (Shahana Goswami) qui est aussi monteuse et très appréciée par le producteur. Les deux autres réagissent à l’issue de la narration. Le trio d’une cinquième saynète ? Cela aurait donné du sens à l’ensemble, mais non, dommage. Il y avait pourtant de la matière, on dirait qu’ils n’ont pas osé aller jusqu’au bout.

Malgré cela, Mirch reste un film sympathique (surtout pour les femmes ?). Konkona Sen Sharma, qui joue deux des épouses, a un regard d’une éloquence rare ! Et Raima Sen, qui joue les deux autres, est parfaite en femme douce, sensuelle, amoureuse. Les maris sont incarnés par des acteurs de talent : Shreyas Talpade, Boman Irani, Rajpal Yadav, Prem Chopra.
L’amant est toujours le même : Arunoday Singh, le narrateur-scénariste, moins convaincant, mais doté d’un torse imposant à la mode bodybuildée apparemment irrésistible. A moins que ce ne soit la création artistique, qui soit irrésistible ? Ou bien tous ces amants ne sont que pur fantasme, comme le cinéma, et n’ont jamais existé ailleurs que dans l’imagination des épouses… Autre hypothèse : le vrai scénariste de Mirch rêve d’être aussi le héros de ses films et des fantasmes féminins, mais il n’a pas le torse assez bodybuildé.

L’image est très belle, les jeux de couleurs et de lumière sont recherchés, chaque partie se déroule dans une harmonie colorée (ou décolorée) qui souligne l’état d’esprit de l’héroïne. Le décor villageois de la première histoire est rafraîchissant et juste, le palais où se déroule la deuxième, située au temps des maharajas, est splendide, les prises de vue aussi. La troisième histoire, plus mélancolique, décline le thème de la peinture et de ses harmonies de bleu et de gris. La quatrième, qui fait référence à la prostitution, joue la la discordance de couleurs vives, faisant ressortir la vulgarité glauque de l’ambiance. Quant aux scènes de liaison, la confrontation dure du noir et du blanc laisse présager des choix difficiles.

La musique de Monty Sharma est plutôt originale (bien que certains morceaux fassent beaucoup penser à la BO de Paheli), j’aime bien son côté qawwali revisité.

Ce film rend hommage à l’intelligence, l’imagination et l’esprit d’à-propos de ces femmes qui n’auraient peut-être jamais trompé leur mari si celui-ci leur avait fait confiance et les avait aimées comme elles les aimaient. La morale de l’histoire ?

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