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Mohenjo Daro


Bande originale

Mohenjo Mohenjo
Sindhu Ma
Sarsariya
Tu Hai
Whispers of the Mind
Whispers of the Heart
The Shimmer of Sindhu
Lakh Lakh Thora

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Maya - le

Note :
(5/10)

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Les films historiques ont décidément le vent en poupe en Inde, au nord comme au sud, et ils attirent plutôt la clientèle indienne mais aussi internationale, en témoignent les succès de Baahubali, Rudramadhevi, Bajirao Mastani

Le réalisateur Ashutosh Gowariker n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine. Il s’est déjà attaqué à l’occupation britannique sous la période victorienne dans Lagaan, puis s’est intéressé au règne moghol avec Jodhaa Akbar. Cette fois-ci, il remonte bien au-delà de l’histoire familière puisqu’il place l’intrigue de son film Mohenjo Daro à l’époque antique de la civilisation de l’Indus aux alentours de 2000 avant J.-C. Gowariker s’est forgé une réputation de cinéaste solide aux scénarios simples et travaillés, doté d’une exigence technique et d’une qualité visuelle de haut niveau

Avec Mohenjo Daro il vaut mieux ne pas chercher l’exactitude historique, le registre est plutôt celui de l’allégorie, une interprétation très « Bollywood » d’une époque antique fantasmée. La civilisation de l’Indus est de fait très peu documentée. Il n’y a pas eu d’historien de l’âge antique en Inde comme il y en a eu en Europe. Seuls les vestiges de ses quelques villes, comme Harrappa ou Mohenjo Daro, ou des traces de commerce avec d’autres civilisations, nous sont parvenus, même l’écriture d’alors n’est toujours pas déchiffrée à ce jour. La photo ci-dessous est ce qui reste de Mohenjo Daro, située au Pakistan. Qui ne s’est pas demandé en voyant les ruines d’une ville d’un temps ancien, ce qui avait bien pu lui arriver pour être désertée par ses habitants, jadis ?

C’est à cette question qu’a eu envie de répondre Ashutosh Gowariker. Le héros incarné par Hritikh Roshan, arrive dans cette belle cité florissante, seul, armé de sa beauté, de son courage et de son intelligence. Il conquiert très vite la reconnaissance des habitants, puis le cœur de la fille du grand prêtre (Pooja Hedge), et se retrouve mêlé aux différends politiques qui secouent la ville, l’éternel combat entre un pouvoir cupide et un contre-pouvoir qui souhaite le bien des habitants. Ajoutés à cela, un voile de mystère, le mythe du héros prédestiné dont l’histoire est en fait liée à cette ville, le rêve récurrent d’une licorne, un talisman…

La force du film, c’est de nous faire partager la vie de cette cité, entre utopie et réalité, entre histoire et fantasme. Les humains sont peu originaux, mais le contexte antique jongle avec les fondamentaux, l’eau à la fois source de vie et force indomptable. On peut aimer ou pas la façon dont le film les traite, mais Mohenjo Daro nous offre une vision inédite de ce qui n’a pas pu être tracé, et on peut aisément s’identifier à ces pionniers d’un autre temps. Avec des décors qui font rêver, des enjeux qui nous dépassent, un héros qui fait face et amène son peuple à la sécurité, comme Noé l’a fait avec son arche.

L’histoire contée par le film reste assez conformiste et simpliste. Mais le cadre est splendide, et l’allégorie en reste le ferment… même si on aurait pu attendre plus d’originalité de la part d’Ashutosh Gowariker.

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