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Namastey London


Bande originale

Chakna Chakna
Viraaniya
Main Jahaan Rahoon
Yahi Hota Pyaar
Rafta Rafta
Annan Faanan
Dilruba
Viraaniya (Mehfil Mix)
Aanan Faanan (Mehfil Mix)
Chakna Chakna (Remix)
Dilruba (Remix)
Main Jahaan Rahoon (Remix)
Yahi Hota Pyaar (Remix)
Aanan Faanan (Remix)
Main Jahaan Rahoon (Mehfil Mix)
Yahi Hota Pyaar (Mehfil Mix)

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La critique de Fantastikindia

Par Suraj 974, Laurent - le 21 janvier 2008

Note :
(7.5/10)

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Parmi les films de qualité, l’année Bollywood 2007 a été marquée par plusieurs tendances intéressantes : films de sport (Apne, Ta Ra Rum Pum), films choraux (Salaam-E-Ishq, Life In A… Metro), films semi-commerciaux avec pas ou peu de chansons (Nishabd, Eklavya, 1971)… Du coup, il n’y a pas eu beaucoup de bonnes comédies romantiques, pourtant le genre de prédilection des réalisateurs de films hindis traditionnels. Heureusement, Namastey London fait partie de cette catégorie, et son succès n’est pas volé.

L’intrigue est archi-convenue, en somme on retrouve le schéma de bien des classiques (à commencer par le cultissime Dilwale Dulhania Le Jayenge), mais inversé en donnant le rôle principal au personnage féminin vivant en Angleterre. Cette innovation, bienvenue dans le monde très macho du cinéma indien, amène une réelle fraîcheur au film, et n’est pas la seule amélioration puisque l’écriture assez originale apporte un souffle nouveau également. D’autant que ce rôle a été confié à Katrina Kaif, qui est réellement une Indienne de Londres, ce qui ajoute de la crédibilité à un personnage qu’elle joue avec un naturel convaincant. Son rôle est écrit et joué avec justesse et ne tombe pas dans les clichés habituels qu’ont les Indiens sur leurs compatriotes expatriés, ou du moins les explique dans le contexte. Il sait rester léger tout en posant des questions justes par rapport au choc générationnel entre des parents qui dans leur tête n’ont jamais vraiment quitté leur pays, et des enfants qui n’ont d’indiens que le nom et la langue (et encore).

Par contre, le choc des cultures entre le Punjab et l’Angleterre est prétexte de la part des personnages indiens à de grands élans de fierté patriotique, tellement artificiels qu’ils en deviennent succulents au second degré. Le rythme chaloupé de la romance gentiment humoristique ne faiblit jamais, en grande partie grâce à l’alchimie entre les deux acteurs principaux.

On apprécie le bagout du viril Akshay Kumar, dont l’humour et le timbre de voix ont toujours ce charme désuet qui en fait une sorte de Belmondo indien, ou en tout cas le successeur de Dharmendra dans les rôles de macho man punjabi au grand cœur. Katrina Kaif réussit à lui tenir tête tout le long du film et livre une prestation pétillante digne de Preity Zinta. Dans le rôle du beau-père, Rishi Kapoor se dépense sans compter, même si on regrette l’absence d’Amitabh Bachchan, dont l’alchimie avec Akshay était si agréable dans Waqt-The Race Against Time, le précédent film du réalisateur.

La mise en scène, fraîche et rythmée, vient parachever le tout avec des pointes d’humour assez jubilatoires (et des références aux séries tv indiennes…). Il n’y a que la musique de Himmesh Reshamiya qui vient alourdir le film : peu inspirée, répétitive, elle passe tout juste quand on le regarde mais ne reste pas du tout en tête – on aurait pu s’en passer.

Namastey London est donc un beau film romantique sans prétention, court et très divertissant. Il vient rappeler que Yash Raj films n’a pas le monopole des histoires de NRI romantiques, et que les films indiens ne sont jamais aussi efficaces que quand ils s’attaquent à leur genre de prédilection. Le réalisateur Vipul Shah y confirme qu’avec l’aide de sa star masculine fétiche, il est capable de produire de bons masala classiques avec autant d’aisance que des cinéastes plus âgés comme Ravi Chopra, et avec même une pointe de fraîcheur en plus.

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