]]>

Spectacles et concerts au Musée Guimet mars-juin 2016

Publié jeudi 25 février 2016
Dernière modification jeudi 25 février 2016
News lue 208 fois

Par Madhuri

Rubrique News
◀ [Edit 28/02] Vijay Sethupathi dans Sethupathi, en France
▶ Sortie de Kanithan en France

Le Musée des Arts Asiatiques Guimet vous propose un très bel éclectisme dans ses spectacles et concerts pour la saison mars -juin 2016.

Vendredi 4 mars à 20h30
Dilshad Khan, Imran Khan et Nihar Mehta
Sarangi, sitar et tabla (Inde du nord)

Dilshad Khan représente la neuvième génération d’une lignée de sarangistes. Disciple de son oncle Sultan Khan Sahab, célèbre joueur de sarangi et chanteur partenaire de George Harrison et Ravi Shankar, il se produit aujourd’hui sur les plus grandes scènes internationales, compose des musiques de films et a notamment participé à l’album Global Drum Project récompensé en 2009 par un Grammy Award.
Issu de la même lignée et partageant les mêmes maîtres, Imran Khan a, quant à lui, opté pour le sitar. Excellent compositeur, il a développé un style unique et est aussi à l’aise dans les expériences classiques que dans les musiques de fusion.
Nihar Mehta vient d’une célèbre famille indienne de philosophes et de musiciens. Disciple de la famille de Kishan Maharaj, il enseigne le tabla en France et organise régulièrement des masters class avec les plus grands maîtres indiens.

En partenariat avec Saptak India

Vendredi 18 mars à 20h30
Teruo Furuya et Mizuka Onishi
Shakuhachi et koto (Japon)

Teruo Furuya est une des figures éminentes de l’univers du shakuhachi (flûte de bambou japonaise). Disciple de Katsuya Yokoyama, il est aujourd’hui le directeur de Ranposha Chikushinkai et se trouve activement engagé depuis 1994 dans l’organisation des World Shakuhachi Festivals.
Les sonorités subtiles et riches du shakuhachi viendront dialoguer avec celles du koto (cithare) de Mizuka Onishi, artiste accomplie au parcours éclectique, honorée de nombreuses distinctions. Les deux artistes nous invitent à un parcours dévoilant différentes facettes et couleurs de la musique japonaise au fil des siècles et de l’évolution de la culture du pays qui a connu des périodes contrastées, tantôt de repli (enrichissement et enracinement d’une musique autochtone) et tantôt d’ouverture (assimilation et imprégnation d’éléments d’autres cultures).
Ils nous feront entendre la musique liée à la méditation pour shakuhachi solo (honkyoku), le répertoire pour koto solo du 19ème siècle, la musique de chambre pour shakuhachis et koto du 19ème au 21ème siècle avec la création d’une pièce d’une jeune compositrice japonaise, Aoi Takabatake. Ils seront rejoints au cours de cette soirée par deux élèves de Teruo Furuya : Sion Katsura et Emmanuelle Rouaud.

Vendredi 8 avril à 20h30
Les maîtres du chant diphonique
Du khöömii à l’urtyn duu : diphoneuses, chants longs et jeunes générations (Mongolie, Touva)
Avec Ösökhjargal Pürevsüren (khöömii, luth tovshuur), Undarmaa Altangerel (khöömii, cithare yatga), Erdenetsetseg Khenmedekh (chant long urtyn duu), Batsükh Dorj (khöömii, tovshuur, vièle ekel),Tsogtgerel Tserendavaa (khöömii, tovshuur, vièle morin khuur, flûte tsuur) et Ganzorig Nergui (khöömii, tovshuur, morin khuur)

Suite à plus de 10 ans de recherches de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, Routes Nomades va produire début 2016 un double-disque d’Anthologie du khöömii (chant diphonique) de Mongolie, sur le label Buda Musique. Pour célébrer cet événement, il nous propose deux concerts exceptionnels au musée Guimet.

Les peuples mongols cultivent des formes vocales tout à fait singulières, dont les techniques et ornementations évoquent souvent la nature. Parmi elles, le chant long (urtyn duu), dont la beauté mélismatique des mélodies étirées et virtuoses nous rappelle le contour des paysages de Mongolie.
À travers les steppes montagneuses de l’ouest du pays circule le khöömii, connu aussi sous le nom de « chant diphonique ». Longtemps réputé pour sa pratique masculine, ce sont notamment des diphoneuses qui représenteront le penchant féminin trop rarement diffusé de cet art du timbre vocal, dans lequel une personne superpose plusieurs sons simultanément avec sa voix.
Aux côtés de la pratique féminine, le concert présentera deux duos masculins, touva et mongol, permettant au public de saisir les différences et les liens entre ces deux pratiques du khöömii.

Production : Routes Nomades. Direction artistique : Johanni Curtet, assisté de Nomindari Shagdarsuren.

Samedi 9 avril à 20h30
Les maîtres du chant diphonique
Maîtres du khöömii, de l’Altaï à Oulan-Bator (Mongolie, Touva)
Avec Sengedorj Nanjid (khöömii, tovshuur, tsuur), Davaajav Renchin ; Odsüren Baatar (khöömii, tovshuur), Tserendavaa Dashdorj (khöömii, ekel, tovshuur), Toivgoo Ejee (khöömii, tovshuur) et Papizan Badar (khöömii, tovshuur, guimbardes)

Suite à plus de 10 ans de recherches de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, Routes Nomades va produire début 2016 un double-disque d’Anthologie du khöömii (chant diphonique) de Mongolie, sur le label Buda Musique. Pour célébrer cet événement, il nous propose deux concerts exceptionnels au musée Guimet.

Transmis de génération en génération par les peuples mongols, l’art du khöömii ou chant diphonique, permet à une personne de sculpter son timbre vocal tout en finesse et virtuosité, en réalisant plusieurs sons simultanément avec sa voix. Les légendes racontent que le khöömii viendrait de l’imitation du vent, des bruits de l’eau, des chants d’oiseaux…
Six grands maîtres, parmi les principaux transmetteurs du khöömii, seront réunis pour ce concert exceptionnel. Diversité des timbres vocaux, diversité de la pratique, des répertoires et des techniques de chants diphoniques seront au rendez-vous.

Production : Routes Nomades. Direction artistique : Johanni Curtet, assisté de Nomindari Shagdarsuren.

Vendredi 22 avril à 20h30
Soumik Datta et Prabhu Edouard
Sarod et tabla

Virtuose du sarod et étoile montante de la world music, Soumik Datta est emblématique de la nouvelle génération du mouvement asian underground initié dans les années 1990 par Talvin Singh ou Nitin Sawhney.
La fusion est un monde familier dans lequel il navigue avec intelligence. Et parmi ses points communs avec son amie de longue date Anoushka Shankar, ce postulat : sortir l’instrument indien de son territoire traditionnel. Tous les mediums sont bons pour explorer de nouvelles associations, marquer son temps et guider l’audience vers le raga. Ses aventures musicales font tourner la tête par leur diversité et c’est bien la raison pour laquelle les sollicitations pleuvent, de la chanteuse Beyoncé à l’artiste chorégraphique Akram Khan, et bien d’autres… Il compose aussi bien pour le Théâtre national de Londres que pour le cinéma.
Disciple de Pdt Shankar Ghosh, Prabhu Edouard est un expérimentateur passionné qui a collaboré avec Jordi Savall, Nguyen Lê, Joachim Kühn, Moriba Koïta, Saïd Shraïbi, Kudsi Erguner… pour ne citer que ceux-là. Son esprit cabotin est capable d’une créativité qui transforme ses échanges musicaux en véritables défis. Il a le goût de l’étincelle, y compris lorsqu’il accompagne les plus grands maîtres. « Avec l’imagination, tu vas au-delà de la réalité, tu passes ses frontières. Je crois que c’est là l’essence de l’art… »
Une première rencontre qui ne pouvait se faire qu’au musée Guimet.

En coproduction avec Echo

Jeudi 19 et vendredi 20 mai à 20h30
Mavin Khoo
Songs of the Blue Lord
Danse bharatanatyam (Malaisie)
Avec ses musiciens

Mavin Khoo est né en Malaisie où il a commencé ses études de danse, pour les poursuivre en Inde, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Disciple en bharatanatyam de la légendaire Pdm Shri Adyar K. Lakshman, il a aussi étudié aux studios Cunningham de New York, ainsi que le ballet classique sous la tutelle directe de Marian St Claire ou Michael Beare.
Aujourd’hui danseur, professeur, chercheur et chorégraphe, il a travaillé en collaboration avec Wayne McGregor, Akram Khan et bien d’autres, et a dansé au sein des plus grandes compagnies de danse classique et contemporaine.
En tant que soliste de bharatanatyam, Mavin Khoo a fait le tour du monde. Sa propre compagnie Mavin Khoo Dance a été fondée en 2003, alternant des créations inspirées du bharatanatyam avec des créations plus étonnantes, parmi lesquelles une version inédite du Lac des cygnes. Professeur à l’Université de Malte, directeur artistique de Zfin Malta Dance Ensemble, il est également directeur de répétition à l’Akram Khan Company.
Mavin Khoo nous présente ici sa nouvelle création « Songs of the Blue Lord », une référence à Krishna, qui nous invite à un voyage dans lequel le personnage féminin aspire à être uni avec l’amant universel, expérimentant les nombreuses facettes de l’amour. Le danseur y exprime les différents états émotifs expérientiels de l’érotisme, du sentiment maternel et de la dévotion.

En partenariat avec Kaléïdans’Scop

Vendredi 10 juin à 20h30
Utt
Danse butô
Compagnie Ariadone - Carlotta Ikeda
Chorégraphie : Ko Murobushi & Carlotta Ikeda, danseuse : Maï Ishiwata, musique originale : Osamu Goto

Pour la compagnie Ariadone qui a, plus que tout autre, œuvré pour la reconnaissance de l’art du butô en Occident, Utt est une œuvre emblématique, créée dans les années 80 par sa regrettée directrice artistique Carlotta Ikeda. Avant de quitter définitivement la scène, cette chorégraphe et interprète inoubliable a écrit une nouvelle version de cette pièce pour la danseuse Maï Ishiwata.
Sans renier l’œuvre originelle, Utt est une recréation influencée par les évolutions du monde contemporain sans qu’elle n’y perde rien de sa force et de sa sensibilité. Utt nous trace le portrait de femmes à différents stades de leur existence, réincarnées dans le corps de la danseuse Maï Ishiwata, hors de tout repère temporel.
L’essence même du butô dans ses métamorphoses et ses tentatives de réponse aux énigmes fondamentales de la vie.
« Utt est un voyage, l’itinéraire d’une femme de la vie à la mort, ou peut-être de la mort à la naissance. Utt est un cri, une onomatopée, comme si on recevait un coup brutal dans le ventre. » Carlotta Ikeda

La représentation sera suivie de la projection du film d’Anna Kendall « Carlotta Ikeda, danseuse de toute la peau », 1984, 31 minutes

Fête de la musique
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Mardi 21 juin à 18h
Ensemble Zeppin
Musiques populaires japonaises classiques et contemporaines
Avec Fumie Hihara (koto, shamisen, chant), Emiko Ota (chant et taïko) et Mayu Sato (shakuhachi, nôkan, ryuteki, shinobue)

Trois artistes japonaises formées aux instruments classiques de la musique japonaise, mais poursuivant des parcours singuliers dans le monde musical : rencontres, expérimentations métissages…
La percussionniste Emiko Ota, par exemple, explore les univers, classique, blues, rock, électronique ou musiques expérimentales.
Fumie Hihara qui joue de multiples instruments et maîtrise les techniques vocales propres à l’histoire musicale du Japon, compose, improvise, arrange. Mayu Sato, grande spécialiste des flûtes japonaises, est diplômée de l’université de musique de Kunitachi (Tokyo) et du Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris.
Trois artistes réunies ici par le projet commun de réinterpréter le répertoire des musiques japonaises, grands classiques, mélodies populaires, minyos contemporains…

Auditorium Guimet
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna 75016 Paris - www.guimet.fr
Renseignements, réservations : 01 40 73 88 18 ou auditorium@guimet.fr
Tarifs : 17€ et 12€ (membres SAMG, demandeurs d’emploi et -26 ans)

Commentaires
Pas encore de commentaires