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Tanu weds Manu

Traduction : Tanu épouse Manu

Année2011
LangueHindi
GenreComédie romantique
RéalisateurAnand L. Rai
Dir. PhotoChirantan Das
ScénaristeHimanshu Sharma
ActeursMadhavan, Jimmy Shergill, Kangana Ranaut, Deepak Dobriyal, Eijaz Khan, Swara Bhaskar
Dir. MusicalKrsna
ParolierRaj Shekhar
ChanteursMika Singh, Mohit Chauhan, Sunidhi Chauhan, Roop Kumar Rathod, Lehmber Hussainpuri, Wadali Brothers, Krsna, Ujjaini, Niladri
ChorégrapheSaroj Khan
ProducteurVinod Bachchan
Durée119 mn

Bande originale

Sadi Gali
Yun Hi
Rangrez
Piya
Mannu Bhaiya
Jugni
Rangrez (Hey Rangrez Mere Hey)

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Fiche IMDB
Page Wikipedia
La critique de Fantastikindia

Par Didi - le 9 septembre 2011

Note :
(6.5/10)

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Manoj "Manu" Sharma (R. Madhavan) est un Non-Resident Indian de Londres, bien sous tous rapports, médecin de profession, qui retourne en Inde pour rencontrer la future épouse que lui ont trouvée ses parents. Ce mariage arrangé, c’est lui qui l’a voulu, trop occupé qu’il a été par ses études ou son travail pour trouver, par lui-même, l’âme sœur. Manu arrive donc à Kanpur (Uttar Pradesh) pour voir, pour la première fois, l’heureuse élue. À Kanpur, sa future famille est sympathique et accueillante : tout semble se présenter sous les meilleurs auspices, excepté que la jeune femme, nommée Tanuja "Tanu" Trivedi (Kangana Ranaut), qu’on lui présente est sous l’emprise de sédatifs et donc complètement endormie. Qu’à cela ne tienne ! Manu s’éprend de cette belle au bois dormant, lui donne un baiser tel le prince charmant, et annonce, tout heureux, à la famille qu’il est d’accord pour le mariage, annonce qui semble ôter un poids des épaules du père… Lors du trajet de retour, Manu rencontre Tanu dans le train le menant à Delhi. La belle, qui est, cette fois, bien réveillée et semble avoir un caractère bien trempé, lui déclare avec froideur qu’elle a déjà un petit ami avec qui elle a la ferme intention de s’enfuir et de se marier contre l’avis de ses parents, et le somme de renoncer au mariage. À contre-cœur, Manu, qui est bonne pâte, accepte, au grand dam de ses parents qui s’empressent de lui faire rencontrer d’autres jeunes femmes, candidates au mariage. Mais aucune ne semble trouver grâce aux yeux de Manu, très marqué par la forte impression que lui a faite Tanu. Il songe à repartir à Londres, sans épouse, lorsque son fidèle ami Pappi l’encourage à aller au mariage de leur ami d’enfance, Jassi. Manu part donc au Punjab où le mariage a lieu. Là, entre turbans et bhangra, le destin lui réserve une surprise : il met à nouveau sur sa route, l’espiègle et délurée Tanu, celle-ci étant la meilleure amie de la future de Jassi. Comme le monde est petit ! Lors des festivités, Tanu joue avec le brave Manu comme un chat avec une souris, mais celui-ci, tel un preux chevalier lui vouant un amour courtois, espère secrètement que la noblesse de ses sentiments aura raison du caractère rebelle de la jeune femme…

Sorti en février 2011, Tanu weds Manu a été l’un des rares succès au box-office indien lors de la période, très médiocre pour le cinéma de Bombay, du premier semestre de l’année. De bonne facture, sans être un chef-d’œuvre inoubliable, ce film d’Anand L. Rai présente des qualités qui enjolivent une trame convenue de comédie romantique classique. Tout d’abord, il se dégage de Tanu weds Manu une atmosphère agréable et une impression d’authenticité dues à l’absence de glamour, de paillettes, de paysages exotiques, de tenues trop occidentalisées et de musique "boum-boum".

C’est l’Inde de la classe moyenne tout à fait ordinaire que nous présente Tanu weds Manu, celle de l’intimité des maisons familiales, des terrasses où il fait bon chercher la fraîcheur et avoir une vue sur la ville, des festivités d’un mariage, des trains bondés, loin des destinations des dépliants touristiques. Cette impression d’authenticité tout au long du film donne à Tanu weds Manu un côté tout à fait réaliste en dépit de certaines invraisemblances dues à des raccourcis scénaristiques.

En effet, si le personnage de Manu est fort vraisemblable, car cohérent dans son caractère et sa démarche, l’interprétation et le physique de Madhavan (le Chocolate boy a dépassé la quarantaine !) renforçant cette impression de vraisemblance, le personnage de Tanu est bien trop outrancier à certains égards pour être crédible. Kangana Ranaut joue à la perfection la peste. Là n’est pas le problème, mais à vouloir en faire trop (trop d’inconstance, trop de rébellion, trop de liberté d’allure, trop d’opposition), on finit par mal comprendre ses choix et surtout ses revirements. Et c’est bien dommage, car ce déséquilibre entre le couple-vedette le rend moins attachant (surtout elle) et ternit un peu ce qui aurait pu être une très bonne comédie romantique à la Jab We Met.

Le rythme de la deuxième partie, qui traîne parfois en longueur après une première partie bien menée, est l’autre défaut du film. Malgré tout, Tanu weds Manu est un film agréable qui fait passer une bonne soirée. La musique du compositeur débutant Krsna participe pour beaucoup du côté agréable du film. Cela fait plaisir de retrouver des chansons traditionnelles, des chorégraphies de groupes loin des discothèques et de ne pas avoir les oreilles saturées de boîte à rythme. À cela s’ajoute une utilisation très judicieuse, tout au long du film, des succès intemporels du cinéma hindi.

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