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Teri Meri Kahaani

Traduction : Notre histoire

Bande originale

Mukhtasar
Allah Jaane
Jabse Mere Dil Ko Uff
Humse Pyar Kar Le Tu
That’s All I Really Wanna Do

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Fiche IMDB
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La critique de Fantastikindia

Par Julie - le 22 juillet 2014

Note :
(6.5/10)

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Teri Meri Kahaani est le dernier film sorti avec le chocolate boy Shahid Kapoor avant son passage à vide et les cérémonies de remise de prix où il a brillé par son absence début 2013.

Bien que la première chanson de promotion ait été accueillie de façon plutôt positive par les critiques, et que le couple Shahid-Priyanka soit plébiscité par le public, le film a été un échec au box-office. Dès la deuxième semaine de sa sortie, il a été beaucoup moins diffusé et il n’a rapporté que 28 crores sur toute la durée de son exploitation.

Le film est construit sur trois histoires qui se déroulent à des époques différentes. Cela commence en 1960. Govind (Shahid), un musicien en devenir, rencontre dans le train qui l’emmène à Bombay, Ruksar (Priyanka Chopra) une star de cinéma. En 2012, Radha et Krish se télescopent au coin d’une rue de Stratford Upon Aven en Angleterre. Enfin, en 1910, Javed est un Casanova de Lahore qui a un don pour la poésie et échappe à la garde impériale grâce à l’aide inopinée d’Aradhana.
Tout le film est centré sur la rencontre et la période où les personnages se découvrent, se cherchent avant de tomber…et bien non, vous ne saurez pas ! Chacune des histoires s’arrêtent au bout de deux à trois jours sous l’effet d’un quiproquo, instauré par le personnage masculin d’ailleurs. On ne connait la suite qu’à la toute fin du film. Peut-être, est-ce l’une des raisons qui expliqueraient le peu d’engouement du public.

A dire vrai, il laisse une impression, un sentiment indéfinissable qui me poursuit depuis plusieurs jours. Ce scénario particulier fait que les histoires sont finalement assez peu développées. C’est une comédie romantique mais on en reste au stade du flirt, du jeu de la séduction et cela apporte un doute : est-ce que ce sont les acteurs qui n’arrivent pas à transmettre l’attirance naissante de leurs personnages ou bien le scénario qui manque quelque chose ? Sans parler de certains éléments manquants au sein des récits qui peuvent laisser perplexe.

Visuellement, la réalisation est intéressante et crée une atmosphère hors du temps, comme dans une bulle. Il y a aussi beaucoup d’humour et l’ambiance change totalement d’une histoire à une autre. Celle de 1960, par exemple, fait penser à l’âge d’or du cinéma américain avec des décors très Broadway et des plans qui rappellent les films muets. La partie de 1910 reprend, elle, les codes des masalas de Bollywood. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le scénariste a créé deux personnages principaux de confessions religieuses différentes. Ce n’est pas rare dans le cinéma indien mais cela reste un sujet de débat.
Ironie du cinéma, c’est avec l’histoire se déroulant en 2012 que c’est le plus plat, les personnages passant leur temps à jouer avec leurs tablettes numériques ; et ce jusqu’à la dernière scène. On a le droit de penser que le réalisateur ait voulu montrer comment les réseaux sociaux truquent les rapports humains, mais ce n’est qu’une hypothèse étant donné que ce n’est pas très appuyé.

Comme dit précédemment, l’impression particulière que laisse le film rend difficile l’appréciation du jeu des acteurs. On ne peut pas dire que leur jeu sonne faux, simplement on passe à côté de quelque chose. On n’explose pas de rires mais on ne pleure pas non-plus et le film appartient à un registre dans lequel on a l’habitude de voir les deux acteurs. En revanche, on peut nuancer, Shahid n’y joue pas, aux premiers abords, le gendre idéal, il y aurait même plutôt une tendance à la suffisance dans les trois personnages avec une pointe de tête à claques. Pas de grande performance non-plus du côté de Priyanka qui interprète des personnages féminins typiques de comédies romantiques.

Même constat en ce qui concerne la musique, exception faite de Humse pyaar kar le tu, qui est à hurler de rire, mais sans que ce soit la volonté première du chorégraphe à mon avis (voir le dossier sur les clips musicaux les plus ridicules). D’ailleurs, après sondage auprès de connaissances féminines, le sex appeal du chocolate boy en prend un coup. Les autres chansons se laissent écouter sans déplaisir et une fois de plus, il y en a, hélas, peu, qui sont mal réparties et déséquilibrent le film. La troisième histoire en compte plus que les deux autres qui paraissent donc vite expédiées comparées à la dernière qui semble mettre du temps à s’installer.

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